Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
AtoutGuadeloupe : Atout Guadeloupe | Plonger avec des lentilles: Plonger avec des lentilles : Peut-on... https://t.co/8DKzw7fVmU https://t.co/eFsaArgp09

Guide de Guadeloupe


journée mondiale de lutte contre le sida

consacrée au thème 'stop sida. tenons notre promesse'


Rédigé le Vendredi 1 Décembre 2006 à 10:13 commentaire(s)
Lu 5715 fois

Atout Guadeloupe souhaite relayer ce message mondial en participant à la communication de cette campagne.
La journée mondiale de lutte contre le sida 2006 est à nouveau consacrée au thème de la responsabilité, responsabilité au niveau individuel, communautaire et national.
Sur l'affiche de la campagne: "Le monde a promis de stopper le sida d'ici 2015. Que ferez-vous?"


journée mondiale de lutte contre le sida
journée mondiale de lutte contre le sida

Le SIDA dans le monde

Il exite beaucoup d'excellent site qui vous offrirons des informations sur mesure et professionnelle sur ce théme, nous pensons qu'il est préférable que vous les consultiez :

journée mondiale de lutte contre le sida

Voici tout de même quelques chiffres clés :

Sida dans le monde : les chiffres-clés

Avec 260 000 morts par mois, le sida est la plus grande épidémie mondiale de tous les temps.

Il y a 40 millions de séropositifs dans le monde, soit 1,2 % de la population mondiale parmi lesquels 37,2 millions d’adultes dont 17,6 millions de femmes.

25 millions de séropositifs en Afrique, soit 7,5 % de la population entre 15 et 49 ans. Chez les jeunes de 15 à 24 ans, 6,9 % des femmes et 2,1 % des hommes étaient séropositifs à la fin 2003.

7,4 millions de séropositifs en Asie.

4,8 millions nouvelles contaminations chaque année, dont 3 millions en Afrique, 1,1 million en Asie et 6 000 en France (dont 50 % de femmes), soit 14 000 contaminations par jour et 6 par minute.

2,2 millions d’enfants séropositifs de moins de 15 ans dont 2 000 enfants contaminés chaque jour.

3,1 millions de décès dus au sida en 2004 (2,6 millions d’adultes et 510 000 enfants) dont 2,2 millions en Afrique et 500 000 en Asie.

8 500 malades du sida décèdent chaque jour dont 1 350 enfants, soit 6 par minute.

14 millions d’enfants sont orphelins suite au décès d’un ou de leurs deux parents à cause du sida.

En France

Plus de 150 000 séropositifs. 38 % des nouvelles contaminations sont dues à des rapports homosexuels ; 2 % concernent les usagers de drogues (11 % des nouveaux cas de sida).

40 000 séropositifs ne connaîtraient pas leur statut sérologique. 30 % des séropositifs sont également atteints par une ou plusieurs hépatites (C ou B). Une personne sur deux, avec un diagnostic de sida en 2004, ignorait sa séropositivité et 5% des séropositifs sont en situation d’échec thérapeutique.

Les régions les plus touchées : Ile de France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Guyane et Guadeloupe.


