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Un tremblement de terre en Guadeloupe aura lieu, plus gros et meurtrieur qu' Haiti !


Rédigé le Jeudi 28 Janvier 2010 à 05:09 | 0 commentaire(s)
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On aurait pu éviter des dizaines de milliers de morts en Haïti en y consacrant un peu d'argent et en préparant la population à un séisme prévisible et prévu.


Un tremblement de terre en Guadeloupe aura lieu, plus gros et meurtrieur qu' Haiti !
On se réunit en dépensant un demi-milliard de dollars dans le seul but de se concerter sur ce que sera le climat de la planète dans un siècle, mais on n'a pas été capable de dépenser cinq fois moins pour éviter un désastre prévu. En 2008, un colloque international s'est tenu en Haïti même pour mettre en garde les autorités sur l'imminence d'un séisme majeur dans l'île.

Depuis lors rien n'a été fait. Ni sur le plan de l'organisation urbaine, ni sur le plan de l'éducation de la population. Certes, on ne pouvait pas reconstruire Port-au-Prince, mais on pouvait prendre quelques mesures qui auraient permis d'éviter 50 mille morts (sur les 150 mille qui est un chiffre minimum).

Nous savions qu'Haïti est située sur une faille majeure qui traverse le Nord de la Mer Caraïbe et est un élément essentiel de la tectonique des plaques dans cette région. Le silence sismique, c'est-à-dire l'absence de séismes mineurs, nous indiquait sans aucun doute que le séisme dévastateur allait se produire.

Quand?

C'est là bien sûr l'incertitude de la prévision séismique qui pourtant progresse chaque année. Les sismologues sont sans doute victimes de leur rigueur scientifique qui les incite à dire où sont les zones dangereuses mais qui se refusent à donner des fourchettes temporelles.

Sans doute n'ont-ils pas eu l'audace d'extrapoler leur savoir au-delà de la connaissance et annoncer des échéances de catastrophes. Ils n'ont pas constitué un comité international de l'ONU pour se réunir périodiquement en sonnant le tocsin de la peur, mais n'est-ce pas l'essence même de la science de dire ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas?

Avec des moyens très insuffisants, l'étude scientifique des séismes a beaucoup progressé depuis vingt ans grâce notamment à l'émergence d'une discipline nouvelle la séismo-tectonique qui combine géologie et géophysique. On sait à coup sûr déterminer les zones à risques et les endroits les plus menacés. On peut espérer que les progrès permettront d'ici dix ans d'estimer la date futur des séismes à quelques années près.

En attendant il faut préparer les zones a risque à s'adapter à l'inévitable. C'est la véritable précaution (à quoi sert le principe si lorsqu'on sait on ne fait rien).

Y'aura-t-il d'autres tremblements de Terre dans la zone caraïbe?
Sans aucun doute et ils seront plus gros et certains plus meurtriers. L'un d'entres eux aura lieu au large de Pointe-à-Pitre. La Guadeloupe doit s'y préparer - et tant bien que mal s'y prépare un peu depuis vingt ans - mais le désastre haïtien nous invite à ne pas relâcher les efforts de prévention et d'éducation.

D'autres auront lieu à Saint Domingue et à l'Est de la Jamaïque. Leur occurrence est une certitude leur date une totale incertitude (dix ans? trente ans?)

En attendant, il va falloir reconstruire une partie d'Haïti. Cette reconstruction ne peut se faire qu'en deux phases.
L'une immédiate qui ne peut être que basée sur des constructions légères, préfabriquées pour parer au plus pressé. Une phase à long terme qui bien sûr impliquera des constructions parasismiques mais d'abord un aménagement lourd des collines qui entourent Port-Au-Prince qui va demander d'ouvrir un véritable aménagement du territoire et demandera dix ans.

D'une manière plus globale, il faut prendre conscience que les séismes vont tuer de plus en plus de monde parce que la démographie mondiale galopante incite les populations a envahir des zones a risques, parce que ces zones sont souvent les plus riches notamment en terme agricoles.

Il est nécessaire de se préparer techniquement tant en ce qui concerne la prévention (construction parasismique) que les moyens d'interventions rapides. Quels que soient les qualités, le dévouement et la détermination des sauveteurs, force est de constater que la communauté internationale n'est pas véritablement prête a affronter ces situations qui vont se multiplier. A quand les containers hôpitaux, les tentes gonflables héliportés, les dispensaires installés en une demi heure, les stocks de nourritures et d'eau prêts a être largués dans des containers héliportés?

L'époque des catastrophes naturelles est arrivée. Ce n'est pas parce que la Terre gronde davantage c'est parce que la Terre se peuple très vite. À nous de nous y préparer. C'est plus urgent que le climat dans 100 ans!



Un tremblement de terre en Guadeloupe aura lieu, plus gros et meurtrieur qu' Haiti !

Claude Allegre et les sciences

Carrière scientifique
Les travaux de chercheur de Claude Allègre ont essentiellement porté sur des problèmes de géochimie terrestre, se basant sur l'étude des éléments trace et des isotopes. Ses contributions ont facilité par la suite la compréhension de la constitution de la croûte et du manteau terrestres et aussi de l'interaction entre ces deux couches de la Terre. Allègre a également conçu des modèles sophistiqués d'un certain nombre de processus géologiques comme le volcanisme, l'évolution de l'atmosphère terrestre et la formation des nébuleuses planétaires. Parallèlement à l'Américain G.J.Wasserburg, il a développé un certain nombre de techniques de datations isotopiques, et notamment la méthode de datation par le système Samarium-Neodyme.

Reconnaissance scientifique

Ce sont ces recherches qui lui ont permis d'obtenir en 1986, en compagnie de Wasserburg, le prix Crafoord dans cette discipline. Claude Allègre a également reçu la médaille d'or du CNRS, la plus haute distinction scientifique française, en 1994 et la médaille Wollaston en 1987. Il est membre de l'Académie des sciences française et de la National Academy of Sciences, l'académie des sciences américaine. Il est également membre de l'IUF.

Fonctions scientifiques
Il dirige une équipe de géochimie dans les années 1960. En 1968, l'équipe qu'il dirige, installée depuis un an dans les locaux d’une usine de Saint-Maur-des-Fossés, est rattachée à l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP) et emménage dans le nouveau Campus de Jussieu. Claude Allègre devient ensuite directeur de l'IPGP. En 1992, il succède à Maurice Allègre (aucun lien de parenté) à la présidence du Bureau de recherches géologiques et minières.

En 1976, après être devenu directeur de l'IPGP, il est amené à préconiser, lors du réveil du volcan la Soufrière en Guadeloupe, le maintien de l'évacuation d'urgence de la population décidée par le préfet par crainte d'une éruption avec nuées ardentes. Cette affaire provoqua une polémique durable avec le volcanologue Haroun Tazieff qui avait diagnostiqué une éruption phréatique[ En 2006, il s'avère que l'équipe Allègre comme l'équipe Tazieff avait commis des erreurs.



Claude Allègre