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Guide de Guadeloupe

Esclavage, un tyran parmi les tyrans de Marthélus Ladine, historien.


Rédigé le Jeudi 3 Mai 2007 à 00:00 commentaire(s)
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Parmi les esclavagistes, il y eu des bourreaux abobinables, qui par plaisir, par sadisme ont fait souffrir les esclaves et d'autres avaient des comportements étranges, abusifs,incompréhensibles.


Esclavage, un tyran parmi d'autre

cortège d'esclaves
cortège d'esclaves
Maître Gosse était l'arrière petit fils du sieur louis Gosse, natif de Libourne au pays basque en France. Il naquit en 1675. A l'âge de 35 ans, il arriva dans la plénitude Pointe Noirienne. Officier dans l'armée, il obtint le grade de capitaine de la milice Pointe noirienne. il conserva ce titre jusqu'à 60 ans. Ancien lieutenant en 1745, n'étant plus en possession de la vigueur qui jadis faisait de lui un héros, il rejoignit ses parents déjà installés à Baillargent.

En 1783, un membre de sa famille un dénommé Gosse Bressy exerçait une vraie tyrannie à Pointe Noire. On l'appelait ''le Major''. Commandant de la milice, il congédia sans raison apparente l'Abbé Murquiez. Il remplissait lui même les fonctions de curé jusqu'à signer de son nom, les registres paroissiaux!Un jour, escorté d'un garde champêtre, il se rendit à l'église, ouvrit le tabernacle, enleva le ciboire et les hosties consacrées, puis porta le tout à la geôle communale. Suite à ce comportement abusif, un incendie se déclara à la prison où l'on avait voulu enfermer le bon Dieu en captivité. Tout disparu dans les flammes. La tradition locale ne s'était point fait faute de rapporter que cet attentat sacrilège n'avait point porté bonheur à son auteur!

Maître Louis Gosse du même prénom que son aïeul naquit en 1771 à Pointe Noire. Puissant prpriétaire terrien, il cultivait la canne. Sa résidence familiale se dressait sur une butte bien aérée. Elle était construite de petites briques ocres et couverte d'essentes. Elle était meublée d'un grand luxe. Non loin d'elle, se trouvait le jardin vivrier pour les besoins de la table. Les cases des esclaves étaient faites de planches disjointes. Elles étaient situées non loin du parc à bestiaux. Tout autour, s'étendaient les plantations de cannes. Bien au delà se trouvaient les jardins des esclaves. Il leur était accordé la journée du samedi pour les travailler. Individu étouffé d'arrogance et de grandeur, il les saignait des pires atrocités. Il adorait la flagellation. Cependant, il avait sept Nègres d'origine Gabonaise qui lui causaient bveaucoup de tracas. Plus il les rouait de coups et de sévices, plus ces derniers hurlaient d'hostilité!
Leur haine les poussèrent à utiliser ''le poison de Macandal''qui décima la quasi totalité du bétail de la famile Gosse. le poison de Macandal, tirait son appellation du Nègre Macandal, né en Afrique et qui travaillait à Saint Domingue, aujourd'hui Haïti. Un jour il eu la main prise dans le broyeur du moulin. Il eut fallut la lui couper. Infirme et ne pouvant disposer de toute sa vigueur, il fut fait gardien de bétail. c'est alors qu'il développa une connaissance d'herboriste et trouva un poison à partir des secrets des plantes. Ce poison circula de plantation en plantation, d'isle en isle!
Fatigué et impuissant aux multiples vengeances de ses esclaves, maître Gosse voulu se débarrasser des sept révoltés. Il accepta la proposition du sieur De Laberdière, un riche propriétaire terrien d'Acomat, qui lui suggéra de lui envoyer les sept rebelles. Le sieur De Laberdière, appréciait énormément les Nègres. Il les respectait, il était aimé de tous ses sujets. Cet être plaisant savait faire preuve de psychologie envers les siens. Avec le sieur Desplan, il s'activa de force et de conviction à l'émancipation du Nègre.





Esclavage, la liberté retrouvée!

