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Désinformation : voile islamique et nationalité française


Rédigé le Mercredi 16 Juillet 2008 à 15:29 commentaire(s)
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Le 11 juillet un fait d' actualité vers une heure du matin me choque dans le papier de Libération : "Une Marocaine se voit refuser la nationalité française parce qu'elle porte la burqa"
Moi Néo971, je souhaite vous exposer les faits, à oui, au fait, précision d'importance pour ce dossier, je suis deiste, donc non musulman convaincu, en revanche, français dans l'âme, dans mon pays des droits de l'homme, je parle, qui aime la liberté d'expression me suive ...........


Situation

Désinformation : voile islamique et nationalité française
La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a approuvé samedi la confirmation par le Conseil d'Etat d'un refus gouvernemental d'accorder la nationalité française à une Marocaine musulmane portant la burqa car "le principe de l'égalité des sexes n'est pas négociable". Le Conseil d'Etat a confirmé fin juin le refus de nationalité française à une Marocaine en raison de sa "pratique radicale de la religion incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française". Et a noter que cette femme vit en France marié à un francais qui lui souhaite qu'elle porte la burqa alors que ne l'a portait pas au Maroc, qu'elle est mère de trois enfants et parle un excellent français. Petite piqûre de rappel : En novembre 1989, le Conseil d'État jugea que le port du voile islamique, en tant qu’expression religieuse, dans un établissement scolaire public, était compatible avec la laïcité... mais nous nous éloignons du sujet

Désinformation : voile islamique et nationalité française

INFOS SUR LES VOILES ISLAMIQUES :

Le mot bourka (parfois orthographié burka, ou encore burqa, qui correspond à l'orthographe en persan et en arabe, برقع) se réfère dans l'habillage traditionnel des femmes musulmanes de certaines contrées à deux vêtements différents. L'un est un voile qui est fixé sur la tête, par-dessus un hijab, et qui couvre la tête avec une fente permettant de voir. Les deux sortes de bourka sont portées par certaines femmes musulmanes (par interprétation des prescriptions coraniques). Il existe plusieurs voiles islamiques, le burqa étant celui couvrant le plus le corps.

Mme PECRESSE en parlant d'inégalité des sexes fait référence à la Purdah, désigne une pratique empêchant les hommes de voir les femmes. Le purdah prend deux formes : ségrégation physique entre les sexes et obligation aux femmes de couvrir leurs corps et de cacher leurs formes. Le purdah existe sous plusieurs formes dans le monde islamique et en Inde. Le vêtement caractéristique du purdah est la burqa, incluant ou non un yashmak, un voile devant le visage. Les yeux peuvent être montrés ou pas.

Le purdah est rigoureusement appliqué sous le régime des talibans en Afghanistan, ou les femmes doivent observer un purdah complet en public. Seuls les proches membres masculins de la famille sont autorisés à voir les femmes hors purdah. Dans d'autres sociétés, le purdah n'est souvent pratiqué qu'à certaines périodes religieuses d'importance.

Dans les pays arabes islamiques, comme l'Arabie saoudite, le purdah est une coutume culturelle plus que strictement religieuse: en effet, seul le hijab est obligatoire selon l'avis prépondérant des oulémas. Même aux Émirats arabes unis, où les femmes peuvent dans certains émirats porter des jupes et des vêtements modernes, ces dernières observent le purdah. Il est important de différencier le purdah du hijab. Le hijab est en effet de tradition islamique, basé sur la morale physique et psychologique, alors que le purdah n'est pas nécessairement conforme à l'islam.

Désinformation : voile islamique et nationalité française

LE HIJAD (nom générique pour les voiles islamiques) DANS LES TEXTES SACRES :

CORAN

il n’est pas un principe fondamental de l’islam !

