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Guide de Guadeloupe

Rhum Guadeloupe


Rédigé le Samedi 3 Juillet 2010 à 18:37 | 0 commentaire(s)
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Rhum agricole Guadeloupe, Rhum industriel Guadeloupe, Rhum vieux, Rhum ambré, Rhum blanc , Coeur de chauffe, la route des rhums de Guadeloupe et de Marie-Galante


Rhum Bellevue de Guadeloupe (Marie Galante)

Bellevue 97140 CAPESTERRE DE MARIE GALANTE


05 90 97 26 50
05 90 97 59 82
fax :05 90 97 47 11




La Distillerie Bellevue, au coeur de la plus grande plantation cannière de Marie-Galante, produit l'excellent rhum "DOMAINE DE BELLEVUE" (médaille d'argent 2003, médaille d'or 2004 au Concours Général Agricole), dont les arômes fruités sont caractéristiques du terroir marie-galantais. Son moulin, en cour de rénovation, à été érigé en 1821 et offre un point de vue de 360° sur les champs de cannes environnants. Entre tradition et modernité, la Distillerie Bellevue est aussi la première distillerie des Antilles à s'être engagée dans la protection de l'environnement en valorisant tous ses rejets.
La Distillerie Bellevue et son domaine accueillent les visiteurs tous les jours et proposent visite libre et dégustation gratuite.


Rhum Bielle de Guadeloupe (Marie Galante)

Bielle 97112 GRAND BOURG 




05 90 97 93 62
05 90 97 89 37
fax :05 90 97 85 14


Située à 35 km de la Guadeloupe, l’île de Marie-Galante, surnommée l’île aux cent moulins, est de petite taille, car son diamètre n’excède pas les 15 kilomètres.
Pourtant, sa réputation est extraordinaire chez les amateurs de rhum du monde entier, et ils sont plusieurs à affirmer, comme Dave Broom ("Rum", chez Mitchell-Beazley) que "quelques-uns des meilleurs rhums de Guadeloupe proviennent de Marie-Galante".
Malgré son nom charmant, Marie-Galante a connu un passé tumultueux, avec de nombreux combats entre Français, Anglais, Hollandais et Caribéens. Et une des plages s’appelle toujours Plage du Massacre, en souvenir de colons de l’île assassinés par les Caribéens, et dont les têtes furent empalées sur des pieux dressés dans le sable.
Devenue définitivement française en 1816, l’île s’est progressivement tournée vers la mono culture de la canne à sucre, abandonnant les autres productions. Il existe d’ailleurs toujours une sucrerie sur Marie-Galante.
Le renom des distilleries de l’île provient du fait qu’elles sont les seules à commercialiser des rhums agricoles à 59°,
mais cela ne suffit pas à expliquer leur richesse aromatique particulière, qui s’exprime aussi bien dans les rhums blancs que les rhums vieux.
Bielle, l’une des trois distilleries de Marie-Galante, se distingue notamment par l’accueil qu’elle réserve à ses visiteurs. Non seulement les installations sont modernes et bien expliquées, mais ont été conservées une superbe chaudière et d’anciennes machines à vapeur.
Après la visite de la distillerie proprement dite accompagnée bien entendu d’une dégustation, on peut voir des artisans réalisant sur place des poteries destinées au conditionnement des liqueurs à base de rhum, une spécialité propre à Bielle.
La distillerie Bielle produit chaque année 120 000 litres de rhum à 59°, il y a un choix diversifié en rhum (rhum blanc, rhum chocolat, rhum coco, punch au Bois Bandé, shrubb…).
Section Bielle 97112 Grand-Bourg // Tél. : 0590 97 93 62 / Fax : 0590 97 85 14
Horaires : du lundi au samedi : 10h00-12h30
(Ouvert parfois le dimanche : 10h00-12h00)
Entrée libre