Illustration, ouvrage de M. Ladine
Illustration, ouvrage de M. Ladine
Le 27 mai 1848, le gouverneur Layre proclama qu'il n'y avait plus d'esclaves en Guadeloupe.
A l'iniative d'anciens esclaves de Basse - Terre, cette proclammation donna lieu le 29 mai de la même année à Basse - Terre à une célébration populaire. Elle fut placée sous le signe de la liberté. Une délégation d'anciens esclaves demanda au supérieur du clergé de consacrer par une messe d'action de grâce, l'acte d'émancipation et de bénir le drapeau qu'ils avaient préparé pour le jour de leur libération. Cette messe fut célébrée en la cathédrale du chef lieu de la Guadeloupe. Le gouverneur fut convié. Pour donner plus de solennité et aussi un caractère officiel à cette cérémonie, il invita les autorités civiles et militaires. L'autel était encerclé par un drapeau tricolore et par l'arbre de la liberté, un jeune palmiste!
Au soir de ce même jour, la maire, Quin Marc Michel et son conseil municipal, invitèrent tous les esclaves de toutes habitations devant la mairie du Bourg Saint Jean à une veillée organisée à leur intention. Bon nombre d'esclaves éttaient venus dans le bourg pour la première fois. Ils étaient émerveillés par la spendeur de la place bien propre et bein amménagée. Des planches furent installées afin de permettre aux infirmes au jarret coupé d'assister à la fête.
La maire prononça un discours dont l'accent était mis sur la paix et la tranquilillité, mais aussi sur la fermeté. Après quoi, au milieu d'une gigantesque ronde, les batteurs et accompagnateurs du ka attirèrent les danseurs confirmés. Ils s'adonnèrent à fond dans un rythme endiablé. Peines et chagrins ou rhumatisme étaient oubliés. Aussi, est - ce à regret qu'ils abandonnèrent à l'aube ce lieu de délices. Le taffia communément appelé ''eau de vie'', coula à flot!






Esclavage, vengeance après tant de souffrances!

Planteur en caraïbe
Planteur en caraïbe
En cette année 1848, Maître Gosse franchissait ses 87 ans. comme à l'accoutumée, comme à chaque après midi, sous la pénombre d'un majestueux poirier dominant l'entrée de sa maison, il reposait ses vieux os. Il respirait l'air frais et salubre de la région. Le sieur Gosse, aimait écouter sereinement le bruit du torrent et les miaulements des chats heureux. Il éprouvait du plaisir à écouter l'oiseau baromètre qui indiquait sans cesse de son chant, le temps des pluies ou le soleil de carême. Il contemplait l'oiseau écarlate et gai qui expliquait pourquoi il a vait plu hier et pourquoi il ferait beau demain. Cet oiseau connaissait par coeur tous les refrains de lune et toutes les mélodies du soleil. Maître Gosse ne se souçiait de rien et pas même des rancoeurs de ses esclaves fraîchement libérés. Content d'être des citoyens libres comme tous les autres citoyens. Les esclaves ne pouvant oublier les plaies du passé, fabriquèrent des frondes avec l'écorce du bois ''karapat''. Ils se jettèrent sur maître Gosse, le ligotèrent et le frappèrent avec leur fronde vengeresse jusqu'à ce que ses deux yeux soient arrachés. Alertée par les douloureux cris de son mari, madame Gosse accourut pour mandier grâce. Sa demande fut acceptée parce qu'elle n'avait jamais été aussi cruelle aussi démoniaque que son cher époux. Au contraire, c'était une maîtresse gentille, fragile et douce. Le martyr fut conduit dans sa chambre et mourut quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Il fut enseveli sur son habitation à Baillargent!



Publié avec l'accord de l'auteur.

Recherches de Marthélus ladine, historien sur le corps militaire durant l'esclavage!

Militaire français dans les années 1800
Militaire français dans les années 1800
Les corps militaires du gouvernement esclavagiste, avant et après 1802!

1696- le sieur Lietard, commandant de Pointe Noire
1763 - Jean Bâptiste de Savournin
1766 à 1768 - François Joseph Migneret, huissier au siège de l'amirauté de la Guadeloupe.
1785 - sieur Gosse, commandant.
1802 - Louis Gosse, major du 3éme bataillon de la garde nationale.
1802 - Louis Gosse junior, officier du 3éme bataillon de la garde nationale.
1808 - Pierre Célérié 34 ans, caporal au 2éme bataillon d'artillerie de la marine, 1ére Cie.
1812 - Louis Pitard, 55 ans, commis de police, natif de Nantes.
1813 - Emmanuel Dunoyer, commissairer commandant à Pointe à Pitre.
1827 - Jean Bâptiste Lacaze, 56 ans en 1827, commandant du quartier de Pointe noire
1831 - Louis marie François Elzare Aubin, 47 ans, chevalier de l'ordre de la légion d'honneur, chef principal de la division de l'ouest, conseiller colonial, habitant propriétaire et commandant du quartier de Pointe Noire.
1839 - Saint Hilaire Lacaze, capitaine commandant du quartier de Pointe Noire.
1839 - Emile Lacaze, sous lieutenant.
1839 - le sieur Lesueur, lieutenant de la compagnie des grenadiers.
1847 - Pierre Le Bachelier, 57 ans, commissaire de police.




Publié avec l'accord de l'auteur







Marthélus Ladine