Pour en savoir plus

Aides Depuis 1984, l’association Aides a pour objectif de réunir les personnes touchées directement ou indirectement par le virus et de s’organiser pour combattre la maladie.
http://www.aides.org/sites/aides
Conseil National du Sida Créé par le gouvernement en 1989, le Conseil National du Sida étudie les problèmes liés à la maladie et propose des solutions au gouvernement. Il publie des rapports sur son activité.
http://www.cns.sante.fr/
ELSA Ensemble Luttons contre le Sida en Afrique (ELSA) est une plate-forme inter-associative pour la lutte contre le sida sur ce continent. Depuis 2002, ELSA mène des actions de sensibilisation, de coordination et de prise en charge des personnes malades en Afrique. L’association milite également pour l’élargissement de l’accès aux médicaments antirétroviraux.
www.plateforme-elsa.org.plateforme-elsa.org
INVS
Institut national de veille sanitaire L’INVS surveille l’état de santé de l’ensemble de la population et établit des rapports chiffrés sur l’évolution de la maladie.
www.invs.sante.fr.invs.sante.fr
Médecins sans frontières (MSF) MSF a été créé en 1971. Cette organisation, indépendante de tous pouvoirs politiques et économiques, apporte son aide à des populations en danger sans aucune discrimination.
www.msf.fr
ONUSIDA
(site en anglais) Depuis 1994, Onusida est le programme des Nations unies dans la lutte contre le sida. Onusida s’occupe à l’échelle planétaire de la prévention, du traitement mais aussi de la recherche de nouveaux médicaments.
www.unaids.org/en.unaids.org/en
Le rapport en français d’Onusida pour 2005
Sidaction Créé en 1994, Sidaction est un collectif composé d’associations, de chercheurs et de médecins réunis dans le but de collecter des fonds et de venir en aide aux victimes du sida. Ces fonds sont répartis à parts égales entre la recherche et les associations de terrain.
www.sidaction.org.sidaction.org
Sida Info Service Depuis sa création en 1990, l’association Sida Info Service milite pour l’information, le droit, le soutien et l’accompagnement des personnes malades. Appel anonyme et gratuit au 0800 840 800.
www.sida-info-service.org .sida-info-service.org
Solidarité Sida Créée en 1992, l’association Solidarité Sida organise de nombreuses campagnes pour financer la lutte contre le VIH en France et à l’étranger, ou encore pour accompagner les associations qui œuvrent sur le terrain. Solidarité Sida propose tous les ans des manifestations telles que la nuit du zapping ou les concerts Solidays.
www.solidarite-sida.org .solidarite-sida.org


Le SIDA dans les régions d’Outre-mer

Selon le Centre National du Sida, qui réalise des études et des rapports statistiques destinés à soutenir les politiques de lutte contre le sida, l’évolution de l’épidémie du VIH/sida dans les départements d’Outre-mer demeure préoccupante et ne paraît toujours pas maîtrisée.

Les chiffres des départements et territoires d’Outre-mer.
Lorsque l’on examine les chiffres sur l’ensemble des départements et des territoires d’Outre-mer pour l’année 2004, on constate que le nombre des cas de maladie enregistrés au sein de la population concernée est près de sept fois plus élevé qu’en métropole. En effet, quand on enregistre deux à trois cas de sida pour 100 000 habitants dans l’Hexagone, ce ratio monte à 17 cas pour l’Outre-mer. Cependant, il convient d’être nuancé à l’intérieur même de ces taux statistiques.

La Guyane très touchée
Si l’on y regarde de plus près, on constate que dans cet ensemble la Guyane reste le département le plus touché de tous, avec une moyenne de 43 cas pour 100 000 habitants.

A la Réunion, les chiffres sont très proches de ceux de l’Hexagone. Pour d’autres régions telles que Mayotte, Wallis et Futuna et Saint-Pierre et Miquelon, on ne dispose d’aucun chiffre officiel même si l’on sait que ces zones sont également touchées et que des médecins sont affectés au suivi de cette maladie pour accueillir et guider les malades. Ceux-ci restent très discrets car ils peuvent être confrontés à des réactions sociales qui, très souvent encore, s’expriment par un fort rejet des individus malades.

Les difficultés de gestion de la maladie
Les spécialistes du Centre National du Sida admettent que les départements et territoires d’Outre-mer se trouvent face à de sérieuses difficultés quant à la gestion de l’épidémie. L’accès des patients aux soins reste partiel, leur prise en charge et leur suivi s’avèrent insuffisants et la prévention fait encore défaut auprès de certaines populations.

Par ailleurs, les chiffres donnés par cet organisme ne concernent que les malades dont la maladie est déclarée, c’est-à-dire ceux que l’on peut recenser parce qu’ils reçoivent des soins curatifs. Il faut donc bien faire la distinction dans l’analyse qui suit entre les malades du sida et les personnes recensées séropositives, pour lesquelles la maladie n’est pas encore déclarée et qui ne sont pas pris en compte dans les statitstiques...