Rhum Bologne de Guadeloupe

Distillerie Bologne 97100 BASSE TERRE
.0590 81 12 07

fax :.0590 81 11 57


Trois siècles et demi d'histoire
La distillerie BOLOGNE a conservé le nom des propriétaires de la sucrerie des XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’agissait d’une famille de protestants, nommés « de Bologne », qui était originaire du Dauphiné et qui avait émigré aux Pays Bas au XVIe siècle, puis devint Hollandaise. Quelques membres de la famille s’installèrent au Brésil entre 1580 et 1654. A cette époque, les couronnes Portugaises et Espagnoles avaient fusionné au profit de l’empereur d’Espagne qui négligeait le Brésil, aussi, les Hollandais qui étaient déjà implantés dans l’industrie sucrière, en profitèrent pour la déclarer colonie Hollandaise. Les « DE BOLOGNE » y créèrent des sucreries et prospérèrent dans la culture de la canne et le commerce du sucre et du rhum en direction de l’Europe et du Nord-Ouest.
Mais en 1640, le Portugal redevenu indépendant voulut récupérer ses territoires coloniaux perdus et, avec l’aide des Brésiliens, déclara la guerre aux Hollandais. Ces derniers furent vaincus, ils durent capituler et partir. Une flotte de plusieurs navires, après une tentative d’installation infructueuse en Martinique, arrivèrent en Guadeloupe au début de l’année 1654. Il y avait 1200 réfugiés à bord. Les règlements royaux interdisaient l’installation de protestants dans les colonies Françaises. C’est ce qui avait obligé Du Parquet, gouverneur de la Martinique, à les repousser. Charles Houël, gouverneur de la Guadeloupe, n’en tint pas compte et les accueillit à bras ouverts. Parmi eux se trouvait la famille « DE BOLOGNE ». Les articles de capitulation signés avec les Brésiliens les avaient autorisés à garder leur or, leur argent et l’encadrement de leurs sucreries. Ils avaient donc les moyens financiers et humains pour reprendre leurs activités agro-industrielles et commerciales.
L’habitation-sucrerie ( terme local signifiant une plantation axée sur la culture de la canne à sucre), à la suite de difficultés financières dues aux événements révolutionnaires puis à la mévente du sucre, passa entre les mains de différents propriétaires.
C’est le 26 mai 1830 que Jean-Antoine AME-NOEL se rendit acquéreur de la sucrerie. Cet homme de couleur « libre de naissance », originaire de Bouillante, était un personnage hors du commun. Avant lui, aucun homme de couleur n’était devenu propriétaire d’une sucrerie aussi importante que celle de Bologne, qui faisait presque 114 hectares. L’abolition définitive de l’esclavage de 1848, malgré ses tentatives pour organiser le travail libre sur l’habitation, le fit entrer dans de graves difficultés économiques.
Il mourut en 1850 et l’on peut voir son tombeau dans le petit jardin voisin de la distillerie. Son neveu, François-Joseph AME-NOEL lui succéda en tant que légataire universel et, malgré ses efforts, la situation de la sucrerie se dégrada. Elle fut vendue aux enchères en 1873 à la société LE DENTU et Cie, qui créa une usine sucrière.
La constitution de cette société, «USINE SUCRIERE DE LA BASSE –TERRE » , marqua un tournant dans l’évolution de l’industrie sucrière. Il s’agissait d’une véritable « centrale », destinée à traiter les cannes des habitations environnantes, mais comme elle avait pris la suite de dettes, elle ne put à son tour, régler les annuités, aussi, le domaine fut morcelé et vendu aux enchères par lots en 1887. L’habitation BOLOGNE fut adjugée le 19 avril 1887 à M. Louis Henri de POMBIRAY, qui reconstruisit un outil de production centré sur l’usine. A sa mort, il légua l’habitation à ses neveux et nièces LACOUR.
Le 3 Novembre 1930, M. Louis SARGENTON-CALLARD acheta l’habitation BOLOGNE à M. et Mme Bernadin LACOUR, héritiers des précédents. Il reconstitua le domaine initial par l’achat des habitations LA COULISSE et BEAUVALLON et se spécialisa dans la production du rhum agricole « blanc ».
Fabrication du rhum Bologne en Guadeloupe
(Synoptique de fabrication du rhum)
Au moment où la production de sucre ne fut plus rentable, c’est à dire la fin du XIXe siècle, la sucrerie se spécialisa dans la fabrication du rhum agricole. Dès l’origine, on a produit du rhum appelé « guildive » ou « tafia » dans la vinaigrerie, nom que l’on donnait à la distillerie annexe de la sucrerie traditionnelle. Celui ci était fabriqué avec les mélasses et résidus de fabrication du sucre (Sirops égouttés des formes, écumes issues de la cuite). Reconnaissable à son arôme très violent, on en trouve encore commercialisé sous le nom de « Rhum traditionnel ».
