Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
AtoutGuadeloupe : Atout Guadeloupe | Voyage en Guadeloupe : quelques conseils pour le parfaire: Superbes plages, paysages...… https://t.co/CHc6343wSW
Guide de Guadeloupe

Actualités Guadeloupe du 4 mai 2007

Edito du vendredi 4 mai 2007


Rédigé le Samedi 5 Mai 2007 à 00:00 commentaire(s)
Lu 2721 fois

Toutes l'actualité est encore baignée dans le débat du entre Marie Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY. De savantes évaluationd cherchent à nous donner un "vainqueur" du débat, comme si ces derniers étaient organisé pour cela !
Ce débat a été un débat stratégique ou chacun, à son niveau, a chercher à conforter ou bousculer


Débat Royal/Sarkozy : quid de l’outre-mer ?

Actualités Guadeloupe du 4 mai 2007
Les électeurs de l’outre-mer seront une fois de plus les premiers à voter pour le second tour de l’élection présidentielle. Les électeurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon voteront dès samedi 5. Les résultats seront officiellement publiés le lendemain à 20h, heure de Paris.

La frustration des électeurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et Saint-Pierre et Miquelon devraient être plus grande encore samedi 5 mai. Pour le second tour de l’élection présidentielle, comme c’était le cas pour le premier tour le 21 avril dernier, les résultats ne seront officialisés par les préfectures que dimanche 6 à 20 heures, heure de Paris. Autant dire, qu’une fois de plus, si les médias vont respecter les interdits prononcés par le ministère de l’intérieur et la commission de contrôle de la campagne électorale, nombreux sont ceux qui pourront connaître les scores des uns et des autres bien avant leur officialisation. La loi imposant dans le même temps la proclamation des résultats. Des résultats qui seront même affichés en mairie.


Dans un communiqué le 20 avril dernier, le Syndicat national des journalistes (SNJ) du Réseau France Outre-mer (RFO) déclarait à ce sujet que la décision de la commission de contrôle d’interdire la publication des résultats par les médias était une “atteinte au droit à l'information et une forme de censure”. Le syndicat réclamait dans le même temps à la commission électorale “d'étudier une solution plus adaptée pour les prochaines consultations électorales”.

La fin de la campagne électorale officielle, jeudi 2 à minuit, impose aux médias un silence total et la suspension de la diffusion des chaînes d’informations, mais aussi des grandes chaînes comme TF1 et M6 jusqu’à samedi 0 heure.

Reste que le vote anticipé a fait grimper de 13,25 % le nombre d’électeurs inscrits en outre-mer par rapport à 2002. La participation a par ailleurs augmenté en moyenne de 20 % dans ces régions entre les deux élections.


Actualités Guadeloupe du 4 mai 2007

Des observatoires de prix dans les DOM, politique publique sous observation

Le gouvernement l’avait annoncé, il y a déjà quelques mois. Le ministère de l’outre-mer confirme, mercredi 2, la création de 6 observatoires des prix et des revenus dans les DOM. Ces nouvelles structures auront notamment pour objectif "de mieux évaluer les politiques publiques mises en place localement”.

A quatre jours du second tour de la présidentielle, le gouvernement continue de montrer qu’il est toujours dans l’action. Dans un communiqué, publié mercredi 2, le ministre de l’outre-mer annonce donc la création d’observatoires des prix dans l’ensemble des départements d’outre-mer ainsi qu’à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Selon Hervé Mariton, il s’agissait d’un engagement du gouvernement “de régler cette question avant la fin de la législature”.

Pour le ministère de l’outre-mer, ces six observatoires “ont pour objectifs de mieux évaluer les politiques publiques mises en place localement, de mieux utiliser les outils statistiques disponibles et de parvenir à une meilleure comparaison des prix et des revenus entre la métropole et l'outre-mer”.

