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Déchets de Guadeloupe : CSDU sur la bonne voie

La Guadeloupe en train de régler sont problème de gestion d'ordures


Rédigé le Samedi 19 Mai 2007 à 10:43 commentaire(s)
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Aprés maints rebondissements, la ville de Sainte-Rose accueillera les prochaines installations du Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU), le Conseil Départemental de l'Environnement et de Risques Sanitaires ayant donné son "feu" vert


Adoption attendue du PDEDMA

CSDU guadeloupe
CSDU guadeloupe
Le Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) s’est réuni mercredi 16. Parmi les sujets de discussions figurait la construction, sur la commune de Sainte-Rose, d’un centre de stockage de déchets ultimes (CSDU). Après un long débat technique, le conseil s’est prononcé favorablement à l’unanimité (avec deux abstentions) sur la demande d’ECOPOLE d’autoriser l’exploitation d’un centre de stockage de déchets ultimes à l’Espérance, sur la commune de Sainte-Rose. La demande d’institution de servitudes d’utilité publique liée à ce dossier a également reçu un avis favorable, à l’unanimité (avec deux abstentions). Dans le même temps, et à l’unanimité, le projet d’arrêté préfectoral portant suspension de la décharge brute de Sainte-Rose a été approuvé.

Cette décision va permettre d’accélérer ce dossier. Lors de son passage en Guadeloupe, à la fin du mois de janvier dernier, la ministre de l’écologie et du développement durable de l’époque, Nelly Olin, avait indiqué que la Guadeloupe ne pouvait plus faire l’économie de l’application d'un vrai plan départemental d’élimination des déchets (PEDMA). Un plan instauré il y a déjà 10 ans. Et alors que la commune de Sainte-Rose hésitait à recevoir un CSDU sur son territoire, et que les décharges de Baillif (près de Basse-Terre) et de Grand Camp (Abymes, banlieue de Pointe-à-Pitre) sont obsolètes, Nelly Olin avait expliqué qu’il était impossible de “continuer comme cela” en ne faisant rien.


Entre temps, le projet de plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) a été adopté par le conseil régional. La collectivité entend d’ailleurs prendre une part active dans le débat et les futures décisions. En séance plénière à la fin du mois de février, Victorin Lurel, le président de la Région Guadeloupe, a réaffirmé la volonté de son assemblée de financer la construction des infrastructures nécessaires, mais assortie d’une maîtrise d’ouvrage déléguée. Elle s’achèverait, selon le souhait de Victorin Lurel, par le transfert de la gestion des équipements à une "agence ou à un syndicat mixte regroupant les syndicats de traitements des ordures ménagères existant et l’ensemble des communes".

Le PDEDMA devrait être définitivement approuvé cette année. Il préconise avant 2010 la fermeture progressive des décharges brutes en réhabilitant les sites, la mise en place de trois plateformes de compostage des déchets verts, la création d’un centre de stockage des déchets ultimes en prévision de la fermeture des décharges de Baillif et de la Gabarre (Abymes), l’installation d’une unité de traitement mécano-biologique dans le sud Basse-Terre.
Dans le même temps, le conseil général a choisi de privilégier la valorisation biologique des déchets grâce à la mise en place d’une unité de méthanisation, d’une capacité de 157 000 tonnes par an, sur les déchets ménagers après tri sélectif. Le département mise également sur la valorisation énergétique des déchets par le biais d’une unité d’incinération.

Ces deux scénarii ont un coût d’investissement estimé de 173,6 ME pour la valorisation biologique avec un coût de fonctionnement de 67,4 ME. L’incinération des déchets coûterait 278,9 ME d’investissement et 74,5 ME de fonctionnement annuel.

Qu’est-ce qu’un CSDU ?

Le centre de stockage de déchets ultimes prévoit la construction de larges fosses de plusieurs hectares et profondes de 10 à 15 mètres. Une géomembrane, une bâche, est d’abord posée sur le sol afin d’éviter les infiltrations. Dessus repose une couche de matière drainante (gravier…) afin de conduire les liquides fermentés (lixiviats) vers un point bas. Ces “jus” sont ensuite pompés par une cheminée et stockés dans un bassin de récupération avant d’être emmenés en citerne dans une station d'épuration.

Tous les 20 mètres, des cheminées, constituées de buses percées de trous, permettent de récupérer les biogaz, qui sont ensuite brûlés. Lorsqu’une alvéole est pleine, celle-ci est recouverte d’une couche d’argile d’environ 1 mètre et bombée de 5 %. Cette forme de dôme, associée à une couche de drainant, permet l’écoulement des eaux de pluie à l’extérieur de la fosse. Le tout est recouvert d’une couche de terre végétale d’environ 20 centimètres et semée en herbe.


sébastien sabattini