Des malades âgés dans les DOM
A partir de ces éléments de comparaison, on voit que les départements d’Outre-mer (DOM) révèlent une proportion de malades plutôt âgés. Pour ces quatre départements, les plus de 50 ans représentent 19 % des personnes infectées contre 12 % en région parisienne. Chez les moins de 20 ans 5 % des cas sont recensés dans les DOM contre 1 % seulement en Ile-de-France. Enfin on observe également que le taux de transmission mère-enfant est plus élevé dans les DOM.


La Guadeloupe
Les chiffres
En analysant les derniers recensements effectués en 2002 dans le département, on constate immédiatement que les hommes sont beaucoup plus touchés que les femmes. Les chiffres indicatifs laissent apparaître une différence allant presque du simple au double.


©RFO
Après une diminution du nombre de décès entre 1996 et 1998, puis une stabilisation, l’évolution de l’épidémie a marqué une reprise en Guadeloupe. Comme dans les autres régions le mode de transmission majoritaire de ce virus est de type hétérosexuel. On recense 61 % de cas de contaminations déclarées chez des individus hétérosexuels. Alors que ceux qui se déclarent bi-sexuels ou homosexuels ne représentent que 14 % des contaminations effectives. Cependant, la mortalité s’est trouvée réduite de moitié en dix ans grâce aux trithérapies.

La prévention
Le Sida est souvent l’objet de campagnes de préventions mal perçues par les Guadeloupéens, qui les considèrent peu adaptées aux réalités locales. Selon le Centre National du Sida, l’utilisation du préservatif n’est pas encore banalisée, car trop souvent perçue par les hommes comme une « dévirilisation ». Le rejet social fréquent, dont les personnes atteintes par le virus sont victimes, entraîne également un refus de leur part de parler de leur séropositivité.

Les intervenants
Dans ce contexte, il y a deux types d’intervenants. D’une part on trouve les institutions de l’Etat, réprésentés par les services de santé qui cherchent à maintenir les efforts de prévention auprès de tous et font tout ce qu’ils peuvent pour essayer d’améliorer l’accueil et le suivi des malades. Il y a d’autre part les associations dont le fonctionnement et l’efficacité sont étroitement liés au soutien de l’Etat.

Une prise de conscience générale
A partir de l’année 1996, l’Etat a décidé, en organisant une première Conférence régionale de santé, de faire du sida une « priorité de santé publique ». Des programmes régionaux consacrés au sida ont été mis en place, avec pour objectif d’adapter la prévention locale aux réalités de la région.

Actuellement, on observe que la conscience du problème s’étend aux collectivités d’étrangers résidant en Guadeloupe, car certaines associations, comme celles qui regroupent les femmes dominicaines ou les migrants, collaborent aussi avec les comités départementaux spécialisés dans la prévention du sida. Cependant, bien que des efforts soient consentis, la Guadeloupe manque toujours de médecins, de structures d’accueil spécialisées ainsi que d’équipements lourds nécessaires à des soins appropriés, si bien que certains malades doivent être transférés en Martinique ou dans l’Hexagone.

Les associations

Association Entraide Gwadloup
Immeuble Capitaine Langlois
Appt. 3100, escalier 01
97142 Grand-Camp - Abymes
Téléphone : 0590.91.40.61/0590.91.22.47
Fax : 0590.89.08.54
E-Mail : entraide@mediaserv.net


SIDA liaisons dangereuses
rue Fichet Galisbay Marigot 97 150 St Martin
0590 87 01 17


C.G.P.E.S
(Comité Guadeloupéen Prevention Education Sanitaire)
6 cité Casse St Hyacinthe 97 100 Basse Terre
Tél : 0590 41 09 24
mail : cgpesanadoo.fr


La Martinique
Les chiffres
En Martinique, le nombre d’individus dont le sida a été déclaré a doublé en dix ans, ce qui place la région au troisième rang des DOM pour ce qui concerne le nombre de personnes malades du sida. On constate également que plus de la moitié des individus concernés sont des hommes.

Inquiète de l’évolution de l’épidémie dans le département, une association très active, Action Sida Martinique, a commandé une étude à l’institut de sondage IPSOSDOM sur le comportement des Martiniquais face à la maladie. Il en ressort que si, comme chez leurs voisins guadeloupéens, la plupart des malades du sida ont entre 30 et 39 ans, les campagnes de prévention sont également mal perçues et l’adoption du préservatif n’est pas généralisée.

