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Pawol a tout moun : France / Guadeloupe : Pourquoi Elle nous a gardés, pourquoi Elle veut nous larguer


Rédigé le Mercredi 23 Septembre 2009 à 11:20 | 0 commentaire(s)
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A propos de la question des évolutions statuaires aux Antilles Françaises.

Les affaires d’Etat ne sont jamais des histoires d’amour.

L’attachement historique et passionnel de la France pour ses terres Ultramarines des Antilles c’est du cinéma juste bon pour les discours officiels, les cérémonies avec beaux costumes et falbalas faciles.

La vérité est tout autre. Le monde économique et politique n’a ni cœur, ni passion, juste des intérêts !

Si l’on veut avoir une assez juste idée de notre situation par rapport à la métropole il faut revenir en arrière


Evolution statutaire en Guadeloupe ?
Evolution statutaire en Guadeloupe ?
C’est vrai les Antilles ont été de véritables mines d’or qui ont apporté à l’Europe du XIXème siècle des sommes si considérables qu’il n’est pas exagéré de dire que l’argent tiré des Colonies de la Caraïbe a largement financé la période de grand essor industriel et commerçant que l’on a l’habitude d’appeler la « Révolution industrielle ».

La France et la Grande Bretagne ont très bien su gérer cet apport financier, l’Espagne n’a pas dépassé la simple thésaurisation de l’or amassé aux Amériques. Elle s’est fait distancer pendant deux siècles. Elle s’en relève juste aujourd’hui.

Mais cette situation fructueuse qui rendait les iles françaises d’Amérique si intéressantes s’est terminée vers la fin du XIXème siècle. Le sucre de betterave moins onéreux ajouté aux coûts de l’industrialisation des sucreries ont rendu les îles moins rentables.

Disons que la dernière grande période de prospérité a été la Première Guerre mondiale, nos distilleries fournissant le rhum qui réchauffait les poilus et les aidait à supporter l’enfer inhumain de cette guerre odieuse.

Depuis, lentement mais surement les deux îles françaises de la Caraïbe s’en tirent plutôt mal.

Elles ont plutôt raté l’industrie touristique qui y vit en ce moment des jours difficiles et elles sont en train de s’enliser dans des postures totalement ingérables et irresponsables.

Alors pourquoi la France métropolitaine nous a-t-elle « gardés »

Et bien pour des raisons qui n’ont absolument rien à voir avec notre charme exotique, notre Rhum si délicat (le meilleur au monde !) et nos doudous si jolies.

Deux grandes raisons expliquent l’attachement de la métropole envers toutes ses terres ultra-marines.

Toute île est par nature entourée d’eau ! Et par la même occasion, elle offre au pays qui la possède un territoire maritime très important. Grace à toutes les petites îles qu’elle possède dans tous les océans, La France occupe la seconde place mondiale en termes de territoires maritimes.

Or aujourd’hui on ne peut l’ignorer, les océans sont des espaces de développement essentiels que ce soit pour la vie humaine, les transports mais également les ressources sous-marines et la géostratégie mondiale.

Grace à ses territoires d’outre-mer la France se maintient donc dans le peloton de tête très recherché des Très Grandes Puissances internationales.

Mais ce n’est pas tout.

Il faut remonter à la fin de la seconde guerre mondiale pour comprendre le problème.

Pendant ce conflit, les français ont pris pour habitude de croire que le général De Gaulle représentait mondialement la France Libre.

Ce n’est pas vrai !

W Churchill l’anglais en fin stratège avait bien compris qu’il ne pouvait se passer de cette organisation des Français Résistants mais le Président Américain, F D Roosevelt ne supportait pas De Gaulle qu’il trouvait hautain et trop imbus de sa « supériorité ». Soyons francs De Gaulle n’adorait pas non plus les dirigeants US …

Roosevelt ne l’a pas invité à la Conférence de Yalta qui réunissait les Alliés et il ne souhaitait pas tant que cela que la France redevienne rapidement une grande puissance.

Pour ce qui est des Antilles Françaises la situation vue du coté US était très claire. Pour eux ces petites îles devaient se ranger dans la sphère américaine sur la Caraïbe.

C’est l’une des raisons pour laquelle La IVème République dès la fin du conflit mondial s’est empressée d’appliquer la loi d’assimilation départementale pour la Guadeloupe et la Martinique décidée en 1938 mais pas encore mise en œuvre.

Entre autres choses la départementalisation des deux îles a permis à La France de mettre enfin un terme à l’appétit américain sur ces territoires.

Un autre problème a fait que la France avait encore intérêt à nous garder.

