Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
Guide de Guadeloupe

LES 'NEGROS FRANCESES' DE SAINT-DOMINGUE


Rédigé le Jeudi 17 Avril 2008 à 06:32 commentaire(s)
Lu 3587 fois

L'indépendance américaine remit en cause la domination des puissances européennes sur leurs colonies du Nouveau Monde. Le rôle des troupes auxiliaires noires fut essentiel dans ce conflit contre la Grande-Bretagne.
Environ quatre mille hommes enrôlés dans les Antilles françaises - essentiellement en Martinique et à Saint-Domingue - prêtèrent main-forte aux indépendantistes américains. Parmi eux, on comptait de nombreux Mulâtres. Lafayette, qui en 1777 rejoignit clandestinement l'Amérique du Nord, contre l'avis du roi, à bord de La Victoire, fut par la suite un membre actif des Amis des Noirs et l'un des premiers défenseurs de l'abolition de la traite. En 1779, Saint-Domingue devint la base des opérations pour l'expédition de l'amiral d'Estaing à Savannah, contre les Anglais. Entre 600 et 1.500 Mulâtres et Noirs servirent dans la légion française lors de cette attaque....................


Negros Franceses et Caraibes Noirs : des îles au continent
Negros Franceses et Caraibes Noirs : des îles au continent
L'attaque fut un échec, mais le comte d'Estaing, entêté, prêt à y perdre la vie, permit, grâce à cette action conjointe avec le général Lincoln, d'ébranler la faconde du haut état-major anglais, qui préféra se retirer de Caroline du Sud, par prudence. L'avancée anglaise fut arrêtée en grande partie grâce à l'intervention des Français, même si celle-ci ne s'était pas parfaitement déroulée.
Dès leur retour à Saint-Domingue, comment empêcher les Noirs et les Mulâtres - forts de leur expérience militaire dans la lutte pour l'indépendance des États-Unis et de leur déception face à la non-abolition de l'esclavage par les Américains - d'œuvrer plus encore pour l'égalité des droits et la liberté des leurs ? En 1791, un soulèvement général éclata sur Saint-Domingue. Dont une partie allait devenir Haïti.

Il faut souligner que l'action des Noirs rebelles était loin d'être motivée uniquement par des intentions "révolutionnaires". La recherche d'un "père" en la personne de Louis XVI et l'adoption d'une position réactionnaire - royaliste - ont été prêtées aux rebelles noirs pour expliquer leur ralliement aux Espagnols qui occupaient la partie Est de l'île.
Comment expliquer une telle vénération ? Depuis les lois en faveur des affranchis, votées en 1790 et 1791 à l'Assemblée Constituante et promulguées par le roi, avec l'hostilité de l'Assemblée coloniale, les Noirs soulevés disposaient là d'un soutien conséquent sur l'île. De plus, le soulèvement des Noirs était d'abord un complot fomenté par le gouverneur Blanchelande. Ce dernier, qui répondait directement aux ordres du roi, aurait ainsi cherché à déstabiliser l'Assemblée coloniale autonomiste.

D'autres auteurs évoquent la possibilité d'un accord tacite entre rebelles et royalistes. Car peut-on imaginer que les Noirs n'auraient été que des exécuteurs froids d'un complot royaliste ? Ce statu quo était d'abord de circonstance, chacun souhaitant gagner du temps, pour observer le camp adverse, en cherchant à faire réagir les dirigeants français de la Métropole :
--- Les insurgés souhaitaient montrer qu'il fallait désormais compter sur leur force et traiter avec eux en leur octroyant les droits qu'ils réclamaient.
--- Le roi, en avalisant les décrets en faveur des mulâtres votés à l'Assemblée et par ses représentants sur l'île, tel Blanchelande (laxiste envers les insurgés), déstabilisaient la Révolution en créant une situation incontrôlable sur Saint-Domingue. En effet, les petits blancs qui tenaient l'Assemblée coloniale, drapés dans les idéaux révolutionnaires mais opposés à l'abolition, ne pourraient que réagir violemment à l'annonce du décret.