Certains estiment que le voile a de l’importance en fonction du contexte socioculturel dans lequel il apparaît, Les trois sourates (comme des versets pour la Bible) du Coran utilisaient par certains théologiens pour affirmer que le voile des femmes est une obligation sont relatives une au respect de l'intimité et du domicile du prophète, l'autre aux femmes du prophète qui doivent s'habiller d'une certaine façon afin d'être reconnue et de ne point être importunées et la troisième au fait qu'il faut couvrir la poitrine (entre les seins, sous les aiselles). Le Hadith (autre texte sacré venant du prophète dont tout musulman doit également respecter les écritures) utilisé par ces mêmes théologiens est controversés car il y en a deux versions différentes et il n'a pas été classé parmi les Hadiths incontestables
En ce qui concerne le sens religieux, le mot hijab est utilisé sept fois dans le Coran. Dans aucun cas il ne fait référence au vêtement féminin ! En revanche, le mot hijab a le sens de « rideau » pour désigner l'isolement des épouses du prophète Mahomet, :

« Et si vous leur demandez (aux femmes du prophète) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau: c'est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs. »
sourate XXXIII, 53)

Le terme « voile » en français, celui que l’on porte sur la tête est abordé deux fois dans le Coran :

« Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs (...) ».
(Sourate XXIV, versets 30, 31 ; traduction Muhammad Hamidullah)

Le texte sacré invite les femmes qui, selon les habitudes bédouines portaient des étoffes nouées et flottantes, à rabattre leurs amples vêtements sur leurs poitrines, à ne se découvrir que devant les leurs et à ne pas avoir de comportement provocateur, ceci concernant du reste aussi bien les hommes que les femmes.

enfin

« Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands habits : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. ».

L’objet de cette sourate ne serait pas de « camoufler » d’éventuels charmes féminins mais de permettre aux femmes, anciennement objet de convoitises réductrices de leurs libertés, d’affirmer qu’elles sont libres.

BIBLE /

Alors je ne vais pas allez trop loin parce que je sais que c'est toujours sensible quand je parle Bible en Guadeloupe surtout quand on sait que je suis deiste, juste un petit rappel mes frêres du 1ère Epitre de Paul aux Corinthiens - chapitre 11

11.1
Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.
11.2
Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.
11.3
Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ.
11.4
Tout homme qui prie ou qui prophétise, la tête couverte, déshonore son chef.
11.5
Toute femme, au contraire, qui prie ou qui prophétise, la tête non voilée, déshonore son chef : c’est comme si elle était rasée.
11.6
Car si une femme n’est pas voilée, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux pour une femme d’avoir les cheveux coupés ou d’être rasée, qu’elle se voile.
11.7
L’homme ne doit pas se couvrir la tête, puisqu’il est l’image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
11.8
En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ;
11.9
et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.
11.10
C’est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.
11.13
Jugez-en vous-mêmes : est-il convenable qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?

...............................

DEVOILEMENT :

En Egypte, on considère que la première remise en cause du voile a lieu à la fin du XIXe siècle : Qasim Amin, qui appartient alors au courant de pensée moderniste qui cherche à interpréter l'islam pour le rendre compatible avec la modernisation de la société, En Turquie et en Iran, le dévoilement est imposé au début du XXe siècle par Mustafa Kemal Atatürk et le Shah d'Iran, qui voient l'adoption de la tenue occidentale comme un signe de modernisation, En Tunisie, Habib Bourguiba interdit le port du voile dans l'administration publique et déconseille fortement aux femmes de le porter en public et cerise sur le gateau :

Au Maroc à l'avènement de l'indépendance, le roi Mohammed V demande à sa propre fille d'ôter le voile en public, comme symbole de la libération de la femme.

ENQUETE SUR MME FAIZA A. ET SA DEMANDE DE NATIONALITE FRANCAISE :