Le rhum BOLOGNE est un rhum agricole fait à partir de pur jus de canne ou vesou. La fabrication commence avec la récolte qui s’effectue en grande partie à la main afin de lui conserver sa pureté de goût. Amenées au moulin, qui jadis fonctionnait grâce à la force hydraulique, les cannes sont broyées pour en extraire le jus qui est stocké dans les cuves de fermentation après avoir été filtré. Les résidus, les fibres des cannes expurgées de leur jus sont évacués vers l’extérieur. Elles constituent la bagasse, élément essentiel dans le fonctionnement de la distillerie, car elle est recyclée. Elle est brûlée dans le four du générateur et fournit la vapeur nécessaire au fonctionnement des moulins actuels et au chauffage de la colonne de distillation. La fermentation s’opère à l’air libre et débute environ une heure après le broyage. Le vesou contient des levures naturelles qui transforment le sucre du jus en alcool, mais l’on rajoute des ferments au début de l’opération pour permettre un meilleur démarrage de la fermentation. Les levures utilisées sont de type « Saccharomyces cerevisiae ». La fermentation dure environ 48 heures.
Le jus fermenté, encore appelé « grappe » ou « vin », est prêt à être distillé, ce qui se fait dans la colonne de distillation. Cette opération requiert toute l’attention et le doigté du maître rhumier.
Le vin chauffé par la vapeur, l’alcool s’évapore à partir de 78°C dans la limite de 92°C, en séparant la « vinasse » ou eau qui est rejetée. Les vapeurs d’alcool sont recueillies et condensées pour donner le rhum. En moyenne, 1000 litres de jus fermenté donnent 100 litres de rhum. En sortie de colonne, le rhum est limpide. Il titre 60 à 65% volume. On le nomme « rhum de coulage ». Avant d’être commercialisé, il est ramené à un degré alcoolique de 50% volume par adjonction d’eau. On utilise une eau d’une pureté exceptionnelle, car elle est filtrée par les roches volcaniques de la Soufrière.
Stocké dans des foudres en inox, puis en bois, le rhum BOLOGNE est embouteillé avant expédition et commercialisation. Aujourd’hui, la distillerie BOLOGNE produit annuellement environ 1 500 000 Litres d’un rhum renommé à travers le monde.
LE RHUM à 50 %
Agréablement parfumé, avec un nez citronné sur fond de pommes surettes, c'est un alcool riche et généreux qui vous rappellera les vacances au soleil et les acras que l'on déguste les pieds dans l'eau.
Sa robe dorée issue de son repos en foudres de chêne avant embouteillage saura vous séduire et il vous réchauffera même au cœur de l'hiver.
Consommé en punch traditionnel avec un zest de citron et un peu de sucre de canne il vous ouvrira la porte d'un univers de sensations fortes, c'est toute la magie de la Caraïbe et la richesse de la canne mûrissant sous les Alizés qui s'offre à vous.
Envie de farniente, consommez le en long drink, Punch planteur, Mojito ou Daïquiri et laissez vous bercer par le mariage des fruits et d'un alcool noblement élaboré sur les flancs de la Soufrière.
LE RHUM à 55 %
Elaboré à partir de cuvées spéciales et sélectionné pour produire une explosion de fragrances dans votre verre, c'est le rhum des connaisseurs, …
herbacé, long en bouche, il fera un mariage d'amour avec le citron et vous révélera alors toute sa puissance, à moins que vous ne vous laissiez tenter par sa consommation étrange et sirupeuse au sortir du congélateur, mais, chut! C'est une déviation que ne pratiquent que quelques initiés!
LE RHUM AMBRE à 45 %
C'est un gentilhomme que ce rhum là, sa robe agréablement ambrée accrochera la lumière et ravira vos yeux tandis que se mêleront les goûts de réglisse et de vanille avec la douceur de son boisé délicat.
Traitez le comme il le mérite, en invité de marque et vous apprécierez un compagnon chaleureux qui s'il n'a pas tout à fait le moelleux d'un hors d'âge soutiendra noblement la comparaison avec un rhum vieux. A déguster en punch, en long drink ou même en digestif, vous ne regretterez pas votre acquisition et succomberez à son charme pour longtemps.
La Boutique
Lors d'une prochaine visite de la distillerie Bologne en Guadeloupe, nous serons heureux de vous accueillir dans notre nouvelle boutique où vous pourrez trouver tous nos rhums ainsi qu'une sélection de cadeaux et de souvenirs de votre séjour en Guadeloupe.