De plus, si l'abolition de l'esclavage n'était pas encore à l'ordre du jour à l'Assemblée Nationale, le processus d'émancipation des Noirs prenait de l'ampleur du fait de menaces internes et externes. Internes, après le vote à l'Assemblée de l'amendement du 15 mai 1791 en faveur des Mulâtres, qui semait la confusion dans la colonie française, comme évoqué précédemment. Externes, avec les Anglais qui menaçaient d'abolir la traite, mettant ainsi en péril l'empire colonial français, tandis que les Espagnols, présents dans l'île de Saint-Domingue, proposaient de nombreux avantages aux chefs noirs et à leurs troupes s'ils se rangeaient aux côtés de leur roi, contre la France révolutionnaire (ce qui se réalisa effectivement en 1793 après la décapitation de Louis XVI).
Et pouvait-on en vouloir aux chefs noirs d'avoir choisi le roi de France contre les révolutionnaires, étant donné que dans l'île, ceux qui justement se réclamaient de la République, les petits blancs, étaient dans le même temps farouchement opposés à l'égalité des droits pour les Mulâtres et encore plus acharnés à l'idée d'une quelconque mesure favorable aux Noirs (en octobre 1791, les Jacobins de l'Assemblée coloniale avaient refusé les "soixante libertés" aux esclaves du Nord) ? Les insurgés du Nord prirent le prétexte des décrets de mars 1790 et mai 1791 pour la "défense du roi".

Les insurgés du Nord, sur Saint-Domingue, ont par leur révolte, poussé les révolutionnaires français à traiter directement avec eux sans passer par les Colons. Les Colons, outragés, parvinrent à faire capoter les négociations entreprises, dès septembre 1791, entre les trois commissaires nationaux (dépêchés à Saint-Domingue par l'Assemblée Nationale), l'Assemblée coloniale et les rebelles du Nord.
Toussaint, l'un des trois grands chefs noirs, que l'histoire retint sous le nom de "Toussaint Louverture", joua un rôle majeur dans la recherche d'un accord entre les commissaires et les insurgés. Jean François et Biassou, les deux autres grands chefs noirs, réclamèrent d'abord trois cents affranchissements, Toussaint opta pour soixante. Jean François se rangea à l'avis de Toussaint. Devant les insistances des commissaires, les insurgés noirs libérèrent leurs prisonniers blancs en gage de bonne foi. Les commissaires obtinrent alors du ministère de la Marine - dépendant directement du roi - une amnistie en faveur des rebelles. Les colons acceptèrent d'appliquer l'amnistie mais en imposant aux chefs noirs des conditions totalement inacceptables, annulant de facto toute sortie négociée du conflit.

Enfin, après l'exécution de Louis XVI, comment éviter que les Noirs ne passent aux Espagnols, quand ces derniers leur offraient effectivement de rester libres s'ils rejoignaient leur camp ? Quelques jours avant que l'Espagne n'entre en guerre contre la France régicide, le ministre du roi d'Espagne informa, le 22 février 1793, le gouverneur de Saint-Domingue, Don Joachim Garcia, des intentions royales de récupérer Jean François et Hyacinthe, chefs des insurgés du Nord désignés sous le terme de Negros franceses ("Noirs français") par les espagnols, en leur accordant "pour toujours, liberté, exemptions, jouissances et prérogatives".

En 1791, le gouverneur Blanchelande doit faire face désormais, au Nord, à une révolte de Noirs déjà bien installée, et à l'Ouest à une situation de sécession dirigée par le Club des Amis de la Constitution, composé de Jacobins "petits blancs" se prétendant ultra-révolutionnaires et opposés à tout compromis avec les Mulâtres. Le gouverneur Blanchelande temporise.
Face au soulèvement des Noirs au Nord, les royalistes de l'Ouest se rapprochent des Mulâtres et signent un concordat, le 7 septembre 1791. Ce sont les "confédérés". Après avoir imposé leur entente aux agitateurs petits blancs de Port-au-Prince, les confédérés entrent dans la ville où est orchestrée une poignée de main solennelle entre Rigaud, chef des Mulâtres, et le Blanc populiste Caradeux. Mais arrive à Saint-Domingue la nouvelle de l'envoi de troupes et de l'annulation, le 29 septembre, du décret du 15 mai favorable aux Mulâtres (les députés avaient estimé que seules les Assemblées coloniales - exclusivement composées de Blancs -étaient à même de décider du statut des personnes dans les colonies). Avec le coup d'état de Praloto, qui expulse les confédérés de Port-au-Prince, les petits blancs se liguent contre les "commerçants de Bordeaux" et les grands blancs, l'Ouest s'embrase.

