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Guide de Guadeloupe

Emeutes du 25-26-27 mai 1967 en Guadeloupe

Une page blanche de l'histoire Guadeloupéenne tente d'être écrit par son peuple


Rédigé le Jeudi 5 Mai 2011 à 02:00 commentaire(s)
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C'est un voile qui se lève petit à petit sur ce qui serra un moment de l'histoire de la Guadeloupe et de France les plus tendu, en mai 67, l'armée francaise tire dans les rues de Pointe à Pitre sur des émeutiers, aujourd'hui encore le bilan du nombre de morts est incertains, de 8 à plus de 100 !


drapeau guadeloupe
drapeau guadeloupe

mai 2010

Séminaire et espaces de réflexion seront ouvert cette année encore dans bon nombre de communes de Guadeloupe, l'histoire est étrangement difficilement accessible, certains documents sont encore protégés secret défense pour des années et l'histoire ne passionne pas les foules......croit on !

Ce genre d'action militaire ne décore pas nos livres d'histoire à l'école c'est donc en dernier recours que les guadeloupéens sont obligés de prendre en main les informations sur ces deux jours meurtriers pour que la lumière se fasse pour la mémoire des morts mais aussi des exactions étatiques.

Au moment où le massacre de Sétif en Algérie par le biais du film hors la loi tente de raviver des blessures encore vives, il est temps que mai 67 de Guadeloupe bénéficie lui aussi de tous les projecteurs nécessaire pour que la vérité jaillisse......aussi dure soit elle à entendre, c'est une question de respect et de conscience

Retour se les évenements de mai 1967

En mai 67, en Guadeloupe, les revendications syndicales se sont mêlées aux revendications politiques pour entraîner une série d’évènements souvent sanglants.

Quelques années après l’indépendance de l’Algérie (1962), un peu plus de dix ans après l’indépendances des anciennes colonies françaises d’Afrique noires ( fin des années cinquante-début des années 60) , une vingtaine d’années après la départementalisation de la Guadeloupe jusque là colonie française, plusieurs années avant la fin des guerre de décolonisations de l’Afrique noire portugaise ( Mozambique, Angola) et en pleine mouvance indépendantiste, les ouvriers guadeloupéens demandent une augmentation salariale de 2,5%.
Les négociations échouent et débouchent sur un mouvement de révolte qui entraîne les mêmes devant les portes de la chambre du commerce et de l’industrie de Pointe-à-Pitre les 26 et 27 mai.
Les forces de l’ordre appelées sur les lieux tirent. L’une des premières victimes fut Jacques Nestor, militant du GONG (groupement d’organisations nationalistes de la Guadeloupe), très populaire à Pointe-à-Pitre. Rapidement, les affrontements s’étendent à toute la ville. Les jours qui suivirent donnent lieu à une vague d’arrestations, notamment parmi les militants du GONG qui sont emprisonnés, inculpés, et envoyés en métropole pour atteinte à l'intégrité du territoire national.

Le nombres de victimes reste, jusqu’à nos jours, sujet à caution. On parle en effet dans les jours qui suivent de cinq morts. En 1985, suite aux nombreuses interpellations du gouvernement, les chiffres officiels font état de 87 morts. Le 1er mai de la même année, plusieurs jeunes et travailleurs venus manifester à Capesterre Belle-Eau sont interpellés.

Le 22 mars, une émeute raciale éclatait dans les rues de Basse-Terre. Le procès qui s’ensuivit, du 19 février au 1er mars 1968, mettant en accusation dix-huit personnes. Un ouvrage intitulé « Le procès des Guadeloupéens » paru en 2003, retranscrit l’ensemble de l’affaire.

Les guadeloupéens n'ont pas accés aux documents de l'époque classés secret défense pendant encore 10 ans (1967-2017), pourquoi ?
Parce que des politiciens qui ont permit ce massacre sont encore vivants ! (rechercher par exemple dans les conseillers du gouvernement français de l'époque, un guadeloupéen connu apparaitra, entre autre ! )

On ne connait pas le nombre de morts de cette émeutes, pourquoi ?
Parce qu'il s'agissait d'un massacre, un carton de légionnaires furieux de ne pas prendre l'avion à 18 heures puisque réquisitionnés à 17 h 00 aprés l'annonce de la mort de Nestor. Parce que, comme en algérie, la politique a protégé ce massacre !

Refusons l'oubli, écrivons sur cette période ce que nous savons, les vérités historiques doivent être sus non pour renforcer une révolte trans-atlantique pour pour faire un travail de mémoire, casser la machine de l'oubli en place en Guadeloupe et en Métropole et pour se souvenir des morts.



Sébastien Sabattini