Conseil d'État N° 286798 Mentionné dans les tables du recueil Lebon 2ème et 7ème sous-sections réunies M. Daël, président Mme Sophie-Caroline de Margerie, rapporteur Mme Prada Bordenave Emmanuelle, commissaire du gouvernement lecture du vendredi 27 juin 2008
REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Vu la requête, enregistrée le 10 novembre 2005 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par Mme Faiza A, demeurant ... ; Mme A demande au Conseil d'Etat d'annuler le décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française pour défaut d'assimilation ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code civil, notamment ses articles 21-2 et 21-4 ; Vu le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de Mme Sophie-Caroline de Margerie, Conseiller d'Etat, - les conclusions de Mme Emmanuelle Prada Bordenave, Commissaire du gouvernement ; Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement : Considérant qu'aux termes de l'article 21-2 du code civil, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée : « L'étranger... qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de deux ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration, la communauté de vie n'ait pas cessé entre les époux et que le conjoint français ait conservé sa nationalité » ; qu'aux termes de l'article 21-4 du même code : « Le Gouvernement peut s'opposer, par décret en Conseil d'Etat, pour... défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai d'un an à compter de la date du récépissé prévu au deuxième alinéa de l'article 26.. » ; qu'enfin, aux termes de l'article 32 du décret du 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité : « Lorsque le Gouvernement veut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger d'un conjoint de nationalité française, le ministre chargé des naturalisations notifie les motifs de fait et de droit qui justifient l'intention de faire opposition... » ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que Mme A a reçu communication le 10 mars 2005 des motifs de fait et de droit justifiant l'intention du ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale de faire opposition à son acquisition de la nationalité française conformément aux dispositions précitées de l'article 32 du décret du 30 mars 1992 ; qu'elle n'est donc pas fondée à soutenir que le principe du contradictoire aurait été méconnu ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que, si Mme A possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ; qu'ainsi, elle ne remplit pas la condition d'assimilation posée par l'article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française de Mme A ; Considérant que le décret attaqué du 16 mai 2005 n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte à la liberté religieuse de l'intéressée ; que, par suite, il ne méconnaît ni le principe constitutionnel de liberté d'expression religieuse, ni les stipulations de l'article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation du décret du 16 mai 2005 lui refusant l'acquisition de la nationalité française ; D E C I D E : -------------- Article 1er : La requête de Mme A est rejetée. Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme Faiza A et au ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire.


Une Marocaine se voit refuser la nationalité française parce qu'elle porte la burqa, titre Libération. Presque comme Le Monde, qui écrit Une Marocaine en burqa se voit refuser la nationalité française. Le Figaro ne semble pas, à raison, accorder d'importance à la nationalité de cette femme, mais à son vêtement, oui : Pas de nationalité française pour une femme en burqa.

Alors que la lecture de la décision montre que le mot de burqa n'est jamais cité, pas plus qu'il n'est fait allusion à la tenue vestimentaire de la requérante.

Les faits étaient les suivants.

Fazia M… est de nationalité marocaine, marié à un Français. De ce mariage sont nés trois enfants, tous trois français.

Conformément à l'article 21-2 du Code civil tel qu'en vigueur à l'époque, au bout de deux ans de mariage, elle a fait une déclaration au tribunal d'instance de son domicile pour acquérir la nationalité française. L'acquisition de la nationalité française est de droit, si les conditions sont remplies, à savoir : preuve que le conjoint avait la nationalité française lors du mariage et qu'il l'a encore lors de la déclaration ; preuve que les époux ont deux ans de vie commune, trois ans si la vie commune n'a pas commencé en France, et que cette vie commune n'a pas cessé lors de la déclaration ; maîtrise suffisante de la langue française par le conjoint.

La déclaration est reçue par le juge d'instance et enregistré par le ministre chargé des naturalisations, qui est, vous l'aurez deviné, le ministre… de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement. Pourquoi ? Paskessékomsa.

Le juge d'instance et le ministre peuvent refuser d'enregistrer la déclaration si elle ne remplit pas les conditions légales (article 26-3 du Code civil). Ce refus peut être porté dans les six mois devant le tribunal de grande instance, même s'il émane du ministre, car ce tribunal est seul compétent pour le contentieux de la nationalité (article 29 et s. du Code civil).

Dans notre affaire, il n'y a pas eu de refus d'enregistrement, les conditions légales étant remplies.

Mais la loi donne au Gouvernement un pouvoir d'opposition à l'acquisition de la nationalité, quand bien même les conditions légales seraient remplies. C'est l'article 21-4 (ancien) du Code civil

Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger dans un délai d'un an à compter de la date du récépissé [de la déclaration faite au juge d'instance] ou, si l'enregistrement a été refusé, à compter du jour où la décision judiciaire admettant la régularité de la déclaration est passée en force de chose jugée.

En cas d'opposition du Gouvernement, l'intéressé est réputé n'avoir jamais acquis la nationalité française.

C'est ce qu'a fait le Gouvernement : le 16 mai 2005, il a pris un décret d'opposition à acquisition de la nationalité française, fondée sur le défaut d'assimilation. Ce décret étant un acte administratif, c'est le juge administratif qui cette fois est compétent, et à tout seigneur tout honneur, s'agissant d'un décret du Gouvernement, nul autre que le Conseil d'État ne saurait en juger la légalité. Madame M… a donc demandé au Conseil d'État d'annuler ce décret, annulation qui lui aurait rendu sa nationalité française.