La situation des associations de lutte contre le sida ne diffère pas de celle de la Guadeloupe et l’action commune des hôpitaux comme des services de santé avec ces associations reste limitée.

Les associations

Action Sida Martinique
Hopital Clarac 97 200 Fort de France
Tél : 0596 63 12 36/ 0596 72 40 76


C.M.P.E.S (Comité Martiniquais de Prévention et d’Educaton Sanitaire
Avenue Victor Lamon
97 200 Fort de France
Tél : 0596 63 82 62/ 0596 71 71 54
Fax : 0596 60 59 77 cmpes@wanadoo.fr


La Guyane
Une situation préocupante
La Guyane est, avec l’Ile-de-France, le département français qui a connu le plus de cas diagnostiqués par année depuis 1993. La région détient également le record du nombre d’enfants atteints par le virus. A la fin de la décennie quatre-vingt dix, le mode de transmission était majoritairement hétérosexuel.

Des préjugés tenaces
Comme aux Antilles, la question du sida souffre encore de préjugés tenaces. L’absence de débats dans l’espace public n’incite guère les séropositifs à témoigner ou à s’engager sur le terrain associatif.

La prévention
Un programme d’intervention pour la période 2002-2005 a été élaboré sous l’égide des structures de santé afin de redéfinir une politique de prévention plus diversifiée. Il s’agit de cibler les populations jeunes ou les groupes particulièrement exposés. De cette façon, la prévention s’étend ainsi aux quartiers réputés difficiles. On cherche de plus en plus à donner la parole aux familles ainsi qu’aux personnes atteintes, afin d’augmenter la sensibilisation du plus grand nombre.

Depuis plusieurs années, des équipes mobiles d’intervention et de prévention s’engagent également auprès des populations souvent isolées du fleuve Maroni. En réinvestissant le terrain de la lutte contre la maladie, l’Etat et les associations contribuent à la prévention et aux soins, mais le contexte géographique et culturel reste peu abordable. En effet, la précarité et l’isolement dont certaines populations de Guyane sont victimes ne facilitent ni le recensement des malades, ni la lutte contre l’épidémie.

Les associations

Entr’AIDES guyane
10 rue Pichevin, Cayenne.
Tél : 0594 31 25 91
Fax : 0594.31.29.54


Sida Info Service
2 res les jardins de Montjoly
97 354 Remire-Montjoly
Tél:06 94 20 75 91 guyane@sida-info-service.org


Centre d’Information de la Jeunesse de la Guyane
Angle Bd Jubelin et Général de Gaulle
B.P 1138
97 345 Cayenne CEDEX
Tél : 0594 29 64 50/ 0594 31 52 10


GRID - Guyane
BP 1
97371 KOUROU Cedex
Guyane Française Tél : 05 94 32 92 72/05 94 32 92 09
grid@grid.gf


C.D.E.S (Comité Départemental d’Education à la santé)
32 rue Canal Est
97 300 Cayenne
Tél : 0594 28 11 07


La Réunion
Des chiffres faibles et stables
L’épidémie de sida à la Réunion est la moins alarmante des départements d’Outre-mer. C’est là que l’évolution de l’épidémie est la mieux canalisée depuis 1993. La progression du virus reste donc relativement faible. La Réunion est cependant le département d’Outre-mer où prévaut le plus fort taux de transmission homosexuelle (36 %).

Le nombre de personnes décédées est également en nette diminution depuis 1993. Cette situation, favorable à l’enrayement de la maladie, est entretenue par un partenariat actif entre les associations, les personnels médicaux et les pouvoirs publics.

Une prévention active et efficace
Un plan départemental d’éducation sexuelle permet d’effectuer ce vaste travail de prévention dans les établissements scolaires tandis que les hôpitaux de l’île garantissent des permanences d’accueil pour les malades et pour les dépistages. Certaines associations comptent même des salariés qui, en plus des bénévoles, contribuent à dynamiser les opérations. La Réunion pourrait constituer un modèle, puisqu’elle obtient de réels résultats en s’attaquant au problème, bien en amont de la maladie, avec une forte implication des divers intervenants depuis l’école.