Lors de la création de l’ONU, Elle n’a obtenu que de justesse de faire partie des Grandes Nations disposant du droit de Véto.

C’est uniquement grâce à son importance stratégique internationale (et donc son vaste territoire maritime …) qu’elle a pu se maintenir dans cette position que beaucoup de pays lui contestaient.

La fragilité de la France à l’ONU a toujours été un cruel problème pour la Présidence de la République (rappelons-nous que De Gaulle a tout fait pour s’imposer face aux USA et se libérer de leur tutelle)

Que l’on comprenne bien que la France a sur l’échiquier international une position difficile à tenir car son influence diplomatique dépasse de loin sa réelle puissance économique.

Cette absolue nécessité de conserver un vaste territoire ultra-marin est quelque part la source des problèmes d’aujourd’hui dans nos îles.

Jusqu’à la fin du XXe siècle la donne stratégique n’a pas changé et elle a permis à quelques meneurs antillais de conduire une politique très particulière mais qui a toujours fonctionné.

Cela se résume en gros par : Il faut financer sans limite ni contrôle toutes nos revendications même les pires et les plus déraisonnables sinon nous agitons le spectre de l’indépendance !

Si l’on ajoute l’éloignement géographique et le manque total d’intérêt des métropolitains pour les péripéties antillaises, vous avez le Cocktail parfait d’une situation qui a favorisé les pires égarements et les pires erreurs d’appréciation.

En fait ce n’est pas tellement que la France trouvait les désirs antillais légitimes ou essentiels, c’est plutôt qu’elle avait besoin de ces deux îles et qu’à cette époque elle avait les moyens de financer leurs abus et leurs mauvaises gestions sans trop s’en inquiéter.

Le problème c’est que beaucoup d’Antillais n’ont pas fait la bonne analyse de la situation et qu’ils ont fini par croire que leurs discours étaient réalistes et légitimes et que si la France ne bougeait pas lors de leurs crises sociales récurrentes c’est que le motif en était juste.

C’est cette erreur de jugement catastrophique qui a permis par exemple le développement de l’UGTG. Pendant longtemps la France ne s’est pas occupée de ces troublions dont le discours inacceptable aurait dû pourtant être sanctionné.
La Politique métropolitaine a été pendant des décennies des plus simples : qu’ils fassent donc ce qu’ils veulent, on en a encore besoin donc PAS DE VAGUES aux Antilles.

Oui mais voila depuis une dizaine d’année tout a changé.

Pour ce qui est de la position fragile de la France à l’ONU, cela ne pose plus tellement de problèmes. L’Union Européenne dans laquelle elle occupe une place fondatrice et essentielle donne à la France l’assise internationale suffisante pour ne plus avoir à s’inquiéter de son rôle à l’ONU.
Ensuite cette organisation internationale s’essouffle et la fin de la dualité historique entre USA et URSS lui a ôté une partie de son rôle primordial.

Reste bien sur pour la métropole l’intérêt de toujours posséder un vaste territoire maritime. Mais soyons bien conscient que nous ne sommes plus en période de vaches grasses et l’Etat Français qui se trouve pour des raisons diverses face à une dette astronomique fait comme les ménages des particuliers. Il fait ses comptes et comme toujours en économie arrive le légitime calcul entre coût et intérêt.

Disons qu’avec une économie florissante la métropole continuerait à supporter nos errances et nos excès. Aujourd’hui ce n’est plus le cas car Elle ne le peut plus.

Il faut de même prendre en compte que certaines îles françaises comme par exemple l’île de Clipperton (Pacifique) offre des richesses sous-marines encore inexploitées et elle ne coûte presque RIEN ! Alors que Guadeloupe et Martinique sont perçues de façon nettement moins positive.

Tout à donc changé dans la donne économique et stratégique nous concernant.

Le problème c’est que ceux qui prennent encore la parole ici comme les illuminés de l’UGTG qui n’ont aucune lecture intelligente et prospective de la situation et de l’avenir, s’imaginent encore à la belle époque où il suffisait de gesticuler et de menacer d’indépendance pour obtenir plus d’argent.

C’est pour cette raison d’une naïveté inouïe et incroyable qu’ils se sont crus encore bien placés pour sortir leur « Gwadloup cé tan nou cé pa ta yo » qui a considérablement irrité toute la métropole et qui n’exprimait qu’une totale incapacité à comprendre le monde d’aujourd’hui.

Car voila encore un point qui devrait faire réfléchir ces petits tyrans locaux.

Avec les échanges rapides d’informations, la Guadeloupe n’est plus « éloignée » de la métropole et les français ont suivi de près les agissements et les discours ridicules et xénophobes du début 2009.

