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Développement durable Guadeloupe

Développement durable Guadeloupe


Rédigé le Dimanche 3 Décembre 2006 à 19:52 commentaire(s)
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LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

“Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs". 1987 - Mme Gro Harlem Bruntdland, Premier Ministre norvégien.

Les modes de production et de consommation doivent respecter l’environnement humain ou naturel et permettre à tous les habitants de la Terre de satisfaire leurs besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire, travailler, vivre dans un environnement sain...

Comme l’a rappelé le Président de la République Jacques Chirac, lors du Sommet mondial de Johannesbourg en septembre 2002, le développement durable appelle un changement de comportement de chacun (citoyens, entreprises, collectivités territoriales, gouvernements, institutions internationales) face aux menaces qui pèsent sur les hommes et la planète (inégalités sociales, risques industriels et sanitaires, changements climatiques, perte de biodiversité...).


Présentation Développement durable Guadeloupe

developpement durable guadeloupe
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Développement durable Guadeloupe : Résumé
Créé le 16 avril 2004
Actualisé le 11 avril 2004


GEOGRAPHIE

Superficie des terres : 1806 km2
Formations récifales : 200 km2
ZEE : environ 90 000 km2
Types d’îles : Iles hautes volcaniques
Types de récifs : Barrière-Frangeant
Longueur de récif 200 km
Surface des mangroves : 3000 ha
Surface des herbiers 9726 ha

POPULATION

Répartition : 50% à Pointe-à-Pitre
Taux d’accroissement : 1.5%

ECONOMIE PIB/habitant 45 000 FF

Enjeux du Développement durable Guadeloupe

  • Endémisme faune et flore marine (caraïbe)
  • Intérêt écologique et scientifique certain lié à la juxtaposition des trois écosystèmes d’importance similaire - récifs, mangroves et herbiers -
  • La plus longue barrière récifale des Petites Antilles.

Pêche et Développement durable Guadeloupe

  • Production totale aux alentours de 9.000 tonnes de poissons et 650 tonnes de crustacés ou coquillages
  • Nombre de pêcheurs : environ 2300

Tourisme et Développement durable Guadeloupe

  • 625.000 touristes en 1996 ; leur nombre a doublé en 10 ans.
  • 20.000 emplois directs et indirects
  • Les activités touristiques liées à la mer sont nombreuses.
  • La plongée sous-marine a un impact économique fort : 50 à 80 000 plongeurs autour des îlets Pigeon, soit un C.A. direct généré de l’ordre de 5 millions de Frs.

La diversité en espèces et Développement durable Guadeloupe

  • Coraux : 52 espèces
  • Gorgonaires : >60 espèces
  • Spongiaires : > 73 espèces
  • Mollusques : environ 570 espèces
  • Crustacés : environ 60 espèces
  • Poissons : environ 300 espèces (dont 250 espèces vivent sur les récifs coralliens).
  • Tortue : Dermochelys coriacea (tortue luth), Eretmochelys imbricata (tortue imbriquée),
[lChelonia mydas (tortue verte), Caretta caretta (tortue caouanne) et Lepidochelys olivacea (tortue olivâtre). ]l
  • Algues : >90 espèces
  • Phanérogames marines : 7 espèces

L’état des connaissances du Développement durable Guadeloupe

  • 80% connu
  • Le secteur le plus étudié est le Grand Cul-de-Sac marin, où les trois écosystèmes sont très bien connus
  • Quasiment l’ensemble des formations coralliennes des autres îles sont connues.
  • Cartographies par télédétection : Grand Cul-de-Sac Marin, côte sud-est de la Basse Terre et sur plusieurs îles.
  • Il existe plus d’une centaine de publications scientifiques