Les associations :

ARPS
Association réunionnaise de prévention du SIDA
11 bis, rue Saint Jacques
97400 Saint Denis
Tél : 02 62 21.88.77
Site : arps-info.com


RIVE
Réunion immuno-déprimé vivre écouter
11 rue du four à chaux
97400 Saint-Denis
Tél : 02 62 20 28 56
Fax : 02 62 94 14 48


SID’AVENTURE
BP 196
97455 Saint Piere cedex
Tél : 02 62 25 80 81

La Nouvelle-Calédonie
Les chiffres
Alors que l’on comptait 85 cas de sida déclarés en 2001, l’épidémie n’a cessé de progresser sur le territoire. La même année, dix personnes de plus sont entrées dans la phase de maladie du sida.
La population mélanésienne, notamment les femmes et les enfants, sont de plus en plus touchés et ce sont les individus dont l’âge se situe entre 20 et 40 ans qui restent les plus atteints par le virus. Par ailleurs, dans cette région, les hommes malades sont trois fois plus nombreux que les femmes.

Des préjugés importants
Pourtant, dans l’esprit d’un grand nombre de Mélanésiens, le sida demeure une maladie d’étranger et la réalité de l’épidémie est encore très déniée. Les traitements sont donc insuffisamment suivis et les malades, peu conscients de la gravité de leurs cas, fréquentent les centres de soins de manière partielle. Les rares associations qui consacrent leurs efforts à tenter tout de même d’effectuer un travail de prévention disposent, par ailleurs, de moyens largement insuffisants.

Les associations


SOLIDARITE SIDA
23 rue d’Austerlitz 4 étage
14 437 Nouméa
Tél. / Fax : +00 687 24.15.17


DTASS
Direction Territoriale des Affaires Sanitaires et Sociales
BP 3278, 98846 Nouméa cedex
TEL : +00 687 24 37 01
Fax : +00 687 24 37 02
Mail : dtass@territoire.nc


Communauté du Pacifique
BP D5, 98848 Nouméa Cedex, Nouvelle-Calédonie
Téléphone :+00 687 26.20.00
Télécopie : +00 687 26.38.18
Mail : spc@spc.org.nc


Bureau d’éducation sanitaire et de promotion de la santé de la province Sud
5 rue Galliéni - BP 660
98 845 Nouméa CEDEX
Nouvelle Calédonie
Tél. (00 687) 24 25 98
Fax.(00 687) 25 13 63


La Polynésie française et Wallis et Futuna
Des chiffres rassurants
Selon les chiffres fournis par la Commission Pacifique Sud, la Polynésie française comptait 77 cas de sida recensés en 2001 et 2 pour Wallis et Futuna. La même année, la maladie était responsable de trois décès. L’ensemble des cas de malades connus et répertoriés depuis 1984 s’élevait ainsi à 224 personnes. Si l’on s’en tient à ces chiffres, le taux de contamination serait donc l’un des plus bas du monde (0,06 %), soit sept fois moins que dans l’Hexagone et 35 fois moins qu’aux Antilles.

Gilles Soubiran, médecin au Centre Hospitalier Territorial (CHT) de Polynésie française en charge des infections par le VIH indique que moins de la moitié des malades recensés depuis 1984 sont nés en Polynésie française. La plupart sont des métropolitains en voyage ou des expatriés. Trois groupes aux cultures très différentes seraient concernés : les Français, les Chinois et les Ma’ohi. Or, les campagnes de préventions prévues depuis l’Hexagone sont généralement peu adaptées aux réalités culturelles des deux derniers groupes.

Comme ailleurs, les contaminations résultent, la plupart du temps, de relations sexuelles non protégées, de transfusions sanguines ou d’accouchements de mères séropositives. Les cas de sida dus à la toxicomanie seraient quant à eux très isolés.

