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Guide de Guadeloupe

économie de la Guadeloupe


Rédigé le Dimanche 3 Décembre 2006 à 14:44 commentaire(s)
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Le Produit Intérieur Brut Régional (PIBR) de la Guadeloupe s’élève à 4801 millions d’euros [1], il est égal à celui des départements de l’Aveyron et du Jura. Le PIBR représente 11602 [2] euros par habitants, la Guadeloupe se situe ainsi parmi les 4 îles les plus riches de la Caraïbe avec les Bahamas, la Martinique et Puerto Rico.


économie guadeloupe
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Au niveau européen, avec un PIB s’élevant à 55,8% de la moyenne communautaire, la Guadeloupe appartient au groupe des 13 régions les plus pauvres d’Europe.

Mais l’économie de la Guadeloupe est fragile, car elle reste dominée pat les transferts publics et les importations. La Guadeloupe a importé ,en 2000, 1,6 milliard d’euros, dont 63,5% provenaient de France et 15,14% d’Europe. Elle n’a exporté que 0,1 milliard d’euros, 15 fois moins que ce qui était importé. Les transferts publics et sociaux alimentent actuellement 30% du PIB. La valeur ajoutée totale de l’économie provient à 81% des activités de services ou de commerce (marchand ou non), alors qu’au niveau national ces activités représentent 72% de la valeur ajoutée.

La valeur ajoutée se répartit comme suit :
administrations : 31%,
services non publics : 35%,
commerce : 14%,
BTP : 9%,
industrie : 7 %,
secteur primaire : 4%

répartition d’emplois :
administration : 42%,
services non publics : 28%,
commerce : 14%,
BTP : 6%,
industrie : 7%,
secteur primaire 3%

Les immigrants, Haïtiens et Dominicains, fournissent les bras pour la construction, le jardinage et le travail domestique. Les Guadeloupéens remplissent plutôt les postes de la fonction publique et des services d’hôtellerie et de restauration. Les Métropolitains occupent eux les postes de direction de la fonction publique ou gèrent les domaines de l’industrie, de la construction, de l’immobilier, de l’hôtellerie et de la restauration.

Parmi les Guadeloupéens il faut distinguer trois groupes : les Blancs békés, les Mulâtres et les Noirs. Le rôle économique des Métros restent relativement faible, car ce sont les Blancs Békés qui ont conservé la suprématie du pouvoir économique et de la préfecture, ils posséderaient aujourd’hui près de la moitié des richesses de l’archipel. L’administration publique (subalterne) et la politique locale sont devenues le domaine des Mulâtres. Les Noirs, et les Indiens, occupent généralement des emplois d’ouvriers agricoles et des emplois de services. Cette « compartimentalisation » est en train d’évoluer progressivement, et il n’est pas rare de trouver de nos jours des médecins noirs et des ouvriers blancs. La crise sucrière qui secoua la Guadeloupe de 1870 à 1914 eut pour effet de concentrer les propriétés au profit des usines qui appartenait déjà à des industriels de la métropole. En 1976, l’éruption du volcan de la Soufrière, entraînant le déplacement de milliers de Guadeloupéens, accentua la crise économique, aggravée encore par le cyclone Hugo qui, en 1989, dévasta l’archipel . L’économie sucrière continua un temps encore son développement malgré la concurrence de la banane et du rhum. L’effondrement de l’économie sucrière entraîna la transformation de l’économie de l’île : l’ancienne économie basée sur une agriculture d’exportation (banane, rhum et canne à sucre) n’avait plus beaucoup d’avenir en Guadeloupe, le tourisme désormais devenait l’industrie prometteuse. Cette économie de transition fait également la part belle à l’agroalimentaire. C’est l’expansion démographique soutenue qui détermine en Guadeloupe le contexte socioéconomique. 38% des 422 496 habitants recensés en 1999 avaient moins de 25 ans. L’expansion démographique est ici 2 fois et demi plus importante qu’en métropole [3]. En 2000, 1 Guadeloupéen actif sur 4 était au chômage (23,7% de la population active contre 9% en métropole) et 1 habitant sur 15 percevait le RMI. L’accroissement de la population est beaucoup trop rapide par rapport aux offres du marché du travail local. L’émigration vers la Métropole des jeunes actifs constitua un temps la solution mais depuis le début des années 80, elle tend à diminuer. Mais il importe de noter que, depuis plusieurs années, les Guadeloupéens s’impliquent davantage dans la gestion de l’île, à tel point que la nomination d’un « Métro » à un poste clé n’est pas très bien perçue.

Dans ce contexte, l’activité économique de la région est essentiellement tertiaire, puisque l’expansion démographique sollicite énormément les services publics, il faut sans cesse combler le déficit des équipements collectifs, remettre à jour les services chargés de la distribution des prestations sociales... Trois secteurs du tertiaire marque le pas actuellement : la construction, les transports et le tourisme. Les services publics représentent 38% des emplois salariés, ce pourcentage énorme est à relativiser, car, si on établit le rapport population desservie/nombre d’emplois dans les services administrés, on constate qu’on est très proche de la moyenne nationale : 117 emplois pour 1000 habitants en Guadeloupe contre 118 en Métropole. L’importance de l’emploi public s’expliquerait donc par l’étroitesse du marché du travail.

Le secteur de la construction est un secteur dynamique puisqu’il représente plus d’emplois que l’agriculture et l’industrie réunies. Ce secteur a bénéficié des dispositifs particuliers mis en place pour pallier à l’étroitesse du marché, dont bénéficie d’ailleurs l’ensemble des régions d’Outre-Mer : loi Pons sur la défiscalisation des investissements, loi Perben sur les contrats aidés spécifiques, ainsi que les dispositions confirmées dans la loi d’orientation pour l’Outre-Mer.

Les activités de commerce et de transport sont très développées, ce qui s’explique en partie par l’insularité de la région. L’agriculture fournit l’essentiel des produits exportés, à savoir le rhum et la banane.

Les activités de tourisme sont elles aussi une source importante d’emplois ; si bien qu’au final le secteur tertiaire fournit 85% des emplois.

Il faut préciser que les travailleurs indépendants sont exceptionnellement nombreux, la micro-entreprise restant en Guadeloupe la structure productive dominante.

Un rapport du CEREC, d’avril 2003, établissait qu’il se créait actuellement plus d’emplois en Guadeloupe qu’en moyenne nationale, mais comme ces créations se concentrent dans la santé, l’éducation, l’action sociale et l’administration, elles ne modifient pas la physionomie générale de l’économie guadeloupéenne.

Bilbliographie

"Histoire économique de la Guadeloupe et de la Martinique : du 17eme siècle à nos jours", par Alain-Philippe


sébastien sabattini