Elle invoquait les arguments suivants :
— le Gouvernement n'aurait pas respecté l'obligation qui lui est faite de communiquer les motifs de fait et de droit qui le font envisager de prendre cette décision pour que l'intéressée puisse y répondre.
— le Gouvernement ne pouvait s'opposer à son acquisition de la nationalité pour les motifs qu'il a retenus ;
— son opposition porte atteinte au principe constitutionnel de liberté d'expression religieuse, et aux stipulations de l'article 9 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Trois fois لا , répond le Conseil d'État : d'une part, la communication préalable avait bien été faite en mars 2005.

D'une deuxième part, le Conseil, sans être très disert, estime que :

il ressort des pièces du dossier que, si Mme M… possède une bonne maîtrise de la langue française, elle a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d'égalité des sexes ; qu'ainsi, elle ne remplit pas la condition d'assimilation posée par l'article 21-4 précité du code civil ; que, par conséquent, le gouvernement a pu légalement fonder sur ce motif une opposition à l'acquisition par mariage de la nationalité française de Mme M….

Vous voyez que ce n'est pas le port de la Burqa qui pose problème, le Conseil d'État s'intéressant à ce qui se passe sous la robe, en l'espèce l'appartenance au salafisme, la vision de l'islam appliquée par exemple en Arabie Saoudite. On peut même affirmer que même si la requérante avait cédé sur le port de la burqa au profit du simple foulard (Hidjab), la décision du Conseil d'État n'aurait pas été autre : le refus de vivre comme un être égal en droit aux hommes est ce qui, aux yeux du Conseil d'État, accessoirement dans une formation présidée par une femme, est incompatible avec la condition d'assimilation.

D'une troisième part, le Conseil d'État répond que ce refus de la nationalité n'a ni pour objet ni pour effet de porter atteinte à la liberté religieuse de l'intéressée, et donc laisse indemnes les principes en question.

Ce point n'est pas détaillé dans la décision, mais il mérite d'être explicité.

La requérante n'est pas condamnée à être expulsée du territoire. Elle est mariée à un Français, et quand bien même se séparerait-elle de son mari, elle est mère d'enfants français. Elle a donc un droit au séjour en France et est protégée contre les mesures d'éloignement forcé. Vu son désir affiché de ne jamais exercer son droit de vote, on peut sans crainte de se tromper affirmer que son désir de nationalité était un choix de confort, pour ne plus être tributaire d'une carte de séjour à renouveler tous les ans, ou d'une carte de résident à renouveler tous les dix ans si le préfet la lui accorde (elle n'entre pas dans un cas de délivrance de plein droit, la loi du 26 novembre 2003 ayant supprimé cette carte de plein droit pour les parents de Français).

Elle restera donc en France le temps qu'elle voudra. La possession de la nationalité française n'étant pas une condition d'exercice de la liberté religieuse, et ce refus de nationalité ne faisant nullement obstacle à sa pratique, aussi saugrenue puisse-t-elle paraître, l'invocation de la liberté religieuse est inopérante.

D'où : confirmation du refus, pour des motifs juridiques et non vestimentaires.

Pour ma part, j'approuve cette décision, qui n'a en soi rien de bien original. Elle pose la question des limites que les valeurs de la République pose aux pratiques religieuses, et apporte la même réponse depuis 103 ans : les premières l'emportent toujours. En l'espèce, ce n'est pas le port de ce vêtement qui pose problème en soi. Aucune loi n'oblige à porter tel vêtement ou à ne pas en porter tel autre, elle impose seulement d'en porter.

Pour finir, le dessin de Pessin dans Le Monde démontre une fois de plus pourquoi c'est sans doute le meilleur dessinateur de presse actuel, en mettant le doigt sur le problème.

Conclusions

Le voile, pas toujours symbole de conflit !
Le voile, pas toujours symbole de conflit !
Tout cela pour dire qu'en plus de la désinformation pratiquée par les médias dit professionnels, l'angouement des lecteurs que nous sommes des que des noms arabes apparaissent dans des gros titres, notre connaissance de rien n'empechant pas d'avoir un avis sur tout, notre critique facile dés que ce n'est pas politiquo-religieusement judeo-chretien, force est de constater qu'il ne s'agit que de tissu sur un corps, même si ces femmes l'utilisent pour montrer leur appartenance à leur religion depuis quand en France la liberté d'expression a t elle disparue ? Il est toujours aisé d'écraser, au nom de la liberté extérieure, la liberté intérieure de l'homme, on accepte qu'un mec du Front National nous deversse ses analyses nauseabondes à la télé sur l'obligation de purufier les francais ou autres théories négationiste mais une femme ne peut pas silencieusement, par le port d'étoffe, dire qu'elle est religieuse ?

