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Guide de Guadeloupe

Point de situation de l'épidemie de dengue en Guadeloupe et Martinique

Diminution de cas confirmés en Guadeloupe, forte augmentation en Martinique


Rédigé le Vendredi 9 Novembre 2007 à 09:33 commentaire(s)
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L'Institut de Veille Sanitaire, établissement public de l’État, placé sous la tutelle du ministère chargé de la Santé, l’Institut de veille sanitaire (InVS) réunit les missions de surveillance, de vigilance et d’alerte dans tous les domaines de la santé publique fait un point précis de la situation au 8 novembre 2007


Guadeloupe : 1150 cas estimés la semaine dernière soit un total de 7000 depuis le début de l'épidémie

Point dengue Guadeloupe
Point dengue Guadeloupe
140 personnes hospitalisées sur les 7 000 cas soit un taux de séverité de 0.9 % ne doivent pas faire oubliée aux touristes que la "grippe tropicale" (autre désignation pour la dengue) n'est pas un simple rhume.

Ampleur de l’épidémie
Le nombre de cas cliniquement suspects de dengue se stabilise au cours de la première semaine de novembre (semaine 44), depuis le début de l’épidémie, environ 7000 personnes ont consulté un médecin généraliste pour un syndrome clinique évocateur de dengue.

Hospitalisations
Depuis le début de l’épidémie, 140 cas de dengue biologiquement confirmés ont été hospitalisés (figure 3), soit un taux d’hospitalisation de 2,4 %. Au mois d’octobre ce taux est resté stable (2,1 %). Les enfants âgés de 15 ans et moins représentent 45 % des cas de dengue biologiquement confirmés hospitalisés depuis le début de l’épidémie. Cette proportion est restée identique au cours du mois d’octobre.

Gravité de l’épidémie
De puis le début de l’épidémie (mois d’août et septembre)
• Parmi les adultes hospitalisés, 63% ont présenté une dengue commune et 37% une forme grave de la maladie.
• Parmi les enfants hospitalisés, 58% ont présenté une dengue commune et 42% une forme grave de la maladie.
Au mois d’octobre
• Parmi les adultes hospitalisés, 55% ont présenté une forme commune de la maladie et 45% une forme grave.
Parmi les formes graves, 6% étaient des formes hémorragiques, 2% des formes hémorragiques incomplètes et 36 %
d’autres formes sévères.
• Parmi les enfants âgés de moins de 15 ans hospitalisés, 77% ont présenté une forme commune de la maladie et 23%
une forme grave.
Parmi les formes graves, 5% étaient des formes hémorragiques, 3% des formes hémorragiques incomplètes et 15 % d’autres formes sévères



Martinique : 1945 cas estimés la semaine dernière soit un total de 11 500 depuis le début de l'épidémie

177 personnes hospitalisées sur 11 500 cas soit un taux de séverité de 0.95 %

Ampleur de l’épidémie
Au cours de la semaine 44 (29 octobre au 04 novembre 2007), 1945 personnes ont consulté un médecin généraliste pour un syndrome clinique évocateur de dengue. Depuis le début de l’épidémie (fin août), le nombre total de personnes ayant consulté un médecin généraliste pour un syndrome clinique évocateur de dengue est ainsi estimé à 11500.

Hospitalisations
Depuis le début de l’épidémie, 177 personnes (72 enfants et 105 adultes) ont été hospitalisées pour une dengue biologiquement confirmée, soit un taux d’hospitalisation de 1,9%. Au mois d’octobre, ce taux a été de 5%. Par rapport au nombre total de personnes ayant consulté un médecin de ville pour un syndrome évocateur de dengue, le taux
de formes graves (nombre de formes graves hospitalisées : dengues hémorragiques + dengues hémorragiques incomplètes + autres formes sévères) est de 0,95%. Cette proportion était de 0,27% durant l’épidémie de 2005.

Gravité de l’épidémie
De puis le début de l’épidémie (mois d’août et septembre)
• Parmi les adultes hospitalisés, 66% ont présenté une dengue commune et 34% une forme grave de la maladie.
• Parmi les enfants hospitalisés, 69% ont présenté une dengue commune et 31% une forme grave de la maladie.
  • Au mois d’octobre
• Parmi les adultes hospitalisés, 13% ont présenté une forme commune de la maladie et 87% une forme grave.
Parmi les formes graves, 22% étaient des formes hémorragiques, 25% des formes hémorragiques incomplètes et 40 % d’autres formes sévères.
• Parmi les enfants âgés de moins de 15 ans hospitalisés, 28% ont présenté une forme commune de la maladie et 72% une forme grave.
Parmi les formes graves, 28% (étaient des formes hémorragiques, 11% des formes hémorragiques incomplètes et 33 % d’autres formes sévères

CONCLUSION POUR LA MARTINIQUE :
L’épidémie de dengue continue sa progression et a largement dépassé le niveau de 2005. Le taux de sévérité est également plus élevé qu’en 2005. Le pourcentage de formes graves hospitalisées a augmenté au cours du mois d’octobre, aussi bien chez les adultes que chez les enfants, mais cette évolution témoigne sans doute, pour partie, d’un effet « filière dengue » mise en place depuis 2 semaines dans les hôpitaux et qui a permis une prise en charge ambulatoire de formes qui, avant, auraient été hospitalisées

Point Lutte Anti vectorielle contre la dengue dans nos iles

1 - ACTIONS DE LUTTE CHIMIQUE
Les pulvérisations adulticides sont réalisées à l’aube et au crépuscule, en priorité sur les secteurs les plus touchés. Les traitements larvicides concernent les principaux lieux de
développement des larves du vecteur situés sur les communes les plus touchées ou de plus forte concentration de population humaine.

2 - CONTROLES ENTOMOLOGIQUES
Les contrôles entomologiques ont concernés principalement certains sites sensibles comme les crêches, cabinets médicaux et écoles

3 - MOBILISATION SOCIALE
• Diffusion d’un spot de prévention par Internet
• Intervention radio : 1
• Réunions d’information : 1
• Diffusion de messages de prévention par les curés dans les églises catholiques au cours des offices des 1er, 2, 3 et 4 novembre.
• Diffusion affiches ERP (mairies, bureaux de poste, pharmacies, cabinets médicaux) : 3 communes concernées
• Diffusion spots prévention dans les grandes surfaces
• Suppression de la vente de coupelles de pots à fleurs dans les chaînes de magasins « Général Bricolage » et vente promotionnelle
d’articles de lutte contre les moustiques durant la période épidémique
• Réunion des référents des communes les plus touchées ou les plus peuplées. Objectifs :
• Mise en place de comités de gestion communaux
• Mise en place de brigades communales de lutte contre les moustiques.



sébastien sabattini