Et comme la France (Le Monde ?) ne se sent pas très à l’aise dans son présent et son avenir, certains débordements imbéciles ont été très mal perçus.

Nicolas Sarkozy qui l’a très bien ressenti en a profité pour venir surfer sur cette vague « anti-Antilles » et a commencé à poser les jalons d’une évolution statutaire inexorable pour ces deux îles si leurs habitants ne changent pas vite fait bien fait de discours et d’attitudes.

Dans l’état actuel de notre situation que l’on ne se fasse aucune illusion, La France et une grande majorité de ses habitants souhaitent nous larguer !

D’abord ils ont entendu des choses qu’ils n’ont pas digéré (même s’ils sont capables de dire pire eux-mêmes …) et ensuite ils ont à juste titre l’impression d’entretenir à grands frais deux îles qui ne leurs rapportent plus rien tout en leur crachant à la figure.

Attention déjà dans le référendum de 2003, certains organismes Français souhaitaient clairement pouvoir changer la donne économique locale. C’est le cas pour EDF qui ne supporte plus que très difficilement de devoir par obligation nationale facturer un Kw/h dix fois moins que son prix de revient tout en supportant une main mise de l’UGTG sur ses structures et sa politique de développement locale.

En période de crise et vue la situation de l’économie française, il va falloir faire des économies partout où cela sera possible. Alors si certaines îles en plus de couter chères jouent les va-t-en guerre et les jusqu’au-boutistes imbéciles, les dés sont joués.

Guadeloupe et Martinique doivent très très rapidement comprendre que sur les 4 DOM, elles sont les seules qui ne rapportent que des soucis et qui en plus se permettent de gesticuler sans cesse avec des discours et des postures aberrantes.

La Réunion est loin de poser les mêmes problèmes. De toute façon c’est la base maritime de gestion des Terres Françaises Australes. Donc pas touche ! Il n’y a pas d’UGTG à la Réunion. Demandez-vous pourquoi ?

La Guyane, Elle est une future mine d’or et de matières premières non encore exploitées mais potentielles et surtout elle abrite le centre spatial de Kourou qui est vital pour La France et l’Europe. Donc pas touche !

Guadeloupe et Martinique ne revendant pas les beaux 4X4 qui y circulent en abondance ont beau s’agiter, elles fatiguent tout le monde et beaucoup souhaitent s’en débarrasser. Leur coût actuel dépasse de très loin leur intérêt.

Les habitants de ces deux îles feraient sans doute bien de réfléchir un peu et de revoir leurs jugements et leurs fonctionnements. Ils sont en ce moment pour beaucoup totalement à côté de la plaque.

Un individu comme Domota qui n’a visiblement rien compris au monde dans lequel il vit, et qui ressasse des discours dépassés depuis 60 ans, les mène directement dans le mur.

Guadeloupe et Martinique sont absolument incapables de se passer de la métropole.


Economiquement leur situation est sans espoir et ingérable. Leurs « dirigeants » politiques montrent tous les jours leur totale incapacité à gérer la situation et leur corruption morale et personnelle. Ces deux îles n’ont aucun atout économique à faire valoir dans un avenir immédiat et les habitudes de fonctionnement et de consommation de leurs habitants les rendent incapables de s’autogérer de façon autonome.

Pourtant, il y a fort à parier que tout soit déjà décidé. Comme on ne peut pas dans la constitution française imposer l’indépendance à une partie du territoire, il suffit de s’arranger pour que les habitants eux-mêmes s’excluent lentement de l’unité nationale.

Voila sans doute ce qui explique en grande partie l’attentisme surprenant de l’état français. Il attend simplement que les crabes se mangent entre eux. Moins il bougera plus les choses sembleront venir de la volonté antillaise. En ce sens on peut démontrer que Domota, le LKP et l’UGTG sans même s’en rendre compte servent les intérêts de la Présidence Française et des grands intérêts économiques de la métropole.

Nicolas Sarkozy est bien évidemment favorable à une évolution des Antilles vers l’Art 74. Cela allégerait de beaucoup le Trésor National et surtout cela débarrasserait la France de populations instables et peu désireuses de s’intégrer tout en étant très décalées dans leurs discours et leurs comportements. De plus la grande majorité des métropolitains sans état d’âme est favorable à un largage pur et simple et pour une fois il aimerait leur faire plaisir…

En l’état, La France a tout intérêt à nous redonner notre liberté. Pourtant la seule façon pour nous d’éviter la ruine certaine et une évidente dictature de politiciens ineptes et incapables est pour nous de rester fidèle au giron national…

Il faudra donc réfléchir rapidement et profondément à ce que l’on veut vraiment.

Une chose est sûre cela sent le roussi !


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