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Faut il interdire les boeufs tirants en Guadeloupe ?


Rédigé le Lundi 25 Février 2013 à 05:54 commentaire(s)
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A cette question de la légitimité des concours de boeufs tirants en Guadeloupe, des associations de défense des animaux répondent par l'affirmative, c'est la cas par exemple du web magazine One-voice.fr qui dénonce cette tradition locale comme maltraitance des animaux et demande à son public d'envoyer un courrier contestataire à la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt Jardin botanique et au CTIG.

Ce qu'est le concours des boeufs tirants : une tradition culturelle guadeloupéenne

Boeufs tirants en Guadeloupe
Boeufs tirants en Guadeloupe
Les boeufs tirants en Guadeloupe sont une tradition locale qui consiste à faire tirer un lourd attlage (près de 2 tonnes) par deux boeufs puissants et entrainés dans une côte assez raide sous la direction d'un conducteur limité par le nombre de coup de fouet possible.

Les boeufs tirants, comme nous l'exposition dans un précedent article intitulé Boeufs tirants en Guadeloupe, tradition guadeloupéenne spectaculaire , sont un pan de la culture guadeloupéenne, en tant que métro, nous avons décidé de vous exposer ce sport local comme il est, sans parti pris, des touristes se rendent aux courses pour voir cette compétition qui passionnent les habitants de la Guadeloupe, d'autres passent leurs chemins, on est pas en vacances pour juger et surtout, on est maître de son emploi du temps. Arguons ici que la pratique des boeufs tirants est tout à fait légale sur cette île des Caraïbes.

Ce que dénonce les associations de défense des animaux : la maltraitance des boeufs tirants

Les entrainements des boeufs tirants sont dénoncés comme très violents, des moments où les coups de fouets sont inombrables malgré leurs limitations pendant les concours. Les cordes pour tracter les poids sont reliées aux naseaux des animaux provoquant ainsi des douleurs, les animaux seraient également dopés, particulièrement aux bronchodilatateurs, ronchodilatateurs et steroïdes.

L'exemple donné aux enfants de Guadeloupe est également dénoncé, ces derniers utiliseraient des petites chèvres locales (kabrit)  tirant des petites charettes pour imiter leurs ainés.

Enfin, les attaques se précisent sur la façon dont les guadeloupéens s'occupent de leurs animaux, peu à manger, pas à boire, pas de déplacement, One Voice conclue que c'est aux touristes de se mobiliser pour que cesse ce type de traitements fait aux animaux.

Boeufs tirants, le fond et la forme

Figure emblématique de la défense des animaux, Brigitte Bardot
Figure emblématique de la défense des animaux, Brigitte Bardot
Le bien être animal et plus généralement la condition animale est de plus en plus défendue par des associations de défense des animaux de tout genre, de celles qui veulent empêcher les barbaries à celles qui veulent faire de nous des végétariens.

Les défenseurs des animaux se distinguent des protecteurs par l'insertion dans leurs discours de la notion de moralité dans les actions que nous menons.
  • Est ce une question de priorité à des moments où c'est la condition humaine qui devrait tous nous inquieter ?
  • Par qui sont financés ces groupes d'influence, de qui sont ils les instigateurs et quels sont leurs buts ?
  • Est il juste de manipuler l'opinion sur une pratique culturelle légale ?
  • Est on venu en vacances pour juger d'une activité qui peut facilement être évitée lorsque l'on est un touriste engagé contre les concours d'animaux ?
Autant de questions qui se posent au moment où la consommation de viande dans des plats préparés est devenu un buzz européen, si nous comprenons le projet de la protection animale il faut aussi savoir placer le curseur.

Aujourd'hui, La France (et donc la Guadeloupe) est un lieu de droit encadré par le Code Pénal : 

« Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. En cas de condamnation du propriétaire de l'animal ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal statue sur le sort de l'animal, qu'il ait été ou non placé au cours de la procédure judiciaire. Le tribunal peut prononcer la confiscation de l'animal et prévoir qu'il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d'utilité publique ou déclarée, qui pourra librement en disposer. Les personnes physiques coupables des infractions prévues au présent article encourent également les peines complémentaires d'interdiction, à titre définitif ou non, de détenir un animal et d'exercer, pour une durée de cinq ans au plus, une activité professionnelle ou sociale dès lors que les facilités que procure cette activité ont été sciemment utilisées pour préparer ou commettre l'infraction. Cette interdiction n'est toutefois pas applicable à l'exercice d'un mandat électif ou de responsabilités syndicales. Est également puni des mêmes peines l'abandon d'un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l'exception des animaux destinés au repeuplement.  »
— Modifié par Ordonnance no 2006-1224 du 5 octobre 2006 - art. 6 JORF 6 octobre 2006.

S'il y a donc quelque chose d'illégal, c'est par les tribunaux qu'il faut les dénoncer et utiliser tout ses moyens financiers pour faire éclater la vérité, tout le reste n'est que manipulation et influence.

Atout Guadeloupe n'est pas forcement un adorateur des boeufs tirants, dans notre diversité, certains chefs d'entrperise présents adhèrent, d'autres non, mais nous avons tous deux convictions :
  • Le concours de boeufs tirants est une tradition culturelle guadeloupéenne, elle mérite donc respect
  • Le concours de boeufs tirants est une activité légale
Respect des autres et respect de la loi française, voila deux points sur lequel nous devrions tous nous rejoindre...


Sébastien Sabattini