Les associations

Communauté du Pacifique
BP D5, 98848 Nouméa Cedex, Nouvelle-Calédonie
Téléphone :+00 687 26.20.00
Télécopie : +00 687 26.38.18
Mail : spc@spc.org.nc


ACS
Association Agir Contre le Sida
BP 369, Papeete -Tahiti, Polynésie française agir@mail.pf


Mayotte
Une maladie tabou
La réalité du sida est encore peu acceptée à Mayotte. On comptait, pour l’année 2002, une cinquantaine de personnes infectées par le virus mais le nombre de malades du sida déclarés n’est pas précis. La prise en charge des malades est assurée par le centre hospitalier local. Quant à la prévention, qui constitue la principale tâche du Comité Départemental d’Education pour la Santé, elle se fait avec peu de moyens dans les écoles et lors des fêtes de villages, au plus près de la population.

La prévention
Malgré la pauvreté des aides dont bénéficient les structures sanitaires, les acteurs de la prévention sensibilisent les populations de Mayotte au dépistage et à l’importance des soins.
Bien que les efforts menés par quelques uns soient considérables en terme d’investissement personnel, la maladie est encore largement déniée et beaucoup ne se sentent pas concernés par les risques liés au virus.

Pourtant, le Grand Cadi de Mayotte, autorité morale pour beaucoup de Mahorais, a reconnu l’importance du travail de prévention, surtout dans les campagnes. Limiter l’expansion de l’épidémie est l’enjeu principal que les associations culturelles, sportives ou environnementales cherchent à assurer avec les pouvoirs publics.

Cependant, les tabous autour des problèmes liés à la sexualité restent encore très forts dans cette île de l’océan Indien, où 98 % de la population est musulmane. Beaucoup de travail reste encore à faire, tant en faveur du dépistage que pour permettre à chacun de prendre conscience du danger que constitue cette maladie.

Les associations


Comité départemental d’éducation pour la santé
Bâtiment du dispensaire de Mtsapéré
BP 521
97 600 Mamoudzou
Tel : (00 02) 69 61 36 04
Fax : 02 69 62 12 50
Mail : cotes.may@wanadoo.fr


Saint-Pierre et Miquelon
Une situation mal connue, des tabous persistants
Il n’existe pas de statistiques concernant les personnes malades du Sida ou contaminées dans l’archipel de Saint-Pierre et Miquelon.

Selon l’association Iris, dont la dizaine de membres gère le travail de prévention sur ce thème depuis 1996, la maladie du sida est, ici aussi, très mal perçue par la population dans la mesure où tout le monde se connaît. Le territoire est exigu et ne compte que 7 000 habitants, les rares malades n’osent pas parler de leur problème à leur entourage. La réalité est si cachée que ni la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (DASS), ni l’association Iris ne connaissent personellement des habitants atteints par cette maladie.

Une prévention active mais qui a du mal se développer
Pour prévenir les cas d’infections, Iris produit des spots télévisés de prévention, édite des brochures explicatives et organise des rencontres, en particulier entre jeunes. En partenariat avec la DASS, des films débats permettent de sensibiliser le public au problème, dans un cadre général de réflexion ou peuvent être simultanément abordés les thèmes de l’alcoolisme, de la maltraitance des enfants ou de la toxicomanie, problèmes qui concernent la famille dans son ensemble.

Les associations

Service de la promotion de la santé
Place Général de Gaulle
97 500 Saint Pierre
Tel : 0508 41 04 70



Bilan Onusida 2006 : un constat accablant

Malgré une légère amélioration, le constat épidémiologique mondial que brosse l’Onusida reste accablant.

L’intégralité du magazine Archipels du 29/11/2006 sur France Ô, consacré au sida dans les départements d’Outre-mer et en Afrique

Extrait de SIDA, histoires de femmes
Réalisation : Walther Grotenhuis
Production : Idtv-DITS
(Année 2004)



L’on pourrait voir le bon côté des choses : comparé à celui de 2005, le dernier rapport du Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (Onusida) annonce des chiffres de la pandémie en baisse. En 2006, 39,5 millions de personnes dans le monde vivent avec le VIH, contre 40,3 millions l’an passé, « le niveau le plus élevé jamais enregistré », soulignait le rapport 2005. Quelque 800 000 vies épargnées en un an, ce n’est, certes, pas rien. Mais les chiffres continuent de faire froid dans le dos : 4,3 millions de personnes ont contracté l’infection cette année, en légère décrue par rapport à 2005 (4,9 millions), mais « environ 400 000 de plus qu’en 2004 », révèle le rapport. Plus grave : les jeunes adultes (15-24 ans) représentent près de 40 % des nouvelles infections.


