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Actualités guadeloupe du 05 mai 2007

Le jour du vote est arrivée...


Rédigé le Samedi 5 Mai 2007 à 08:01 commentaire(s)
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Les élections sont presque absentes de l'actualité d'aujourd'hui (CSA oblige !), en métropole, c'est différent, l'humanité veux nous apprendre le vrai visage de Sarkozy, L'express nous apprend que Le Parisien renonce à publier une interview de Nicolas Sarkozy jugé trop propangandiste si proche de la date des élections (on s'étonne que N Sarkozy n'est pas réussi à faire publier cet article puisqu'il parrait qu'il a tout pouvoir sur la presse...), Le Monde titre "La campagne officielle est finie, la France d'Amérique commence à voter"
Nous préférons nous vous informer sur le dirigeant indépendantiste écossais Alex Salmondet sur le vote outre mer


Le parcours sinueux du dirigeant indépendantiste Alex Salmond

La gauche racolle
La gauche racolle
Le chef des nationalistes écossais a profité de l'impopularité travailliste pour promouvoir l'indépendance.


SES RONDEURS et son sourire débonnaire sont trompeurs. Malgré ses allures de notable régional, Alex Salmond, 52 ans, est un politicien roué. En une campagne, le chef du Parti nationaliste écossais (SNP) a su profiter de l'impopularité record de Tony Blair pour rendre crédible l'idée d'un divorce entre l'Écosse et l'Angleterre, après trois cents ans d'union. Soupe au lait et orateur volubile, il ne s'embarrasse pas de contradictions. Après dix ans d'un mandat mené d'une poigne de fer, il abandonne en 2000 la tête du SNP, puis son siège au Parlement écossais. Et claironne : « Je ne reviendrai pas. »


En 2004, il redevient pourtant numéro un du parti. À des militants médusés, il rétorque non sans morgue : « Le moment et les circonstances changent. » En amoureux du jeu, ce passionné de courses hippiques a compris qu'il pouvait gagner un pari fou : devenir first minister, c'est-à-dire chef de l'exécutif de la province, et lancer un référendum d'autodétermination.


Né en décembre 1954 à Linlithgow, Alexander Salmond s'est vite accoutumé aux charmes des joutes politiques. Si sa mère vote pour les conservateurs, son père est un admirateur de Joseph Staline. Son inspiration, le futur député nationaliste l'aurait toutefois trouvée du côté de son grand-père, plombier et socialiste.


Jeux télévisés


À l'université de Saint-Andrews, en 1973, il adhère à la Fédération des étudiants nationalistes. Il est classé à gauche, tendance socialiste républicain. Dans les années 1980, son positionnement lui vaudra d'être exclu pour un temps du SNP. À l'époque, il milite pour la dévolution (autonomie partielle) au côté d'un certain Gordon Brown. Diplômes d'économie et d'histoire en poche, Alex Salmond fait un passage éclair au ministère régional de l'Agriculture. Dès 1980, il rejoint la Royal Bank of Scotland.


L'ancien président de la puissante institution fondée en 1694 a d'ailleurs contribué à asseoir la crédibilité du SNP en lui apportant son soutien. L'économiste démissionne lorsqu'il est élu député au Parlement de Westminster en 1987. Il a du mal à s'y faire entendre. Qu'à cela ne tienne : le jeune député se forge une personnalité à la repartie facile en participant... à des jeux télévisés.


À l'issue d'une guerre interne, Alex Salmond arrache en 1990 à un de ses alliés la présidence du SNP. Contre les fondamentalistes du parti, il défend la dévolution, sans renoncer à l'indépendance. Plus tard, il donne à la formation nationaliste « une couleur centre gauche, avec un positionnement pro-européen et, surtout, très antiguerre et antinucléaire », analyse William Miller, politologue à l'université de Glasgow. Secoués par la guerre en Irak, remontés contre la stratégie de dissuasion nucléaire de Tony Blair et écoeurés par le scandale du financement du Labour, les Ecossais jusque-là acquis aux travaillistes se laissent tenter.


« Un vent de changement souffle sur la politique écossaise », s'enthousiasmait hier Alex Salmond, qui venait d'apprendre son élection. Il a gagné dans une circonscription par tradition acquise au Labour : Gordon. Comme Gordon Brown, qui va devoir compter, une fois devenu premier ministre, avec cet opposant encombrant.

Marie Ségolène ROYAL
Marie Ségolène ROYAL

L'Outre-mer commence

Avec un jour d'avance sur la métropole, 1,5 millions d'électeurs votent samedi aux Antilles, en Guyane, en Polynésie et à Saint-Pierre et Miquelon.
(c) Reuters

Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy? Les habitants de plusieurs territoires ou départements d'Outre-mer seront les premiers à voter pour le second tour de la présidentielle, samedi 5 mai, avec un jour d'avance sur la métropole.
1,5 millions d'électeurs sont concernés, dès 8 heures, heure locale. Les bureaux de vote s'ouvriront d'abord pour les 5.000 électeurs de Saint-Pierre et Miquelon, situé près du Canada où il sera alors midi à Paris. A 13 heures en France, ce sera le tour des Guyanais, suivi une heure plus tard par les Guadeloupéens et les Martiniquais. Enfin, à 20 heures, heure de Paris, les bureaux de vote ouvriront en Polynésie française.
Pour leur part, les 175.000 Français de l'étranger installés sur le continent américain voteront samedi dans les consulats.

53% d'abstentions en 2002

Les électeurs du Pacifique et de l'Océan Indien voteront eux aussi avec de l'avance. Il sera 22 heures, samedi, à Paris, quand les 11.000 inscrits de Wallis et Futuna commenceront à voter. A 23 heures, ce sera le tour des électeurs de Nouvelle-Calédonie.
Il sera 6 heures à Paris, dimanche matin, quand s'ouvriront les bureaux de vote de La Réunion. Une heure plus tard, c'est Mayotte qui ira voter.
La présidentielle de 2007 est la première expérience de vote décalé entre l'Outre-mer et la métropole. En 2002, les électeurs votaient tous le dimanche, ce qui conduisait de fait à une aberration démocratique. Ainsi, le 5 mai 2002, alors que l'Hexagone apprenait à 20 heures que Jacques Chirac avait largement battu Jean-Marie Le Pen au second tour, les bureaux de vote venaient d'ouvrir en Polynésie, tandis qu'il restait encore quatre heures de vote pour les habitants de Saint-Pierre et Miquelon, cinq heures pour les Guyanais et six pour les Antillais.
Au final, 53% des électeurs ultra-marins ne s'étaient pas déplacés ce 5 mai 2002.

Royal en tête

La réforme explique peut-être que les inscriptions des ultra-marins sur les listes électorales ont augmenté de 13,25% par rapport à 2002. Et, au premier tour, le 22 avril 2007, la participation a augmenté en moyenne de 20% Outre-mer.
Ségolène Royal était arrivée en tête à La Réunion, la Martinique et Saint-Pierre et Miquelon. Nicolas Sarkozy était pour sa part arrivé premier à la Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte, en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis et Futuna. Au total, la candidate socialiste a devancé le président de l'UMP de 60.000 voix.


sabattini sébastien