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Accalmies en Guadeloupe : négociations reprendront lundi

"Il faut savoir terminer une grève" Thorez reprit par Victorin Lurel


Rédigé le Samedi 21 Février 2009 à 02:27 | 0 commentaire(s)
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Deuxième nuit d'accalmie en Guadeloupe, pas de violence, pas d'incendie, des entreprises réouvrent à Pointe à Pitre, des employés de l'hôtellerie reviennent sur leur lieu de travail, aprés 5 semaines de grève et malgré la volonté d' Elie Domota de continuer la mobilisation des guadeloupéens, l' ile aux belles eaux sort doucement de ce mauvais rêve.......sans toutefois se réveiller.


Grêve des mineurs 1935 en métropole  : Congés payés et accords de matignon
Grêve des mineurs 1935 en métropole : Congés payés et accords de matignon

1935, en France

En 1935, le PCF constitue, avec la SFIO et le Parti radical, le Front Populaire sous l’injonction de Staline qui veut, face à l’Allemagne nazie, s’entendre avec les « démocraties » et favoriser des gouvernements bourgeois bienveillants à son égard.

Les élections sont favorables à la gauche mais le PCF renonce à tout ministère, moins pour ne pas se compromettre que pour ne pas effrayer la bourgeoisie.

Pourtant une vague de grèves éclate juste après les élections.

Pour ramener l’ordre, Blum, le chef socialiste du gouvernement fait lâcher au patronat les congés payés et la semaine de 40 heures. Mais c’est l’intervention du PCF qui est décisive pour faire reprendre le travail, souvent difficilement d’ailleurs.

Thorez lance alors son fameux : « Il faut savoir terminer une grève ».


Grêve des guadeloupéens en 2009  : Etats généraux de l'outre mer
Grêve des guadeloupéens en 2009 : Etats généraux de l'outre mer

2009, en Guadeloupe

En 2009, la Guadeloupe est effectivement en fin de cycle de départementalisation, la sortie économique coloniale a été un échec.
Conscient de la situation, les gouvernements français de gauche comme de droite au mieux ferment les yeux, au pire sont complice d'avoir transformé un peuple en quête d'identité en super consommateur.

L' Etat français n'a que des présidents de la république qui se disent "amis" des Antilles mais sur le terrain, l'exploitation continue.
Les élus locaux, tous ancrés dans les partis politiques de métropole, dépendants des bonnes grâce de "Maman France" participent et entretiennent l'immobilisme, face à ce soutien des élus locaux aux injustices, le peuple guadeloupéen est à feu et à sang, il ne faudra qu'une étincelle pour l'embraser, ce sera l' indépendantiste Elie Domota.

A un an des élections régionales ( et de la question sur l'accés à l'autonomie sous jacente...), Elie Domota se sent un prénom prédestiné.

Ces revendications se font construites et réelles, complètement actuelles mais réliées à l'histoire, la méthode de mobilisation a également changée afin de faire adherer tous les guadeloupéens à la "lutte", les mauvaises habitudes reviendront aux galops plus tard ....

L'Etat français fait une proposition à presque toutes les revendications mais au délà d'une nouvelle participation de la solidarité nationale pour les bas salaires, les guadeloupéens ont réussi une révolution : les Etats généraux de toute l'outre mer !!!

Le reste est question politique et pouvoir, misère économique et image de la Guadeloupe, là où les élus ont échoués depuis des années, Domota lui gagne.

Entre les mains du seul élu "Elie" recemment promu "Président de la Guadeloupe" par un grand quotidien métropolitain, la seule question que toute la Guadeloupe se défend de se poser et que certains posent en public, : Domota sera t il capable d'arreter la grève ?


Accalmies en Guadeloupe : négociations reprendront lundi

Article paru dans Google News le 21 février 2009



sébastien sabattini