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Biosphere en Guadeloupe : plan d’action à mettre en place entre 2008 et 2013


Rédigé le Mardi 5 Février 2008 à 07:37 commentaire(s)
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L’UNESCO s'est réunit en congrès, cette semaine ; les représentants d’une centaine de pays autour de la problématique des « réserves de biosphère » afin de faire le point sur un processus de labellisation initié en 1976 et doté d’un statut presque 20 ans plus tard. Plus de 500 espaces naturels ont reçu l’appellation de « réserve de biosphère » depuis cette époque dont le Parc National de la Guadeloupe. Les pays participants vont également se prononcer sur un plan d’action à mettre en place entre 2008 et 2013.


Unesco
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Créées en 1976 par l’UNESCO, les réserves de biosphère, sont " censées promouvoir les relations équilibrées entre les êtres humains et la biosphère ". Le programme orchestré par l’UNESCO a pour objectif de construire autour de la richesse naturelle une structure qui favorise les études scientifiques nécessaires à la préservation de la biodiversité et apporte un bénéfice aux populations locales sur le plan économique et culturel. Un label doté d’un cadre statutaire et de critères depuis 1995, mais dont la gestion dépend des autorités gouvernementales de chaque pays.

Aujourd’hui, on compte 500 réserves de biosphères dans plus d’une centaine de pays répartis sur tous les continents. En France, 10 zones partagées entre la métropole et les départements et territoires d’Outre-mer, dont les Cévennes, la mer d’Iroise ou l’archipel de Guadeloupe, sont labellisées " réserves de biosphère ".

Le Parc National de la Guadeloupe est une réserve de biosphère.

Réserve de la biosphère au Japon : Park national Hakusan © UNESCO/Thierry Jolly
Réserve de la biosphère au Japon : Park national Hakusan © UNESCO/Thierry Jolly
Le Programme sur L'homme et la biosphère (MAB) propose un projet interdisciplinaire basé sur la recherche et le renforcement des capacités dans le but d'améliorer les relations entre les gens et leur environnement global. Lancé au début des années 70, ce programme a pour principale mission de réduire la perte de biodiversité par des approches écologiques, sociales et économiques. Il utilise son réseau mondial de réserves de biosphère comme un outil d'échange des connaissances, de recherche et de surveillance, d'éducation et de formation, et un défi pour les responsables politiques.
SECTEUR - SCIENCES NATURELLES

Contexte
Le MAB a été lancé en 1970 et a initié 14 aires de projets couvrant différents types d'écosystèmes, de la montagne à la mer, du système rural au système urbain, ainsi que des aspects plus sociaux comme la sensibilisation sur l'environnement. L'organe principal du MAB, le Conseil international de coordination du Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB), habituellement appelé Conseil du MAB ou le CIC, se compose de 34 Etats membres élus par la Conférence générale (biennale) de l'UNESCO. Entre ces conférences, l'autorité du Conseil est déléguée à son Bureau, dont les membres sont élus selon une représentation géopolitique régionale.

Le travail du MAB à travers toutes ces années s'est concentré sur le développement du Réseau mondial de réserves de biosphère.

Le concept de réserve de biosphère a été développé à l'origine en 1974, et a été considérablement révisé en 1995 avec l'adoption par la Conférence générale de l'UNESCO du Cadre statutaire et de la Stratégie de Séville pour les réserves de biosphère. Aujourd'hui, avec plus de 480 sites dans plus de 100 pays, le Réseau offre l'occasion de tester, dans des contextes particuliers, des approches qui, en alliant connaissances scientifiques et modalités de gouvernance, visent à :

* Réduire la perte de biodiversité.
* Améliorer les moyens de subsistance des populations.
* Favoriser les conditions sociales, économiques et culturelles essentielles à la viabilité du développement durable.
* Ainsi, contribuer aux Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier à l'OMD 7 sur le développement durable.

Les réserves de biosphère peuvent aussi servir de sites pédagogiques et d'expérimentation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l'éducation en vue du développement durable.