Rhum Damoiseau de Guadeloupe

Bellevue 97160 MOULE (LE)


05 90 23 55 55
05 90 23 48 50


La rhumerie Damoiseau, plus d'un siècle de savoir-faire
Le domaine agricole de Bellevue au Moule a été fondé à la fin du 19ème siècle par un Monsieur RIMBAUD, originaire de la Martinique. Monsieur Roger DAMOISEAU (père) en a fait l'acquisition en avril 1942. Devenu, depuis, la marque emblématique de la Guadeloupe le rhum Damoiseau reste élaboré dans le respect de la plus pure tradition du rhum agricole. Et si la distillerie a été récemment modernisée, elle reste fidèle à un fonctionnement artisanal datant du début du siècle, avec ses incroyables machines de broyage aux rouages actionnés à la vapeur et son moulin à vent. Les moulins à vent constituent une caractéristique unique de la Guadeloupe. Développés à partir du 18ème siècle, ils se sont inscrits rapidement dans les paysages de l'économie de plantation de Grande-Terre. En effet ne possédant pas de cours d'eau, comme en Basse-Terre, pour installer des moulins à eau, la Grande-Terre n'a eu d'autre choix que le moulin à vent pour remplacer le moulin à bêtes qui impliquait un renouvellement régulier du cheptel. La restauration du moulin de Bellevue a été entreprise très récemment pour présenter aux guadeloupéens et aux visiteurs du département l'une des pièces maîtresses de l'économie de plantation, un élément clé du patrimoine de l'île.
L'histoire d'une passion
De par ses origines, le rhum a toujours été intimement lié à la tradition des mers, où ses aventuriers sillonnaient les océans afin de faire découvrir les propriétés de cette eau de vie exotique.
Cet héritage maritime, datant de plusieurs siècles, véhicule ainsi naturellement des valeurs communes avec la passion du nautisme, et plus particulièrement avec celles de la Route du Rhum.
Depuis plus de trois siècles, le Rhum Agricole n'a cessé de répandre son arôme sur nos îles. Il a alimenté des batailles, déchaîné les passions, il a fait pleurer les hommes et en a fait rire aux larmes.
Marque emblématique de la Guadeloupe, et fort de sa réputation de Grand Rhum élevé en Grande Terre, c’est dans le prolongement de nos valeurs que le Rhum Agricole Damoiseau s’associe avec la plus grande des courses transatlantiques.
Qu’ils soient élevés sous bois, blancs ou hors d’âge, les produits Damoiseau allient une démarche qualité, apportant tout l’ensoleillement, la générosité et les typicités des terroirs de Grande Terre.
La distillerie Bellevue
Depuis 1942, la famille Damoiseau, propriétaire de la distillerie Bellevue, élabore dans la plus grande tradition des Antilles françaises un Rhum Agricole de grande qualité.
Située sur la commune du Moule, au coeur du bassin cannier de la Grande-Terre, la distillerie Bellevue est cernée d'une mosaïque de plantations. Un milliers de planteurs y cultivent et y coupent une canne d'une grande richesse en sucre et d'un fort potentiel aromatique.
Leader des rhums agricoles de la Guadeloupe avec près de 50% de parts de marché, Damoiseau commercialise plus de 2 millions de litres dont 75% en Guadeloupe et dans les Caraïbes. Ce succès s'exporte désormais en France Métropolitaine et à l'étranger.
La fabrication du rhum
Le Rhum Agricole Damoiseau repose sur un procédé d'élaboration garantissant la qualité et l'authenticité recherchées par les amateurs de Rhum.
Issu de la fermentation et de la distillation du pur jus de canne à sucre ou "vesou", le Rhum Blanc ou "Grappe Blanche" obtenu à la sortie de la colonne à distiller titre environ 70°. Puis, il est stocké à fort degré pendant 3 à 6 mois dans les foudres de bois d'une capacité de 10.000 à 60.000 litres.
Durant la période de maturation du Rhum, les composés volatils s'évaporent progressivement à l'aide d'un brassage et d'une aération.
Avant la mise en bouteilles, ultime étape de l'élaboration, le Rhum Blanc Agricole Damoiseau est réduit lentement à son degré de commercialisation (50° et 55°) par adjonction d'eau.
Les deux porteurs du rhum DAMOISEAU sont appelés aussi :
« cé dé ti gaçon la »
(ces 2 petits garçons)
On dit chez nous, qu’un guadeloupéen n’arrêtera pas de boire du Rhum DAMOISEAU, tant que l’un des 2 porteurs n’aura pas posé le pied à terre.
Les deux porteurs du fût sont devenus célèbres et s’appellent FABER et BESSARION.
Monsieur DAMOISEAU aurait surprit, en pleine nuit, 2 voleurs en train de subtiliser un fût. Loin d’être rancunier, il s’en inspira pour élaborer son logo.
(attention Messieurs FABER et BESSARION ne sont pas les auteurs de ce vol)
La Captivante Histoire du rhum…
Originaire d’Asie, importée des Canaries par Christophe Colomb, la canne est d’abord plantée à Hispaniola, premier nom donné à l’île d’Haïti, puis sans doute introduite dans les îles de la Caraïbe au gré des voyages successifs des galions du Vieux Continent. L’Europe découvre le sucre et ne veut plus s’en passer. C’est donc pour cette curiosité qu’au XVIIe siècle, le royaume de France se dispute la Guadeloupe avec l’Angleterre, et c’est à la canne que les colons consacrent d’immenses exploitations. Rattachée à la Couronne en 1674, la Guadeloupe est entièrement dédiée à la production de sucre. Sans eau, en Grande Terre et à Marie Galante pour actionner le broyage de la canne, les planteurs font bâtir de hauts moulins à vent en pierre sur les parties les plus élevées, donc les plus ventilées, de leur terres ce qui vaudra à plusieurs sucreries et rhumeries le nom de Bellevue. L’essor du sucre commence alors et entraîne, grâce au savoir-faire des Français en matière d’eaux-de-vie, l’impulsion des premiers alcools de canne. Le père Labat, dominicain missionnaire aux Antilles, en décrit les balbutiements et perfectionne, au moyen d’alambics le procédé de distillation. Le procédé de distillation. Les cannes, apportées par des charrettes à bœufs aux distilleries, sont écrasées dans les moulins qui en extraient le jus. Une fois filtré, ce « vesou » est mis à fermenter dans les cuves, où il se transforme peu à peu en alcool avant d’être distillé. Le breuvage est ensuite « coupé » à l’eau pour atteindre cinquante à cinquante cinq degrés d’alcool.
La Première Guerre mondiale marque à son tour la production de rhum d’une pierre blanche : il faut une échappatoire à l’horreur des tranchées et les « poilus » sont très demandeurs de cette chaleureuse eau-de-vie.
Au XVIIIème siècle, la Guadeloupe développe l’exportation de son alcool de canne, que l’on appelle déjà « rhum » ou guildive ». L’île compte alors plus de trois cents moulins. Mais alors que la mélasse, résidu de la cristallisation du sucre de canne, est exportée vers les colonies d’Amérique du Nord, la production de rhum reste principalement consommée sur place. La véritable expansion de l’industrie rhumière dans les Antilles françaises date de la seconde moitié du XIXème siècle. La Guadeloupe crée de plus en plus de distilleries, mais ne parvient pas à égaler la production martiniquaise qui domine le marché. Ce n’est qu’en 1902, suite à l’éruption volcanique de la Montage Pelée en Martinique et à ses conséquences sur l’économie de l’île, que la Guadeloupe développera ses exportations d’alcool. La première Guerre mondiale marque à son tour la production de rhum d’une pierre banche : il faut une échappatoire à l’horreur des tranchées et les « poilus » sont très demandeurs de cette chaleureuse eau-de-vie.