En France métropolitaine, le 4 avril 1792, l'Assemblée Législative dominée en grande partie par les Amis des Noirs, rétablit le décret du 15 mai 1791, après avoir pris conscience, dans sa majorité, que pour garder les colonies, il est plus qu'urgent de réconcilier Blancs et Mulâtres afin de mater l'insurrection noire au Nord et de briser les sécessionnistes blancs de l'Ouest. Les Mulâtres sont dès lors appelés "citoyens du 4 avril". Le gouverneur Blanchelande s'appuie sur les confédérés de l'Ouest et débarque à Port-au-Prince en soumettant les insurgés blancs. Il rend hommage aux rois Louis XV et Louis XVI, et remet en place le système de l'Ancien Régime en installant à la tête des municipalités des militaires directement nommés par le gouvernement colonial.

La France est bientôt menacée non plus seulement dans ses colonies, mais directement sur ses frontières : le 20 avril 1792, l'Autriche et l'Allemagne entrent en guerre contre la France ; l'Europe des rois manœuvre pour faire tomber la Révolution. La France est envahie par les armées étrangères. Le 10 août, devant les atermoiements de l'Assemblée Législative, la famille royale résidant au Palais des Tuileries est emprisonnée au Temple par le peuple. La Convention remplace l'Assemblée Législative, dissoute. La République est proclamée le 22 septembre et la monarchie est abolie.
Girondins et Jacobins gouvernent. Sonthonax et Polverel, après avoir été nommés commissaires aux colonies par l'entremise de Brissot, l'un des principaux chefs girondins, arrivent au Cap en juillet. Lorsqu'ils foulent le sol de Saint-Domingue, l'île est divisée en différentes zones d'influence.

Les deux commissaires usent, dès octobre, de leurs pleins pouvoirs en dissolvant les assemblées provinciales et générale de la colonie, sous le prétexte qu'elles ne considéraient pas la représentativité des Mulâtres. Ils renvoient en France le gouverneur Blanchelande et des militaires soupçonnés d'être trop laxistes dans la répression de la révolte des esclaves. Les commissaires Sonthonax et Polverel assoient leur autorité en écartant des arcanes du pouvoir les plus royalistes, et en tentant de gagner la confiance des "Clubistes", petits blancs plus démagogiques que réellement révolutionnaires (ils restaient profondément opposés à l'égalité des droits pour les Mulâtres, même si ils avaient dû accepter la loi du 4 avril). Les forces sur lesquelles pouvaient compter les commissaires étaient composées par l'armée débarquée récemment de la métropole, des Mulâtres - favorisés par les mesures prises par la Convention - et par le reste des soldats de l'ancienne armée restés stationnés dans l'île, ainsi que les milices. Sonthonax tente de s'attirer les services des Noirs insurgés, mais ceux-la ne jurent fidélité qu'à la royauté.

Puis, au début de l'année 1793, tout s'accélère. Le 14 janvier 1793 est mis en délibéré le jugement de Louis XVI. Il est exécuté le 21 janvier. L'Angleterre entre en guerre contre la France, le 1er février 1793, et en mars à Saint-Domingue, les Noirs insurgés du Nord font alliance avec les Espagnols qui occupent la majeure partie de l'île à l'Est, depuis sa découverte par Christophe Colomb. Les "Negros franceses" (insurgés du Nord) engagent désormais les hostilités pour le compte de l'Espagne, contre la République française. La situation devient encore plus complexe lorsque Galbaud, le nouveau gouverneur nommé par la Convention, vient prendre ses fonctions en juin 1793. Propriétaire d'une plantation dans l'île, il s'affronte, dès son arrivée, aux commissaires déjà en place qui lui imposent de se soumettre. Galbaud refuse et avec l'appui des Clubistes, il s'empare du Cap. Sonthonax la reprend, grâce à l'aide de chefs noirs mais de deuxième rang tels que Pierrot et Macaya. Il leur a promis le 21 juin 1793 la liberté s'ils s'engageaient auprès de la République : 20.000 Noirs répondent à l'appel, et ils sont irrévocablement affranchis dès l'instant où ils se rangent aux côtés des forces républicaines. Cette arme psychologique, celle de la liberté pour les Noirs servant les intérêts de la France révolutionnaire, Sonthonax la mène à son terme deux mois plus tard, en déclarant l'abolition de l'esclavage, sans attendre l'accord de la Convention Nationale ; car il estime que les pouvoirs qui lui ont été délégués suffisent à prendre une telle décision sans devoir au préalable en référer à cette autorité. Jacobin, tout en étant proche de Brissot (Girondin), Sonthonax avant son arrivée à Saint-Domingue s'était rapproché des abolitionnistes écrivant dans le journal " Les Révolutions " de Paris (1791). Était-il pour autant partisan d'une liberté immédiate pour les Noirs ? La situation sur l'île lui força la main, en l'amenant à prendre la décision d'abolir l'esclavage.