Approche (Extrait du Projet de programme 2006-2007 de l'UNESCO)
" La Conférence générale autorise le Directeur général (…) à mettre en œuvre le plan d'action correspondant à ce sous-programme en sciences écologiques (…), afin :

(i) de contribuer à réduire au minimum la perte de biodiversité en faisant appel aux sciences écologiques et de la biodiversité pour la formulation de politiques et la prise de décisions ;
(ii) de favoriser la viabilité de l'environnement par le biais du Réseau mondial de réserves de biosphère ; et
(iii) de valoriser les liens entre diversité biologique et diversité culturelle, de concert avec (le grand programme IV- Culture).

Axe d'action 1 : Réduire au minimum la perte de biodiversité par la recherche et le renforcement des capacités concernant la gestion des écosystèmes
L'accent sera mis sur un vaste programme de recherche interdisciplinaire portant sur les dimensions écologiques, sociales et économiques de la perte de biodiversité et de sa réduction. Le renforcement des capacités sera clef (…), avec notamment le développement d'un réseau de centres d'apprentissage de la gestion intégrée des écosystèmes et de la coopération Sud-Sud. En Afrique, l'Ecole régionale supérieure de Kinshasa, République démocratique du Congo, constituera le principal nœud du réseau.
Des efforts seront faits pour favoriser des approches interdisciplinaires et multisectorielles du développement durable dans les établissements d'enseignement supérieur et de formation en cours d'emploi, en particulier dans les pays sortant d'un conflit. Le point des connaissances actuelles sera fait et de nouvelles initiatives de recherche sur les terres arides et les zones tropicales humides seront entreprises, pour couronner (en 2006) 50 ans d'engagement de la part de l'UNESCO dans ces domaines.

* La recherche, la formation et l'éducation dans le domaine de la perte de biodiversité et du bilan global.
* Systèmes urbains, économies de carbone et gestion des écosystèmes pour l'utilisation de la biodiversité.
* La recherche, la formation et la gestion des écosystèmes pour les terres arides et les montages.
* La recherche et la gestion des écosystèmes dans les zones côtières et tropicales humides et la coopération Sud-Sud pour le renforcement des capacités.

Axe d'action 2 : Réserves de biosphère : promotion d'un environnement durable
L'accent sera mis sur les liens entre conservation de la biodiversité et développement socioéconomique dans le contexte de certaines réserves de biosphère. Le réseau mondial de réserves de biosphère et ses réseaux régionaux seront pleinement sollicités et serviront à partager des connaissances et à échanger des éléments d'expérience. Les réserves de biosphère seront aussi le cadre de travaux de recherche et de surveillance, d'activités éducatives et de formation ainsi que d'essais de modalités participatives de prise de décisions, contribuant ainsi à l'émergence d'" économies de qualité " et à la prévention des conflits.

* Création de nouvelles réserves de biosphère et de réserves de biosphère transfrontières.
* Enrichissement de la base de connaissance sur les questions de durabilité de l'environnement notamment dans le Projet de survie des grands singes (GRASP), et le Programme de surveillance continue intégrée des réserves de biosphère (BRIM).
* Utiliser les réserves de biosphère comme plate-forme pour la prévention des conflits
* Réunions statutaires et Bourses du MAB pour jeunes scientifiques
* Renforcer les réseaux régionaux et thématiques du MAB.

Axe d'action 3: Valoriser les liens entre diversité biologique et diversité culturelle
Les paysages culturels et les sites sacrés seront l'objet d'une attention particulière qui permettront d'étudier les interactions entre diversité biologique et diversité culturelle. Dans cet objectif, une attention spéciale sera accordée aux réserves de biosphère et aux sites du patrimoine mondial.

* Établissement d'une base de connaissances sur les pratiques culturelles favorisant une utilisation durable de la biodiversité au niveau local dans les réserves de biosphère.
* Connaissances sur les pratiques culturelles favorisant l'utilisation durable de la biodiversité au niveau local dans les petits États insulaires en développement.
* Sensibilisation au rôle des sites sacrés, des paysages culturels et du patrimoine immatériel dans la gestion des écosystèmes et l'utilisation durable de la biodiversité.

Texte tiré du site de l'UNESCO

Plus d'information sur le Projet de programme 2006-2007 de l'UNESCO


sébastien sabattini