En 1939, la Guadeloupe compte plus de cinquante distilleries, contre neuf à présent. Mis en place des les années 20 par le gouvernement français, sous la pression des fabricants de vin qui craignent que le rhum des colonies n’inonde leur marché, les contingents permettent aux distilleries antillaises d’envoyer une quantité limitée de leur production en France en bénéficiant d’une fiscalité minorée. Avec le temps, cette mesure s’est avérée favorable au développement de la filière. Aujourd’hui, ces contingents sont régulièrement négociés au niveau européen dont ils relèvent. Toutefois, leur prorogation semble essentielle à la survie du rhum antillais. On peut donc a priori trouver toutes les marques guadeloupéennes de rhum agricole en métropole. La plupart cependant n’étant exportées qu’en quantité confidentielle, on ne pourra se les procurer que dans les épiceries antillaises. La visite des différentes distilleries permet de comprendre les différentes étapes de la fabrication du rhum. Chacune a sa personnalité de la plus prestigieuse à la plus traditionnelle, mais toutes proposent une dégustation de leur rhum. On optera donc pour l’une plutôt que pour l’autre au gré de sa balade ou de ses préférences gustatives.
Roger DAMOISEAU
Roger DAMOISEAU
Né le 17.04.1930 à POINTE A PITRE (GUADELOUPE)
Compte tenu de ses dispositions naturelles en mathématiques et physique appliqués, celui-ci à sa demande rompt avec le cursus normal pour entreprendre hors de la colonie, ainsi appelé alors, de nombreux stages tant en soudure, ajustage qu'en conduite d'appareil et colonne à distiller.
Il est préciser ici que son père Roger DAMOISEAU, un des rare ingénieur (Ecole ICAM à LILLE) a accepté son fils (seul garçon de la famille) pour le futur de l'entreprise familial difficilement acquise en période de guerre "1943".
En effet la nouvelle période d'après guerre laissant augurer un avenir plus que difficile (éloignement, fournitures réglementées, commerce sous astreinte métropolitaine) la Guadeloupe étant tributaire des excédents de pièces de rechange de la métropole. Aussi, dès son retour en 1948, Roger DAMOISEAU fils, Roger DAMOISEAU père se sont attachés à transformer le paysage des distilleries en Guadeloupe qui s'apparentent plus à des sucrotes qu'à des unités industrielles. Ainsi, fort de l'expérience du père, second directeur des usines de BEAUPORT et DARBOUSSIER de la disponibilité et du sens plus pragmatique et cartésien du fils, l'entreprise DAMOISEAU a pris un élan et un pari en remettant en cause le fondement même du principe de distribution du rhum dans un premier temps.
En effet, la Grande Terre en ce temps compte 6 distilleries.
De ces distilleries "sortaient" le rhum, qui était acheminé au marchand en gros.
A ces grossistes se ravitaillaient la multitude de petits commerces et revendeurs.
Ainsi, le premier pas était de proposer le rhum directement par le producteur au consommateur. La multitude d'intermédiaires dont la distillerie se retrouvait par le fait tributaire, disparaissaient tout du moins en ce qui concernait notre entreprise.
A ce premier pas la nécessité s'est fait sentir de moderniser pour produite plus, or, les banques sans directives et plus que frileuses dans l'avenir du rhum (celui-ci étant considérer comme un alcool de guerre) n'ont par permis à notre famille d'emprunter. Qu'importe, en rachetant du matériel d'occasion obsolète à bas prix, Roger DAMOISEAU Fils, par sa curiosité et ses interrogations constantes à adapter (montage, conduite, pièces) pour accroître le broyage des cannes et par la même le volume en litre produit.
Le deuxième écueil était franchit.
Le troisième obstacle était, n'en doutant pas l'autorisation législative.
Si la production augmentait, la vente augmentait, le pari devenait caduc du fait de l'impossibilité de vendre de l'alcool hors de l'action réglementaire.
La survie était donc liée à l'acquisition de nouveaux contingents.
1949, fut l'année charnières ou toutes les actions bien que liées l'un à l'autre étaient menées parallèlement ; le pari était judicieux.
La grande morosité du marché nous permis de réaliser les espérances des DAMOISEAU Père Fils.
Allant à contre courant de l'idée générale, prenant le contre pied des rumeurs, bafouant les préceptes élémentaires de ce d'aucun alors préconisé comme le bon "sens" les DAMOISEAU ont :
1.augmentés les broyages de canne et rendements
2.construits de nouveaux magasins de stockage
3.inaugurés une nouvelle forme de distribution
4.Rachetés au fur à mesure de la fermeture des autres distilleries le droit à produire. L'achat, sans emprunt bancaire se faisait au fur à mesure des ventes de rhums et inversement, et, la production augmentée au prorata de l'acquisition des contingents.
Le principe de base était établi, qui ne s'est jamais démenti, les usines sucrières, les distilleries ont fermé l'une après l'autre, pour aboutir aujourd'hui à une sucrerie pour la Guadeloupe entière et une distillerie en Grande terre (la Guadeloupe étant constituée de deux îles sœurs, Grande Terre et Basse terre, cinq distilleries de moindre importance subsistent.
Il m'est difficile de réécrire les peines et les joies que j'ai eues aux files des années, mais qui sont liées à l'histoire sociale et économique de la Guadeloupe. Mais, je tiens toutefois à préciser que nous avons été les précurseurs de la vente en grande surface, de même à l'autre extrême les premiers à vendre directement aux consommateurs sur les lieux de production.
De démontrer contre vents et marées qu'une production agricole de par son origine ne peut être et ne pourra être que bénéfique.
De donner, s'il en est, l'exemple que l'automatisation, modernisation ne riment pas forcément avec pertes d'emploi ; si ce rhum de consommation et de présentation courante (blanc) ne subit peu de manipulation, la diversification des aromatisations et des contenants entraînent toujours une main d'œuvre nombreuse et délicate, mais soyons en sûre garante d'une qualité qui ne se démentira jamais.
Aujourd'hui, la distillerie BELLEVUE, qui porte à mon grand plaisir le nom DAMOISEAU produit plus de 2 000 000 de litres et verra dans un avenir proche son volume augmenté à
3 000 000 litres. Ce qui sans fausse modestie nous conduit à être les premiers pour la Guadeloupe. Pour la petite histoire nous produisions en 1949, moins de 50 000 litres.
A l'aube de mes vieux jours et dans cette retraite forcée, je peux raisonnablement dire que j'ai remplacé mon père dans son esprit et ses principes, que ma gestion sans tapage a pucontenter tous ceux qui nous ont aidés, personnels et planteurs (plus de 1000) et dont nous avons pu préserver ce sentiment si délicat qu'est l'amitié.
C'est ce regard sur mon prochain qui m'a permis de régler dans les périodes troubles des mouvements sociaux, les problèmes sans aigreur, et, aménités, sans concours de force publique, sans que ma famille n'en soit molester, et sans quémander ou prétendre une quelconque reconnaissance.