Mais revenons au début de cette année 1793, sur l'île de Saint-Domingue. Sonthonax, après avoir remporté une série de batailles sur Jean François et Biassou, en janvier 1793, avec le général Lavaux (qui a succédé à Rochambeau devenu gouverneur de la Martinique) mais sans avoir pu les transformer en véritables succès, avait réitéré ses propositions d'alliance aux principaux chefs noirs. La réponse des chefs Jean François, Biassou et Toussaint resta en faveur des Bourbons. Sonthonax tenta alors le tout pour le tout. Il décrète l'abolition de l'esclavage le 29 août dans le nord de l'île sous son autorité, et l'autre commissaire, Polverel, en charge du Sud et de l'Ouest, en fait de même le 21 septembre. Les Mulâtres, choqués par l'attribution de la liberté aux Noirs, font alors front commun avec les Colons et s'allient aux Anglais, prêts à envahir l'île.

L'année 1794 s'annonçait mal pour les commissaires en charge de Saint-Domingue. Il n'y a plus guère sous leur autorité que le Cap tenu par le colonel mulâtre Villate, le Port de Paix servant de quartier général à Lavaux, chef des armées des provinces du Nord, et le Port Français défendu par le colonel Pierrot.
Les Anglais occupent déjà tout l'Ouest de l'île, et les Espagnols historiquement situés à l'Est ont empiété largement sur le territoire français en s'installant dans le Nord, grâce à l'action des trois chefs à leur service, Toussaint, Biassou et Jean François. Les autres chefs noirs du Nord tels que Pierrot et Macaya, qui avaient rejoint Sonthonax, dès sa proclamation d'abolition de l'esclavage en juin 1793, étaient restés en contact avec les trois leaders Toussaint, Jean François et Biassou, travaillant eux côté espagnol. Quand ces derniers gagnèrent du terrain sur les Français en conquérant le nord, Toussaint empêchait donc les esclaves de rester "dans l'ordre et le devoir", molestait les Colons, dispersait les ateliers, et, danger suprême, armait les hommes au nom de la liberté, en leur désignant Biassou comme un suppôt de l'ancien régime.
Toussaint, en effet, se constituait une véritable armée, en marge des chefs Jean François et Biassou ; il préparait bien ses arrières, en gagnant à sa cause les Noirs du Nord qu'il avait conquis au nom de l'Espagne, insurgés et esclaves des plantations compris. Ces troupes étaient donc prêtes à suivre leur nouveau chef, pour le compte de la République, au nom de la liberté. La rupture de Toussaint avec les Espagnols arriva logiquement après qu'il échappa par miracle à un dernier piège tendu par Jean François.
Toussaint-Louverture, en butte à la haine de Jean-François, mécontent de Biassou et de don Léonard, déclara à ce général Espagnol, qu'il quittait le service de l'Espagne ; demanda sa femme qui était à Saint-Raphaël et traita avec le général Lavaux dont il admirait la vertu, les talents, le courage et l'énergie.
Biassou et Jean François voyaient d'un très mauvais œil cette montée en puissance de Toussaint qui s'avérait bien meilleur combattant et stratège sur le terrain militaire. Ils intriguaient contre lui, lui faisait de même contre eux, mais il ne bénéficiait pas de la reconnaissance qu'avaient les deux premiers au sein du camp espagnol. Ayant échappé de peu à la mort après plusieurs attentats orchestrés par Jean François et Biassou, et ayant enfin pu se constituer sa propre troupe, il n'avait plus grand intérêt à rester côté espagnol. Mais les conditions suffisantes pour passer chez les Français n'étaient pas encore réunies. Une fois décrétée l'abolition de l'esclavage par Sonthonax et Polverel, fin 1793, rien ne pouvait plus le retenir de rejoindre le camp français en totale déconfiture donc prêt à tout pour l'accueillir. Comme ses anciens chefs Jean François et Biassou, Toussaint briguait le poste suprême, mais cette place, il ne pouvait l'obtenir que du côté français.
Sa force a été d'avoir su attendre et de préparer son heure, en choisissant au moment opportun le bon camp lui permettant d'accéder à ses fins. Ce qui différencie alors Toussaint des autres chefs restés auprès des Espagnols, c'est qu'il a rejoint le camp de la liberté pour tous les Noirs et pas seulement pour quelques insurgés.