L’état des récifs et Développement durable Guadeloupe

  • 80% des écosystèmes dégradés
  • La faible extension géographique de la Caraïbe, son isolement océanographique et la spécificité de sa faune sont des facteurs qui augmentent la fragilité.
  • Récifs coralliens : régression des communautés coralliennes, et autres organismes.
  • Herbiers de Phanérogames : très dégradés
  • Mangroves : Probablement plus de 2000 ha disparus en Guadeloupe ; elles sont en voie de disparition rapide dans les autres îles de l’archipel.
  • La planification et l’aménagement
    Le SAR (Schéma d’aménagement régional) et le SMVM (Schéma de mise en valeur de la mer) sont en cours d’élaboration. Dix secteurs côtiers ont été définis dans le SMVM, qui correspondent aux dix pôles de développement définis par le SAR.
    Le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des eaux) est en cours d’élaboration. L’état des lieux est prévu pour 1998, le schéma pour fin 1999. Les récifs coralliens, herbiers et mangroves seront pris en considération comme milieux sensible.
    Les études d’impact ne sont pas systématiques, et lorsqu’elles sont réalisées, les prescriptions ne sont pas toujours suivies.

Les actions de conservation pour Développement durable Guadeloupe

4 aires marines protégées, 1 en projet
Toutes en Réserves Naturelles
6.000 had’aires protégées, soit 30% de récifs protégés
La réserve naturelle du Grand Cul-de-Sac Marin (1987) : 2.115 ha de mer territoriale et 1622 ha de formations forestières, soit au total 3800 ha environ.
Zone RAMSAR depuis 1993
Réserve de la Biosphère (MAB) depuis 1994
Gérée par le Parc National de la Guadeloupe. Un plan de gestion de cette réserve sera édité en 1998.
Saint-Barthélémy : réserve naturelle marine sur 1.200 ha (1996) . La gestion de la réserve a été confiée à une association qui regroupe la municipalité, les représentants des usagers du domaine public maritime et quelques personnes privées.
Saint-Martin : projet de création d’une réserve naturelle en phase finale ( 2.750 ha).
Petite-Terre : un projet de création de réserve naturelle en phase finale (environ 250 ha) englobant les îles, ainsi que les parties du domaine public maritime jusqu’à l’isobathe des 10 mètres.
Les îlets Pigeon : projet de réserve en cours d’élaboration.
ZNIEFF : trois zones-test ont été retenues : Ilets Pigeon, Ilets des Petites-Terres, Ilet Tintmarre. Atelier de travail en novembre 97, pour le lancement officiel des ZNIEFF-DOM
Conservatoire du littoral : six sites acquis (184 ha.)

Les récifs dans les politiques de développement durable en guadeloupe

Les préoccupations concernent la préservation des milieux marins (création de réserve ou appui aux réserves existantes), la gestion des espaces littoraux, mais peu la protection des milieux littoraux contre les pollutions et les dégradations.

Les réseaux de surveillance du Développement durable Guadeloupe

Il n’existe pas en Guadeloupe de véritables réseaux d’observation de la qualité des récif coralliens et autres écosystèmes marins. Toutefois, divers types de suivis sont assurés :


Suivi des peuplements de coraux et de poissons par l’UAG dans le Grand Cul-de-Sac Marin et aux îlets Pigeon
La surveillance de la pollution est assurée par les industriels eux-mêmes, environ une fois par mois, qui envoient leurs analyses à la DRIRE.
La Cellule du Littoral et de L’Environnement de la DDE envisage de mettre en place un réseau de surveillance de la pollution dans le Petit Cul-de-Sac Marin de Guadeloupe.
EIDER : Ensemble Intégré des Descripteurs de l’Environnement Régional

La recherche dans le Développement durable Guadeloupe

L’Université des Antilles et de la Guyane (UAG) : nombreuses études, tant fondamentales qu’appliquées, sur le milieu marin de la Guadeloupe et des îles du nord.
L’INRA : études tout particulièrement sur la mangrove.
Le BRGM : gisements de granulats marins
L’IFREMER : aquaculture, pêche, géologie marine, recherche de gisements de granulats marins, ciguatera....
L’IRD (ex ORSTOM) : hydrologie, pêche n’est plus implanté.


sébastien sabattini