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Palmares des hôpitaux de France : le CHU de Pointe à Pitre


Rédigé le Lundi 1 Septembre 2008 à 07:23 | 0 commentaire(s)
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Le Point tous les ans édite une étude sur le palmares des hôpitaux de France, nos petits camarades journalistes n'ayant refleté que les côtés positifs de ce classement en Guadeloupe, il n'en a pas fallu plus pour soulever des hauts-le-coeur sur le net à propos de cette extraordinaire progression par rapport à l'année dernière. Presque tous les jours, la presse pointe des disfonctionnements locaux et notre établissement serait primé ?
Faisons le point précis, 221 établissements classés au travers de la France font partis de cette étude


Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre
Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre

Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre

L'établissement a été distingué pour la ou les pathologies suivantes :


36ème nationale ( / 221) concernant les calculs urinaires
10ème nationale ( / 221) concernant les cancers de la prostate
42ème nationale ( / 221) concernant la cataracte

Donc cela veux tout simplement dire que sur les 37 autres spécialités jugées, le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pointe-à-Pitre n'arrive pas dans les 50 premiers

Enfin à titre comparatif, soulevons le nombre de spécialités distinguées par les autres CHU domiens :

  • Martinique : 3
  • Réunion : 4
  • Guyane : pas de CHU classés


A titre de comparaison, les autres départements correspondant à un nombre égal de population en métropole ne font pas mieux, 19 départements en France n'ont pas d'établissements classés

Voir les résultats de l'étude sur le site du Point

Le Point
Le Point

Principe de classification

Pour établir les classements des meilleurs hôpitaux dans ces 40 disciplines médicales et chirurgicales, une base de données commune à tous les établissements de soins de France, le programme médicalisé des systèmes d'information (PMSI), est d'abord décodée. Emanant d'une agence dépendant du ministère de la Santé, et obtenue après avis positif de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), cette base de données contient les 13,5 millions de dossiers médicaux informatisés et anonymisés des patients hospitalisés dans l'année dans le secteur public.

Pour chaque patient hospitalisé - dont le nom n'apparaît évidemment pas - sont enregistrés sa provenance (domicile, urgences, autre établissement), son âge, son sexe, son mode de sortie (retour au domicile, décès...), et surtout, derrière une série de milliers de codes, l'ensemble des pathologies qui l'amènent à l'hôpital, le diagnostic principal posé par les médecins et tous les actes pratiqués. Le PMSI permet donc d'analyser finement les actes médicaux et chirurgicaux et de juger l'activité des établissements. Tous les hôpitaux de court séjour figurent dans cette base informatique. C'est la base de l'année 2005, la plus récente version disponible, qui a été exploitée.

Un questionnaire est adressé chaque année aux 800 hôpitaux dans lesquels des soins de court séjour sont délivrés. Cette enquête ne concerne pas les établissements médicaux de moyen ou de long séjour, ni les hôpitaux psychiatriques ou de rééducation. Plusieurs renseignements précis, dans des domaines sensibles, sont issus de ce questionnaire pour compléter les données d'activité provenant du PMSI : évaluation de la mortalité chirurgicale, équipes médicales spécialisées de garde sur place, noms et coordonnées des praticiens responsables de telle ou telle activité médicale ou chirurgicale.



Des médecins et des experts sont également consultés et mettent à notre disposition des informations qui habituellement ne sont pas diffusées au delà du cercle très restreint et fermé des spécialistes. Ponctuellement, d'autres sources d'informations ont été exploitées, en particulier les annuaires de l'Ordre national des médecins, de l'Office français de prévention du tabagisme, de la Société de pathologie infectieuse de langue française, de la Fédération européenne des services d'urgences mains, ainsi que l'annuaire des établissements hospitaliers publics de France (Politi 2006). Le bilan des activités de prélèvement et de greffe en France (2005) édité par l'Agence de la biomédecine est également utilisé


Critères d'évaluation et note finale

- Activité : nous comptabilisons le nombre d'actes réalisés dans l'année. Plus l'activité est importante, plus les équipes sont entraînées.
- Notoriété : l'attirance d'un hôpital auprès du public s'estime, en calculant le pourcentage de malades soignés dans l'établissement mais domiciliés dans un autre département. Sauf exception géographique, plus ce pourcentage est élevé, plus cet hôpital est attractif.
- Ambulatoire : certaines interventions légères peuvent être réalisées dans la journée, le patient rentrant chez lui le soir même. Plus le pourcentage de ces interventions réalisées en ambulatoire est élevé, meilleure est l'organisation de cet hôpital.
- Technicité : ce critère permet de mesurer la part des actes réalisés avec une technique performante par rapport aux mêmes actes effectués avec une technique obsolète, ou la part des actes complexes par rapport à des actes simples de la même spécialité. Plus ce pourcentage est élevé, plus le service est rompu aux techniques de pointe ou aux opérations complexes.
- Spécialisation : l'orientation d'une équipe vers une activité très spécifique au sein d'une discipline plus large a été mesuré, comme par exemple se consacrer quasi exclusivement à la chirurgie du genou dans un service de chirurgie osseuse et articulaire.
- Indice de gravité des cas traités : il établit la capacité d'un établissement à prendre en charge les cas les plus difficiles dans une spécialité donnée. Plus il est élevé, plus cette capacité est grande.
- Durée de séjour : une durée moyenne de séjour brève témoigne d'une bonne organisation du service, de la présence d'un personnel suffisant et entraîné et permet de limiter les risques d'infection contractés pendant l'hospitalisation.
- Les équipements
Nous privilégions la présence de certains équipements, gage de qualité ou de sécurité, pour certaines disciplines : par exemple des salles de blocs opératoires exclusivement dédiées à la chirurgie de l'œil pour les opérations de la cataracte, des services de réanimation pour la chirurgie des artères, des unités de soins intensifs cardiologiques pour la prise en charge des infarctus du myocarde ou des unités d'urgences neuro-cérébrales pour la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux.
- Lutte contre les infections nosocomiales.
Nous attribuons 1, 2 ou au mieux 3 étoiles aux hôpitaux en fonction de leurs résultats à trois évaluations rendues publiques par le ministère de la Santé en 2007 : le score Icalin (indice composite des activités de lutte contre les infections nosocomiales, lui-même calculé à partir de 31 items ayant trait à l'organisation, aux moyens et aux actions menées par les structures hospitalières pour lutter contre ces infections et les prévenir), l'indicateur de volume de produits hydro-alccoliques consommés en un an pour le lavage des mains du personnel dans chaque hôpital, et enfin le nombre de services chirurgicaux ayant procédé à une ou des enquêtes sur les infections post-opératoires par rapport au nombre total de services chirurgicaux ouverts dans l'hôpital.

Pour chacune des 40 spécialités médicales ou chirurgicale analysée, une note sur 20 est finalement attribuée à tous les hôpitaux ayant pratiqué cette activité (160 établissements, plus petit nombre, pour la chirurgie du strabisme et 821 centres, chiffre maximum, pour la pneumologie, plusieurs centaines pour la plupart des disciplines).

Cette note est le produit final de chacun des résultats aux différents critères classants retenus, sachant qu'une pondération différente est appliquée à chaque critère.

Généralement le classement des meilleurs est formé des 50 premiers hôpitaux. Pour les disciplines très spécialisée, le classement des meilleurs peut être encore plus restreint et n'être composé que des 25, voir des 20 premiers établissements.



sébastien sabattini