Rhum Longueteau de Guadeloupe

domaine du Marquisat de Ste Marie 97130 CAPESTERRE BELLE EAU
.05 90 25 42 00

tél-fax :.0590 86 07 91


UN PEU D'HISTOIRE
Sainte Marie – 1890
Nous sommes à la fin du 19ème siècle en pleine crise sucrière, et rien ne va plus.
Le Marquis de Sainte Marie pense avoir trouvé la solution pour essayer de s'en sortir, il s'adonne aux jeux.
Comme vous le savez, rares sont les personnes qui se sont enrichies de cette manière, et évidemment, votre cher Marquis est bientôt obligé de vendre ce qui deviendra le DOMAINE DU MARQUISAT DE SAINTE MARIE.
Le notaire en charge de réaliser la vente rencontre alors Henry LONGUETEAU, employé à l'usine Sainte Marthe. Bien que ce dernier ne dispose pas des fonds nécessaires à cet instant, le notaire lui dit :
"pa ni pwoblem" (expression créole devenue très courante depuis lors)
"Je te confie la propriété, et dès que tu peux, tu me payes, dans le cas contraire je la reprendrai."
Il a sans doute dû payer car plus de cent ans après, la famille LONGUETEAU en est toujours l'unique propriétaire.
Dès 1895, il transforme l'ancienne sucrote pour faire ce qu'on a appelé à l'époque le "rhum z'habitants".
D'ailleurs la distillerie LONGUETEAU est actuellement la plus ancienne de la Guadeloupe encore en activité.
Les générations ont passé, chacune a apporté son savoir-faire pour toujours améliorer l'outil de production (600 litres de rhum à l'heure aujourd'hui), mais surtout pour être toujours à la recherche d'une possible amélioration dans la qualité du rhum LONGUETEAU.
Le rhum LONGUETEAU a été le seul rhum des Antilles à être sélectionné pour faire partie des produits Destination Saveur Métropole, ce qui lui permet d'être aujourd'hui présent dans le premier groupe de distribution en Europe, c'est-à-dire les magasins Carrefour et Champion principalement.
Venez découvrir ce domaine où François LONGUETEAU vous fera partager sa passion, tout en dégustant un ti-punch fait maison.
LE RHUM
Eau de vie de canne autrefois appelée "taffia" par les esclaves noirs, "rum" par les Anglais, "guildive" par les Français, les origines du rhum se confondent avec les débuts de la colonisation de l'Amérique du Sud.
On sait que la canne à sucre est introduite aux Antilles françaises en 1638 seulement.
L'histoire de la fabrication du rhum aux Antilles françaises nous est bien connue au travers des récits de voyage du Père Tertre et du Père Labat.
Celui-ci écrit :
"L eau de vie que l'on fait aux îles avec les écumes et les sirops de sucre n'est pas une boisson la moins en usage.
Les sauvages, les nègres, les petits habitants et les gens de métiers n'en cherchent point d'autres ( …) il leur importe peu quelle soit rude et désagréable."
Dès l'origine une réglementation naît en France pour protéger la production nationale de spiritueux.
Un édit royal du 24 Janvier 1713 interdit la production et la circulation des eaux de vie de sirops et de mélasses.
Cet édit n'arrête pas la fabrication aux Antilles françaises mais en interdit l'entrée en France.
Le rhum est une eau de vie, c'est à dire un mélange d'alcool et d'eau contenant une certaine proportion de substances aromatiques qui lui confèrent son goût et son parfum caractéristiques.
On distingue trois grandes catégories de rhum :
- le rhum mélasse (rhum industriel) :
produit par les sucreries, son goût très développé en fait le rhum par excellence pour le grog, patisserie, confiserie, cuisine.
On dit qu'il se mange plus qu'il ne se boit.
- le rhum de sirop au lieu d'être produit à partir de la mélasse , est fabriqué a partir du jus de canne concentré (sirop). Il se distingue du rhum industriel par une plus grande finesse et un certain fruité. Il se rapproche du rhum agricole.
- le rhum agricole : est tiré du jus de canne frais. il est très différent du rhum de mélasse et s'en distingue par son arôme léger frais et délicatement fruité.
La Guadeloupe, la Martinique et aujourd'hui la Guyane, sont les seuls endroits au monde où il est fabriqué.
LE RHUM AGRICOLE , sa fabrication
Le rhum agricole est fait directement à partir du jus de canne à sucre ou vesou, contrairement au rhum industriel ou traditionnel qui est fait à partir de la Mélasse (résidu après extraction du sucre).
1) Le Broyage
Il s'agit d'extraire la quasi totalité du jus contenu dans la canne. On utilise pour cela entre deux et quatre moulins équipés de trois rolls chacun.
La canne passe entre les rolls, de moulin en moulin, jusqu'à extraction totale du jus.
2) La Fermentation
La fermentation, c'est la transformation du sucre contenu dans le jus, en alcool.
A la sortie du moulin, le jus sera stocké dans de grandes cuves entre 18 et 48 heures. Plusieurs systèmes sont pratiqués, le plus courant c'est le "pied de cuve" ou fond de cuve, sinon il existe aussi le "levurage" et le système de "cuve mère".
3) La Distillation
La distillation, c'est l'extraction de l'alcool contenu dans le jus fermenté. Pour cela trois appareils sont utilisés, ils fonctionnent à "jet continu" par injection de vapeur.
- Le chauffe vin qui comme son nom l'indique va chauffer la grappe ou le jus de canne fermenté.
- L'appareil ou colonne à distiller remplace les fameux alambics de métropole. Il est composé de plusieurs tronçons superposés et peut atteindre jusqu'a dix mètres de haut. La grappe chaude rentre dans la partie supérieure de l'appareil et descend d'étage en étage à la rencontre de la vapeur qui est injectée par le bas.
Plus la vapeur monte plus elle sera chargée en alcool. Les vapeurs alcooliques retournent dans le chauffe vin où elles seront condensées pour se transformer en rhum chaud.
- Le réfrigérant sert à refroidir le rhum chaud. A sa sortie le rhum est à température ambiante, il titre entre 75 et 80%.
4) Le Stockage
Dans le rhum agricole, il en existe à nouveau trois sortes, le blanc, le doré ou paille et le vieux.
- le rhum blanc, dans un souci de qualité, sera conservé pendant quelques mois encore dans de gros foudres, soit en bois de chêne, soit en inox, afin de le rendre plus "velouté". Il est vendu à plusieurs degrés, 50 et 55 le plus souvent, 59 à Marie Galante et 62 à la distillerie LONGUETEAU.
- le rhum doré (ou paille) sera stocké entre 12 et 18 mois en fût de chêne, on l'utilise pour faire le planteur, les cocktails, les bananes flambées … ou tout simplement le ti-punch.
- le vieux rhum a droit à cette appellation à partir de trois ans en fût de chêne, on l'utilise plutôt en digestif, mais ceux qui aiment changer l'apprécieront une fois en ti-punch.
Pendant son séjour en fût, le rhum absorbe le tanin du chêne qui le brunit et lui communique un arôme particulier.
LA GUADELOUPE ET LE RHUM
Eau de vie de canne autrefois appelée taffia par les esclaves noirs, rum par les Anglais, "Guildive" par les Français, la terminologie créole servant à désigner le rhum est d'une richesse inépuisable; en voici quelques exemples :
- ouvert z'yeux (au réveil le matin)
- décollage (avant de partir au travail)
- pété pied (vers 10 heures)
- feu (vers 11 heures)
- lave gorge ( l'apéro )
- pousse café (digestif au 62%)
- l'heure du christ (vers 15 heures)
- domino (à partir de 16 heures…)
- la partante (le dernier)
Il faut savoir que toutes ces appellations sont également synonymes de "ti-sec" qui est en fait un verre de rhum pur, ce qui vous met le feu après quoi on appellera "les pompiers" ou amortisseur c'est à dire un verre d'eau glacée.
En Guadeloupe, on dit que pour bien se porter, il faut transpirer ; pour transpirer, il y a trois méthodes :
- faire 12 km à pied (mais cela use les souliers)
- je ne vous ferai pas un dessin pour la deuxième…
- et boire du rhum (excellent exercice pour les articulations).


