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Guide de Guadeloupe

Victorin Lurel sur la route des bio carburants!


Rédigé le Mercredi 19 Septembre 2007 à 11:00 commentaire(s)
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Le président du Conseil Régional de la Guadeloupe, Victorin Lurel, actuellement au Brésil, s'intéresse à l'apport de la canne à sucre dans les bio carburants!


La canne à sucre pour remplacer les bananes ?

Notre ''Toto régional'' , s'intéresse de très près à la production et à la transformation de la canne à sucre comme adjuvant des bio carburants. Des communiqués en provenance du Brésil où victorin Lurel se trouve actuellement, font part de l'intérêt du Président du Conseil Régional guadeloupéen pour les bio carburants à base de canne à sucre.

Victorin Lurel serait très intéressé par cette nouvelle production, déjà existante au Brésil. Le Président, trouverait là, un palliatif aux terres contaminées par les pesticides.

La culture de la canne, essentiellement réservée au bio carburant, remplacerait les bananeraies, sans lèser les producteurs, qui aurait ainsi une culture de remplacement rentable. La guadeloupe entrerait de plein pieds dans le développement durable!Le Brésil, aiderait la Guadeloupe, au démarrage de cette production de bio carburant et en contre partie, la Guadeloupe, aiderait le Brésil à intensifier sa production de canne à sucre, que les producteurs brésiliens ne sont pas aujourd'hui, parvenus à obtenir?



Victorin Lurel : coup double à l'étude

Victorin Lurel
Victorin Lurel
Le président du Conseil Régional prend à bras le corps le problème, non seulement le problème des sols pollués par les pesticides, mais également les intérêts des agriculteurs et leurs devenirs.

Gageons qu'il obtiendra le soutien de l'état, l'accord des agriculteurs concernés et que très vite la production de cannes pour usage de bio carburant soient rentable, pour les producteurs et tout le peuple guadeloupéen qui entrerait ainsi dans une époque où la pollution ferait un spectaculaire recul.


Il faut une production d'éthanol plus écologique et humaine
Il faut une production d'éthanol plus écologique et humaine

Plus de culture pour l'éthanol, c'est moins de culture vivrière pour la Guadeloupe

Dans la course contre la montre pour trouver une alternative au pétrole, un carburant semble se détacher du peloton : l’éthanol.

Solution miracle pour les uns, catastrophe écologique, il fait l’objet de bien des convoitises...

L’éthanol, c’est d’abord l’affaire du Brésil et des États-Unis.

À eux seuls, les deux pays en produisent annuellement plus de 30 milliards de litres. Environ 70 % de la réserve mondiale ! Les deux géants mondiaux de la production de cet alcool à fort indice d’octane viennent d’unir leurs efforts avec un accord de coopération, signé en grande pompe, le 9 mars, à Sao Paulo, par les présidents George Bush et Luiz Inacio Lula da Silva.

Selon plusieurs spécialistes, l’accord américano-brésilien ouvre la voie à une future « OPEP de l’éthanol ».
L’analogie avec le célèbre cartel du pétrole semble bien choisie. Car si l’objectif d’un développement conjoint de la filière éthanol demeure la réduction de la dépendance au pétrole, il reste à savoir quelles sont les vertus réelles de cette énergie dite « verte », qu’on peut produire à partir de tout ce que contient du sucre ou des matières convertissables en sucre, tels le maïs, la canne à sucre, le blé ou encore la betterave. Comme il ne contient pas d’eau, l’éthanol s’incorpore aisément à l’essence traditionnelle pour en réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).

Ethanol au Brésil

Au Brésil, l’éthanol est utilisé depuis 1925. Produit à partir de la canne à sucre, l’éthanol brésilien est moins taxé que l’essence et il fait rouler huit voitures neuves sur dix. L’essence mixte contient jusqu’à 85 % d’éthanol (E85), un carburant qui convient à des moteurs spéciaux - dits flex fuel ou polycarburants - de plus en plus populaires. De tels moteurs permettent de réduire des trois quarts les émissions GES des véhicules.


À première vue, la canne à sucre produit un meilleur rendement énergétique. Il est aussi moins dommageable pour les sols que le maïs. Elle a néanmoins « des effets pervers différents »

Les agriculteurs brésiliens consacrent de plus en plus de ressources et de terres cultivables à la production de canne à sucre, délaissant les cultures vivrières.

Les fermiers des États-Unis pourraient d’ailleurs être confrontés au même dilemme. David Pimentel, de l’Université Cornell, a calculé qu’« environ 97 % du territoire des États-Unis devrait servir à la culture de maïs » si toutes les automobiles du pays fonctionnaient à l’éthanol pur !

Éthanol ou pas le Brésil n’a rien d’un pays modèle en matière de respect de l’environnement. À preuve, malgré la réduction des GES attribuables à l’utilisation de carburant à base de canne à sucre, le pays reste le quatrième producteur mondial de gaz carbonique.
La principale cause de cette mauvaise performance reste la diminution constante de superficie de la forêt amazonienne, à laquelle contribue sans aucun doute l’expansion du marché de l’éthanol de canne à sucre.

Tous ces effets secondaires font dire à Fabio Feldman que « l’éthanol peut constituer une bonne façon de combattre le réchauffement climatique, mais qu’ il faut s’assurer que nous ne créons pas simultanément un problème pire que celui que nous tentons de régler ». Il estime qu’il appartient aux scientifiques d’examiner des productions d’éthanol plus écologiques, qui pourraient être commercialisées à grande échelle, d’ici peu.

De là à dire que les géants de l’éthanol s’y convertiront avec empressement, il y a un pas que personne ne devrait se hasarder de franchir...




Sébastien Sabattini