Elus, administrations, sphères économiques et sociales, spécialistes seront invités à participer aux travaux de ces observatoires, en coopération avec les administrations de l'Etat et ses établissements publics tels que l’INSEE, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), et l’Agence française de développement (AFD).


source: Newmedia

Le monde
Le monde

Deux purs produits de la Ve République

Renforcer le Parlement : les candidats à l'élection présidentielle l'ont promis tous, ou presque, et les deux concurrents du second tour ont repris cette ritournelle lors de leur débat, mercredi 2 mai. Sans trop y insister, il est vrai, tant le reste de leur propos contredisait leur souhait affiché de voir les députés jouer un rôle plus important à l'avenir. Quel que soit le vainqueur, en effet, il ne fait pas de doute qu'on ne peut attendre ni de Ségolène Royal ni de Nicolas Sarkozy une présidence modeste.



C'est le paradoxe de l'élection présidentielle au suffrage universel. D'un côté, les candidats font des promesses qu'ils s'affirment capables de tenir, ce qui suppose qu'ils accèdent à un pouvoir fort, sinon sans partage. D'un autre côté, les citoyens n'aiment pas l'idée de s'en remettre à un(e) seul(e) et préfèrent croire que l'élu(e) devra écouter, discuter, négocier, transiger.

Parmi les interlocuteurs que les Français veulent voir pris en considération par le président de demain, il y a les parlementaires et plus particulièrement les députés. Ne serait-ce, d'ailleurs, que parce que les électeurs se demandent à quoi bon envoyer 577 personnes au Palais-Bourbon si c'est pour voter mécaniquement pour ou contre les projets du gouvernement, discutés dans l'hémicycle à peu près vide. Beaucoup ignorent le nom de leur député, mais ils comptent quand même sur lui pour relayer leurs préoccupations face à un pouvoir soupçonné de s'enfermer trop facilement dans des raisonnements qui ne prennent pas en compte les réalités quotidiennes.

Les deux candidats ont inclus dans leurs programmes des réformes qui réduiraient les contraintes pesant sur le Parlement et lui permettraient de fonctionner davantage comme un contre-pouvoir et un organe de contrôle du président et du gouvernement. Ségolène Royal va le plus loin dans cette direction, en annonçant une révision de la Constitution qui en ferait disparaître l'alinéa 3 de l'article 49, grâce auquel le premier ministre peut imposer un texte à sa majorité, sauf pour celle-ci à provoquer une crise en renversant le gouvernement. Elle veut aussi instituer le mandat unique, qui obligerait les députés à se consacrer exclusivement à leur travail de parlementaire. Elle promet de donner davantage de droits à l'opposition, voie sur laquelle M. Sarkozy la suit de loin en envisageant d'offrir la présidence de la commission des finances de l'Assemblée nationale à un élu de la minorité.

Ces perspectives sont sympathiques, mais elles ne doivent pas cacher les données politiques. Ségolène Royal, qui s'est imposée comme candidate aux dirigeants du Parti socialiste, s'imposera davantage encore si elle est élue présidente. Elle prendra appui sur son élection pour dicter ses vues au gouvernement et à la majorité parlementaire élue, par hypothèse, pour soutenir son action.

Avec Nicolas Sarkozy, il en ira de même pour sa formation, l'UMP, qu'il a entièrement façonnée à sa main et dont on peut prévoir qu'elle ressuscitera l'"inconditionnalité" chère aux "godillots" gaullistes d'il y a quarante ans. Il n'y a guère que des nuances entre eux sur ce terrain. Au demeurant, c'est Jean-Pierre Chevènement, alors ministre socialiste et aujourd'hui conseiller de Ségolène Royal, qui lançait aux députés PS élus en 1981 derrière François Mitterrand : "Soyez godillots ! C'est une belle et bonne chaussure."

Dans des styles différents, les deux vainqueurs du premier tour ont en commun d'exalter la fonction présidentielle. C'est le prix de la démocratie d'opinion, qui tend à désigner un seul responsable et à le tenir pour seul comptable de la réponse que le gouvernement donne aux attentes devenues, à un moment donné, majoritaires. Près de cinquante ans après sa fondation, la Ve République se porte comme un charme.

source Le monde Patrick Jarreau


Sébastien Sabattini