Rhum Montebello de Guadeloupe

Carrère Montebello 97170 PETIT BOURG


05 90 95 44 59
fax :05 90 95 48 77


Fondée en 1930, la distillerie Carrère se situe à Petit-Bourg. Elle produit un rhum agricole obtenu par la distillation du pur jus de canne à sucre. Depuis 1974, cette petite industrie familiale s’est peu à peu développée pour atteindre aujourd’hui une dimension commerciale incontestée. Le rhum est distribué en France par la société Bardinet.

Rhum Severin de Guadeloupe

Cadet 97115 SAINTE ROSE


.05 90 28 91 86
fax :.05 90 28 36 66


Bienvenue au Domaine de Séverin situé dans un écrin de verdure sur la commune de Sainte-Rose au nord Basse-Terre en Guadeloupe. Le Domaine de Séverin est une distillerie de rhum agricole. On y fabrique le rhum blanc connu pour son fameux "Ti Punch", le rhum vieux vieilli en fût de chêne, ainsi qu'une large gamme de punchs aux fruits naturels.
Une même passion de Père en fils
Le domaine appartient depuis 1928 à la famille Marsolle. On retrouve des Marsolle (qui seraient d'origine charentaise) dès le début de l'arrivée des français dans l'île. Au début ce domaine s'appelait HABITATION Bellevue. Dans les années 1800 Monsieur Séverin acquiert le Domaine qui gardera son nom. C'est à l'époque une parmi les nombreuses sucrottes de l'île. Elle fabrique des pains de sucre brut, expédiés en Métropole pour y être raffinés. Le Domaine a été ensuite une conserverie d'ananas pendant plusieurs années. Et c'est en 1928, qu'Henri Marsolle originaire de Bouillante sur la côte sous le vent, rachète le Domaine à sa tante Madame Beauvarlet qui l'avait acquis du vicomte NOVION de TOURCOING en 1920.
En 1966, son fils Joseph Marsolle acquit à son tour l'exploitation et consacra toute sa passion à la qualité de la production, accompagné dans cette tâche par son frère Edouard. L'important potentiel de développement, notamment à l'exportation, conduisit Joseph Marsolle et son épouse May à mettre en place une politique commerciale adaptée. L'entreprise est aujourd'hui gérée par ses trois fils : José, Pascal et Thierry.
Une vocation touristique affirmée
May Marsolle consacra dès les années 80 toute son énergie, aux côtés de Joseph, au développement touristique du Domaine. Outre la création de la gamme de punchs et cocktails qui répondait à une demande croissante des consommateurs, le Domaine se dota de plusieurs atouts qui conjuguent efficacement l'activité de production avec sa vocation touristique, pour le plus grand plaisir des visiteurs.
Le petit train permet de profiter de magnifiques points de vue, mais aussi de découvrir l'élevage de ouassous (commercialisés par le Domaine), les plantations de canne et d'ananas, l'élaboration du rhum et les fabriques d'épices.
Quant à la boutique, véritable caverne d'Alibaba pour amateurs de spécialités locales, elle représente une part importante du chiffre d'affaires réalisé par le Domaine.
Quand authenticité rime avec dynamisme commercial
Symbole du Domaine, la célèbre roue à aubes continue aujourd'hui d'entraîner les deux moulins. Cette roue est actionnée par l'eau coulant de la grande rivière à Goyaves par un canal de 3 km de long construit à l'époque du Père Labat. Gage d'authenticité certes, volonté aussi de maintenir en vie notre patrimoine puisque Séverin est la seule distillerie des Antilles Françaises à fonctionner ainsi.
Chaque année sont broyées 2000 à 2500 tonnes de cannes qui proviennent des exploitations du Nord Basse-Terre. Les étapes de la fabrication, fermentation, distillation qui font la qualité de ce rhum parfumé, sont rigoureusement respectées, et les 20 employés qui travaillent pour l'entreprise ont tous conscience qu'ils sont les garants du prestige des nombreux produits qui sont ici commercialisés. Reconnaissance de ce sérieux de fabrication, Séverin obtient dès 1960 le label « Qualité française » pour l'excellence de ses produits et s'est vu régulièrement décerner la médaille du Concours Général Agricole de Paris.
Aujourd'hui, le Domaine, qui commercialise 30% de sa production à l'exportation, continue grâce à une très bonne maîtrise des méthodes de fabrication et à une stratégie commerciale pointue, à développer sa production sur le site pour offrir aux consommateurs un large choix : rhums blancs (50 et 55°), rhums vieillis en fût de chêne, punchs aux fruits naturels, gamme d'épices « Dame Besson », dont la célèbre sauce antillaise et la sauce créoline, gamme de sauces « Spice Créole Food » (sauce créole, pimentine, habanero etc.) ainsi que les épices liquides et les accras de morue en poudre, et plusieurs nouveaux produits prochainement lancés sur le marché.
Visite
La visite du domaine peut se faire :
A pied
la distillerie (broyage de la canne à sucre, fermentation et distillation)
la roue à aubes
le chai de rhum vieux
une vue superbe sur les bassins de ouassous
un sentier découverte à travers les jardins tropicaux
la mise en bouteilles du rhum, des punchs et des épices
"la case à Popo"
le Ti lolo Resto
dégustation et vente de nos produits à la "Cave à Rhum"
En Petit Train
Confortablement assis, vous passerez à travers les bassins de ouassous où vous pourrez assister à une pêche spectaculaire, ensuite vous passerez par les champs de canne à sucre, la distillerie, la maison familiale du Domaine et les fabriques d'épices. Enfin, vous terminerez la visite à la boutique du Domaine par une succulente dégustation de rhums et punchs.
Tarifs d'entrée du Domaine :
Adultes : 9 €
Enfants (4 à 12 ans) : 5 €
Horaires d'ouverture : 8h30 – 17h30 (sauf le dimanche). Septembre : 8h30 – 13h. Octobre : 8h30 – 13h / 14h30 – 17h30
Horaires petit train : Matin : 9h30 / 10h45 / 11h30. Après-midi :
Janvier à Avril : 14h30 / 15h45
Mai à Août / Octobre à Décembre : 15h30
Septembre : Matin uniquement
Le Domaine comprend deux fabriques d'épices et de condiments qui sont DAME HENRI BESSON et SPICE CREOLE FOOD
Fabrique Dame Henri Besson
C'est la plus ancienne fabrique d'épices de la Guadeloupe. Mme Besson, une tante de la famille nous a laissé son secret de fabrication, jalousement gardé par Violaine, la responsable de la pimenterie, qui depuis les années 70 perpétue les recettes artisanales de la sauce antillaise, du piment confit et de la créoline, recommandée notamment pour les grillades. Et ne pas oublier la petite dernière qui est la sauce des boucaniers au gingembre, très parfumée.
Fabrique Spice Creole Food
Installée au Domaine depuis 1997, on y fabrique 4 sauces piquantes : La sauce créole, le piment basilic, la sauce indian, qui est au curry, et la sauce habanero, nouvellement créée. Il y a aussi la moutarde créole épicée à souhait et la moutarde indienne. Ne pas oublier la pimentine qui est une sauce originale, vous avez le goût du piment sans le piquant. Il y a aussi les épices liquides : cannelle muscade et vanille (pour les gâteaux), et aussi une gamme de vinaigres aromatisés, et la fameuse poudre d'accras de morue, beignet de coco et banane. Vous mélangez avec de l'eau c'est prêt pour la friture en 2 mn.