Ceux des petits blancs et des commissaires qui étaient restés loyaux au nouveau gouverneur Galbaud, ainsi que les grands blancs, avaient craint plus que tout cette abolition de l'esclavage au niveau national. Quelques semaines avant qu'elle ne soit adoptée, en janvier 1794, les colons de Saint-Domingue Page et Brulley avaient fait leur possible afin de l'empêcher en écrivant notamment au ministre de la guerre pour qu'il réprime Sonthonax et Polverel.
Robespierre n'était pas non plus favorable à l'abolition, et il donna suite aux accusations de Page et Brulley à l'encontre de Sonthonax et Polverel : accusés de brissotisme, le député Bréard fit voter leur arrestation.

Après avoir été mise à l'ordre du jour en septembre, lors des journées populaires parisiennes (Robespierre est membre du Comité de Salut Public depuis le 27 juillet) la Terreur s'abat sur chaque suspect. Le 24 octobre 1793, 21 Girondins dont Brissot et Vergniaud sont exécutés.
Lorsque, en juin 1794, Sonthonax et Polverel se voient remettre leur acte d'accusation, avant d'embarquer pour la France en se constituant prisonniers, personne ne donnait cher de leur peau. Mais lorsqu'ils débarquent à Paris, le 27 juillet 1794 (9 thermidor), c'est pour assister à la chute de Robespierre, décrété d'accusation, puis hors-la-loi avec son frère, Couthon, Saint-Just et Le Bas. La tête de celui qui voulait la leur tombe le lendemain...


Le 22 juillet 1795, sous les coups de boutoir assénés par Toussaint au nom de la France, l'Espagne se retira de Saint-Domingue ; 700 chefs noirs rangés côté espagnol, les Negros franceses, furent pressés de quitter l'île, les uns embarquant pour l'Espagne, les autres au nombre de 310 rejoignant Trujillo (Honduras), dont Jean François, après avoir fait escale à Cuba.

On sait que l'acte criminel de Napoléon, qui rétablit l'esclavage en 1802, allait bouleverser la situation à Saint-Domingue, comme en Guadeloupe d'ailleurs.



Cette fois-ci, je vais pouvoir dévoiler le titre de l'ouvrage dont je me suis inspiré : " Quand la révolution, aux Amériques, était nègre ", Karthala éditeur, du docteur en sociologie du développement, Nicola Rey (La Sorbonne, IDEDES).
Le sous-titre va vous révéler la démarche que j'ai suivie : " Caraïbes noirs, Negros franceses et autres oubliés de l'Histoire ".
À présent que les différents protagonistes noirs sont réunis au Honduras, nous allons voir quel fut leur rôle dans les révolutions, en Amériques latine et centrale.
Ce livre étant la copie du premier tome de la thèse de Nicolas Rey, m'a contraint à une complète réécriture des passages concernés, supprimant les très nombreuses références historiques, les notes en bas de page et, surtout, en essayant de redonner un récit linéaire, à peu près littéraire, là où il n'y avait qu'une suite d'arguments ne respectant pas l'ordre chronologique. Aux mordus d'histoire des Antilles, je conseille quand même l'achat et la lecture de ce livre, que je n'ai qu'à peine défloré.

Source

Auteur :Mr Paul Mombelli

Site internet : Petit Journal de Montmain

Droits d'auteur et responsabilité : Monsieur PAUL MOMBELLI nous a aimablement permis d'utiliser ces articles il en conserve les droits d'auteurs, nous n'en avons que des droits d'utilisations ponctuelles. La liberté de droits sur Atout Guadeloupe de nos textes et photos ne saurait donc s'appliquer aux textes de Monsieur Paul MOMBELLI.

Les écrits sur Atout Guadeloupe sont sous l'entière responsabilité du directeur de publication du site. Pour toutes doléances ou demandes de réponses à propos d'un article de Monsieur PAUL MOMBELLI utiliser ce mail


Paul Mombelli