Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
Guide de Guadeloupe

Une guadeloupe mitigée

Edito du 07 mai 2007


Rédigé le Lundi 7 Mai 2007 à 08:21 commentaire(s)
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Une guadeloupe divisée en deux, voila le constat.
Même si une légère évolution en faveur de Ségolène Royal a été constaté, environ 94 000 guadeloupéens votent à gauche et même chose à droite......les législatives arrivant, une bataille cruelle entre les deux camps est annoncé en Guadeloupe


Au revoir Marie Ségolène
Au revoir Marie Ségolène

Résultats de la Guadeloupe

Ségolène ROYAL
95 500
50,83 %

Nicolas SARKOZY
92 371
49,17 %

Anse-Bertrand
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Baie-Mahault
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Baillif
Nicolas SARKOZY : 58 %
Marie-Ségolène ROYAL : 42 %

Basse-Terre
Nicolas SARKOZY : 55 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Bouillante
Nicolas SARKOZY : 43 %
Marie-Ségolène ROYAL : 57 %

Capesterre-Belle-Eau
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Capesterre-de-Marie-Galante
Nicolas SARKOZY : 55 %
Marie-Ségolène ROYAL : 45 %

Deshaies
Nicolas SARKOZY : 37 %
Marie-Ségolène ROYAL : 63 %

Gourbeyre
Nicolas SARKOZY : 58 %
Marie-Ségolène ROYAL : 42 %

Goyave
Nicolas SARKOZY : 52 %
Marie-Ségolène ROYAL : 48 %

Grand-Bourg
Nicolas SARKOZY : 49 %
Marie-Ségolène ROYAL : 51 %

La Désirade
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Lamentin
Nicolas SARKOZY : 47 %
Marie-Ségolène ROYAL : 53 %

Le Gosier
Nicolas SARKOZY : 56 %
Marie-Ségolène ROYAL : 44 %

Le Moule
Nicolas SARKOZY : 58 %
Marie-Ségolène ROYAL : 42 %

Les Abymes
Nicolas SARKOZY : 49 %
Marie-Ségolène ROYAL : 51 %

Morne-à-l'Eau
Nicolas SARKOZY : 45 %
Marie-Ségolène ROYAL : 55 %

Petit-Bourg
Nicolas SARKOZY : 52 %
Marie-Ségolène ROYAL : 48 %

Petit-Canal
Nicolas SARKOZY : 57 %
Marie-Ségolène ROYAL : 43 %

Pointe-Noire
Nicolas SARKOZY : 42 %
Marie-Ségolène ROYAL : 58 %

Pointe-à-Pitre
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Port-Louis
Nicolas SARKOZY : 40 %
Marie-Ségolène ROYAL : 60 %

Saint-Barthélemy
Nicolas SARKOZY : 74 %
Marie-Ségolène ROYAL : 26 %

Saint-Claude
Nicolas SARKOZY : 57 %
Marie-Ségolène ROYAL : 43 %

Saint-François
Nicolas SARKOZY : 51 %
Marie-Ségolène ROYAL : 49 %

Saint-Louis
Nicolas SARKOZY : 52 %
Marie-Ségolène ROYAL : 48 %

Saint-Martin
Nicolas SARKOZY : 54 %
Marie-Ségolène ROYAL : 46 %

Sainte-Anne
Nicolas SARKOZY : 52 %
Marie-Ségolène ROYAL : 48 %

Sainte-Rose
Nicolas SARKOZY : 51 %
Marie-Ségolène ROYAL : 49 %

Terre-de-Bas
Nicolas SARKOZY : 60 %
Marie-Ségolène ROYAL : 40 %

Terre-de-Haut
Nicolas SARKOZY : 62 %
Marie-Ségolène ROYAL : 38 %

Trois-Rivières
Nicolas SARKOZY : 56 %
Marie-Ségolène ROYAL : 44 %

Vieux-Fort
Nicolas SARKOZY :: 41 %
Marie-Ségolène ROYAL : 59 %

Vieux-Habitants
Nicolas SARKOZY : 46 %
Marie-Ségolène ROYAL : 54 %


Merci Ségolène...

Défaite, Ségolène Royal continue. Elle compte bien mener la bataille des législatives pour le PS, portée, selon ses proches, par "un mouvement populaire". Mais Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Henri Emmanuelli voient la situation sous un autre jour


Les apparences sont étonnantes. Ségolène Royal a perdu, mais elle sourit. Nicolas Sarkozy est élu à l’Elysée, mais les militants socialistes crient: "Merci Ségolène". La réalité est pourtant moins joyeuse. La gauche a perdu l’élection présidentielle, et elle l’a perdue largement. La candidate du PS a été devancée de plus de 6 points par son rival. Avec 46.94%, elle obtient un résultat inférieur à celui de Lionel Jospin en 1995. Pour la première fois depuis 1978, une opposition ne parvient pas à battre une majorité sortante. On a connu triomphe électoral plus éclatant.

Les apparences peuvent-elles l’emporter sur la réalité? C’est l’espoir de Ségolène Royal qui va désormais engager toute sa volonté - qui est grande - dans cette bataille. Dimanche soir, immédiatement après l’annonce des résultats, son discours tenait finalement en deux mots: "Je continue". Ses plus proches conseillers ne cachaient pas leur objectif: imposer leur championne à la tête de la campagne législative et, au-delà, au premier rang de la gauche tout court. "A titre personnel, je souhaite qu’elle devienne premier secrétaire du Parti socialiste", indiquait ainsi Patrick Menucci, le directeur adjoint de sa campagne. "Il y a un mouvement populaire extraordinaire autour de Ségolène. Face à un tel mouvement, les appareils ne peuvent rien", voulait croire le président du conseil régional Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, l’un des premiers barons régionaux à l’avoir soutenue.

Voire. Car c’est peu dire que d’autres, au PS, ne voient pas exactement la situation sous le même jour. Dès dimanche, Dominique Strauss-Kahn a estimé que, si la gauche avait perdu, c’est qu’elle ne s’était pas suffisamment rénovée. "Nous ne sommes pas assez renouvelés (…). Le PS n’a pas su faire une gauche moderne." Autant dire qu’il considère que l’échec de Ségolène Royal lui ouvre désormais la voie.

Sur l’aile gauche du parti, l’analyse de Laurent Fabius est tout à fait opposée. "Le drapeau de la gauche est à terre", a jugé l’ancien Premier ministre. Et seule, selon lui, "une gauche décomplexée qui assume ses valeurs" sera à même de le relever. Une critique de l’ouverture au centre pratiquée par Ségolène Royal entre les deux tours pour tenter de capter l’électorat de François Bayrou.

De son côté, Henri Emmanuelli, l'une des figures historiques de la gauche du PS, appelle carrément à la création d’un "grand parti progressiste".Autant dire qu’entre les partisans de la candidate socialiste et ceux de ses rivaux, le Parti socialiste s’apprête à vivre des semaines agitées, sous la houlette d’un premier secrétaire contesté en la personne de François Hollande - qui plus est compagnon à la ville de Ségolène Royal. Avec au cœur des débats une question décisive: pour revenir au pouvoir, le PS doit-il se tourner vers sa gauche ou vers le centre? De la réponse qui y sera apportée dépendra en partie le choix du prochain leader. Et l’avenir de Ségolène Royal.




sébastien sabattini