Rhum Reimonenq de Guadeloupe

rte Bellevue 97115 SAINTE ROSE


05 90 28 79 92
fax :05 90 28 82 55

Bienvenue à vous,
Le Musée du Rhum, un complexe situé en Guadeloupe, plus précisement à Sainte-Rose, une ville de Nord Basse-Terre, ce site a pour but de vous renseigner sur ce lieu d’histoire et de culture, qui fait partie du patrimoine ancestrale de la Guadeloupe, car ces installations existent depuis des générations et se passent de pères en fils dans la famille Reimonenq. Et c’est pourquoi il est nécessaire de mettre en valeur ce lieu et ses différents éléments grâce aux nouvelles technologies.
Jetez un regard sur 3 siècles d’Histoire, d’art et de traditions dans le musée qui jouxte la distillerie. Grâce à un film vidéo tourné à la distillerie, vous pénétrerez dans le cycle du rhum et découvrirez les secrets de sa fabrication . De nombreux objets vous étonneront: documents, gravures, panneaux et outils sont, certes, les témoins d’un passé révolu, mais aussi une invitation à retrouver l’âme d’une Guadeloupe authentique. Des recompositions minutieuses ont été réalisées: l’atelier du tonnelier, le magnifique ensemble de coutelas (ou machettes) venus des cinq continents, de l’alambic en cuivre, de même que la sucrote où se faisait le sucre au 17ème siècle. En fin de visite, la boutique vous propose une gamme étendue de produits typiques du monde antillais. Vous pourrez également déguster les diverses variétés de rhum de la distillerie dont la renommée n’est plus à faire, ainsi que les nombreux dérivés tels que punchs et Shrob .
La distillerie a été créée en 1916, par la famille REIMONENQ. Et comme la plupart des autres distilleries de l’île, la production principale de la Distillerie du Musée, est du Rhum Agricole, distillé à base de pur jus de canne à sucre. La canne fraîchement coupée est broyée par des moulins électriques. Après la fermentation (de 24 à 48 heures) dans des cuves à l’air libre, le vin est distillé dans la colonne en inox. Cette colonne est spéciale, parce que le jus fermenté est chauffé indirectement (serpentin échangeur) pour séparer l’alcool du vin. L’alcool se vaporise à partir de 78°C et dans la limite de 92°. Cet échangeur de chaleur thermique permet un contrôle total des températures pendant le processus de distillation et ainsi permet d’éliminer les éthères de mauvais goût et extraire un produit de qualité. Ce processus unique aux Antilles engendre le Rhum Coeur de Chauffe, un rhum spécial cocktails et long-drinks . En sortie de colonne, le rhum est limpide et titre entre 60° et 70° d’alcool – il est stocké :
dans des foudres en inox ou en bois puis réduit à 50° pour la vente,
ou mis en vieillissement dans des fûts de chêne d’une capacité de 200 à 600 litres, durant 3 années minimum pour avoir l’appellation “Vieux”
Notre production actuelle est mise en bouteille à la distillerie : rhums et punchs, puis est vendu localement ou exportée vers la France Métropolitaine.
Tarifs et Horaires
Enfant (primaire – moins de 10 ans) : 3 Euros
Jeune (secondaire – plus de 10 ans) : 4 Euros
Adulte : 6 Euros
Groupe (20 personnes) : 5,5 par personne
Le Musée du Rhum est ouvert toute la semaine de 9H a 17H, ainsi que le samedi mais fermé le Dimanche.


Rhum du Père Labat de Guadeloupe (Marie Galante)

97112 GRAND BOURG



Route du rhum 2010