Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
AtoutGuadeloupe : Atout Guadeloupe | Voyage en Guadeloupe : quelques conseils pour le parfaire: Superbes plages, paysages...… https://t.co/CHc6343wSW
Guide de Guadeloupe

Un nouveau Contrat pour la Guadeloupe

DANS LA CARAÏBE, NOUS APPARTENONS A LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET A L’UNION EUROPÉENNE


Rédigé le Mercredi 1 Juillet 2009 à 14:34 | 0 commentaire(s)
Lu 2198 fois

NOUS SOUHAITONS PARTICIPER A LA CONSTRUCTION D’UNE COMMUNAUTÉ CARAÏBE,


Quelques explications

  • La Guadeloupe n’est pas en France : la France est un pays qui se trouve sur le continent européen, entouré par la Manche, l’Océan Atlantique et la Méditerranée. Ce pays là ne peut pas être aux Antilles, dans le Pacifique et en Océan Indien. La Guadeloupe ne se trouve pas dans ce pays. Demandez à un Japonais lambda de montrer la France sur une mappemonde, il ne lui viendra pas à l’idée de désigner La Guadeloupe.

  • La Guadeloupe est dans la CARAÏBE : la Caraïbe est cet ensemble de pays constitué par les Grandes et Petites Antilles. Il suffit de regarder une carte pour voir figurer La Guadeloupe parmi ces pays.

  • La Guadeloupe est française : parce qu’elle fait partie de l’ensemble des pays qui constituent la République française, dont la France est le pays métropole. Si la France ne peut pas se trouver dans les Antilles, dans le Pacifique ou en Indianocéanie, les pays qui adhèrent à la République française peuvent, eux, être répartis sur toute la surface du globe.

L’appartenance française de La Guadeloupe

  • L’appartenance française n’est pas une affaire de géographie ;
  • L’appartenance française est une affaire de statut ;
  • Ce statut confère à La Guadeloupe et aux Guadeloupéens les mêmes droits et les mêmes devoirs qu’à tous les pays et à tous les Français de même statut.
  • L’appartenance française de La Guadeloupe ne repose pas sur un droit de propriété qu’aurait la France sur notre île, mais sur la volonté des Guadeloupéens d’être Français.
Le fait français de La Guadeloupe repose sur le même principe que l’indépendance de Iles Anglaises et des autres pays qui nous entourent : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
  • Sur cette base, le fait français de La Guadeloupe n’est plus contesté par la communauté internationale.


L’appartenance européenne de la Guadeloupe

  • L’appartenance européenne de La Guadeloupe découle de son appartenance à la République française.


L’appartenance Caribéenne de La Guadeloupe

  • L’appartenance caribéenne de la Guadeloupe découle de sa position géographique
  • L’appartenance caribéenne découle du fond culturel commun des Antilles qui ne se retrouve pas au-delà de leurs rivages : mêmes origines de peuplements, partage d’une période française pour de nombreuses îles, la langue française (que certains peuples caribéens se sont appropriée), les langues créoles, les topologies, la présence de mêmes familles implantées sur les différentes îles, les mouvements de populations à l’intérieur de l’espace caribéen, etc.
  • Ce fond commun culturel peut servir de ciment à la création d’une véritable communauté caribéenne
.
  • La communauté caribéenne est tout à fait compatible avec notre appartenance à la République française.


La Communauté caribéenne

  • Grâce au fond culturel partagé par l’ensemble des îles de la caraïbe, il est possible d’envisager entre elles, au-delà d’une simple coopération, la création d’une véritable communauté.
  • Il s’agira de mettre dans un pot commun, tout ce que chaque île possède de richesses et de pauvretés.
l[La communauté sera gérée, collégialement, par les Etats[1], entre Caribéens]l
  • Chaque état restera maître chez soi
  • Les cultures de chaque pays membre seront non seulement respectées, mais renforcées par les moyens communautaires.
  • Sur le plan économique un espace plus vaste sera ouvert aux acteurs de chaque pays, l’objectif étant de faire que l’ensemble de la communauté parvienne, par étapes, à un niveau homogène de développement.
  • La Communauté, ce sera plus de trente millions d’habitants : une autre échelle pour notre économie insulaire de 0,4 millions d’habitants.
  • La Communauté devra être pour les responsables guadeloupéens, un projet à négocier avec le pouvoir central et les responsables politiques caribéens.



Conclusions

1. Tout cela fait partie du « nouveau contrat pour La Guadeloupe ».
2. Notre volonté d’appartenance française et européenne et notre situation en Caribéenne sont conciliées.
3. La Guadeloupe veut rester dans la République française, une, indivisible mais diverse.[2]
4. La Guadeloupe doit afficher son appartenance caribéenne. Un examen de La Guadeloupe, comme de n’importe quelle île caribéenne en l’isolant, revient à traiter d’un maillon d’une chaîne sans la chaîne ; à traiter d’une partie d’un corps sans prendre en compte l’ensemble du corps. Un tel examen, tronqué, ne peut pas déboucher sur des solutions durables, des solutions viables

[1] Compte tenu de la situation de La Guadeloupe dont l’Etat est l’Etat français, des dispositions spéciales franco françaises pourront être prises pour permettre aux Guadeloupéens de traiter avec les autres pays pour les affaires communautaires. Des délégations de compétences d’Etat pourraient être envisagées.

[2] Michel Debré, après un certain temps de son expérience réunionnaise, répétait que l’unité de la Nation n’était pas l’uniformité. La France, avec les immigrations diverses, apprend ce que nous vivons, nous, depuis les origines de notre Histoire : la diversité.

Jean-Claude HALLEY
Jean-Claude HALLEY

Sources

Article de Jean-Claude HALLEY reproduit avec son aimable autorisation et avec droit réservé à l'auteur exclusivement.

Mr Halley est un expert Judiciaire ancien Président de la Compagnie des Experts près la Cour d'Appel de Basse-Terre, dont les nombreux centres d' interêt nous amènent régulièrement à lire son blog, particulièrement les articles dédiés au Chevalier de Saint-Georges

Découvrir d'autres articles de l'auteur sur Guadeloupe Attitude


Jean-Claude HALLEY