Que va t on faire de nos bonne soeurs ?


En France prevaut notre devise : LIBERTE - EGALITE - FRATERNITE


Et si on commencait aujourd'hui, tout de suite ??????

Complement actualité : 20 minutes

Burqa: le CFCM regrette l'imprécision de la décision du Conseil d'Etat

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a regretté ce mercredi que le Conseil d'Etat n'ait pas davantage précisé ce qu'il entendait par «pratique radicale de la religion», le motif avancé pour refuser la nationalité française à une Marocaine portant la burqa.

«Il aurait dit par exemple avoir constaté dans le comportement social (de cette femme) une incompatibilité avec le principe d'égalité des sexes, sans qu'il y ait le terme “pratique religieuse”, là ça aurait évacué l'ambiguïté», a déclaré Mohammed Moussaoui, président du CFCM.

«C'est mis en exergue parce que ça concerne les musulmans»

La décision du Conseil d'Etat a été largement saluée dans la classe politique. La secrétaire d'Etat Fadela Amara a comparé la burqa à «une prison, une camisole de force», parlant d'un signe «portant en soi l'absence totale de démocratie».

Mohammed Moussaoui a insisté sur le fait que le port de ce type de voile intégral n'était «pas une obligation, ni même une recommandation religieuse d'après l'immense majorité des écoles de jurisprudence musulmane». «C'est une pratique religieuse minoritaire voire marginale et ce type de pratique existe dans toutes les traditions religieuses, n'est pas spécifique à l'islam», a-t-il poursuivi.

«Ce qui est étonnant, c'est que ça soit mis en exergue parce que ça concerne les musulmans. On a l'impression qu'on cherche dans les fonds de tiroir quelque chose à se mettre sous la dent dès qu'il s'agit de religion musulmane», a conclu le président du CFCM.

Complement actualité : 20 minutes encore

«La burqa et le voile, ce n'est pas du tout la même chose»

Olivier Roy, politologue français, spécialiste de l'Islam, réagit aux propos de Fadela Amara, qui a affirmé ce mercredi que le voile et la burqa, «c'est la même chose».

Partagez-vous l'avis de la secrétaire d'Etat à la Ville, qui estime que seuls quelques centimètres de tissus différencient le voile de la burqa?

Non, car ces deux mots recouvrent des réalités très différentes. Le voile est un habit traditionnel qui masque les cheveux et les épaules. Il y a débat entre les théologiens musulmans pour savoir s'il doit être obligatoire ou pas. Certains affirment que dans le Coran, il n'était réservé qu'aux femmes du prophète, d'autres considèrent qu'il doit être porté par toutes les femmes. La burqa est une invention récente du mouvement salafiste dans le Golfe et au Pakistan. Elle date d'une vingtaine d'années.

Même celle portée en Afghanistan?

Non, la burqa afghane laisse les pieds et les mains nues. Avec la burqa salafiste, portée par certaines femmes musulmanes en Occident, les mains sont gantées, les pieds recouverts. Des lunettes de soleil complètent même la tenue. C'est l'enfermement total.

Vous soutenez donc la récente décision du Conseil d'Etat, qui a validé un décret refusant la nationalité française à une Marocaine portant la burqa?

Oui, cette décision est très claire. Et il n'y a pas de confusion possible avec le voile. Même si le droit français proscrit le port du voile dans des circonstances particulières, comme à l'école ou dans le cadre de certaines activités professionnelles, il ne le considère pas comme un obstacle à l'intégration, à l'inverse de la burqa. La seule chose qui me gêne dans cette affaire, c'est que le décret fait référence à l'inégalité homme-femme. Or, au final, c'est la femme, soumise à son mari français, qui se retrouve privée de la nationalité française.

REUTERS/Toussaint Kluiters ¦ Une femme en burqa lors d'une manifestation à La Haye (Pays-Bas), le 30 novembre 2006



Propos recueillis par Catherine Fournier

Complement d'actualité inutile

Port de la burqa : Hollande approuve le refus de nationalité

A quand des politiciens avertis en France ????????????????


sébastien sabattini