59 % des personnes séropositives en Afrique sont des femmes © Idtv-DITS
Epidémie dévastatrice
Le nombre de personnes ayant succombé à la maladie reste effrayant : 2,9 millions en un an, un peu moins qu’en 2005 (3,1 millions), mais autant qu’en 2003. Ce qui porte à près de 28 millions les décès dus au sida depuis que les premiers cas ont été enregistrés en 1981, et à environ 70 millions les personnes infectées par le virus en vingt-cinq ans. L’épidémie demeure « l’une des plus dévastatrices de l’histoire », occasionnant, ces dernières années, plus de décès que le paludisme.

L’Afrique, toujours
Sans surprise, l’Afrique subsaharienne reste la plus touchée, concentrant 63 % du nombre total de séropositifs sur la planète, et les trois quarts (72 %) des décès imputables au sida. Ce chiffre est plus ou moins stable par rapport à 2005 (64 %). L’Afrique australe fait figure d’« épicentre » mondial de la maladie : on y recense, pour 2006, plus d’un tiers (34 %) des décès mondiaux, et presque autant (32 %) de personnes infectées. Avec un adulte sur trois touché, le Swaziland possède le taux de prévalence le plus élevé de la planète (33,4 % [En épidémiologie, la prévalence est le nombre de maladies ou de malades présents à un moment donné dans une population, que le diagnostic ait été porté anciennement ou récemment]). L’Afrique du Sud, elle, n’est plus, en valeur absolue, le pays où l’on dénombre le plus de séropositifs depuis que l’Inde l’a dépassée cette année : on y recense environ 5,5 millions d’individus touchés (sur 48 millions de Sud-Africains), contre 5,7 millions pour l’Inde (sur quelque 1,1 milliard d’Indiens).
Autres parties du monde où les cas continuent d’exploser : l’Europe orientale et l’Asie centrale, qui accusent une augmentation de 70 % par rapport à 2004. Le nombre de personnes infectées y a été multiplié par vingt en dix ans, pour atteindre 1,7 million, localisé à 90 % dans deux pays : la Fédération russe et l’Ukraine.


Le constat épidémiologique que brosse l’Onusida pour l’année 2006 reste accablant © Onusida
Cocktail sexe-drogue
L’Asie de l’Est et du Sud-Est figure également en bonne position dans ce classement sordide, avec une hausse des nouvelles infections de 15 % en un an, soit 960 000 personnes pour 8,6 millions vivant avec le virus dans cette région. L’Inde, la Chine et le Vietnam sont particulièrement concernés. Fait notable, le rapport Onusida note aussi l’apparition de deux pays qu’on n’attendait pas forcément sur le terrain de la pandémie : le Pakistan et l’Afghanistan. A l’origine de la propagation du virus dans ces deux pays, l’injection de drogues avec des seringues non stérilisées, associée à des rapports sexuels non protégés. Cette combinaison caractérise largement les nouveaux diagnostics en Asie de l’Est et du Sud-Est, cependant que la consommation de drogues injectables est la cause de plus des deux tiers de la contamination en Europe orientale et en Asie centrale.
Sur le continent américain, l’épidémie se stabilise au Sud, avec une hausse des nouvelles infections et des décès égale depuis deux ans. L’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Mexique centralisent les deux tiers du 1,7 million de séropositifs. Encore une fois, l’association drogues injectables et rapports non protégés, souvent entre hommes (25 % à 35 % des cas au Brésil, par exemple), est à l’origine des flambées de VIH observables dans le sous-continent.

Minorités ethniques et migrants
En Amérique du Nord, ce sont surtout les minorités ethniques qui paient le plus lourd tribut à la maladie. Aux Etats-Unis, 8ème pays le plus concerné par le VIH avec 1,2 million de séropositifs, les Africains-Américains représentent 70 % des nouveaux diagnostics, alors qu’ils ne constituent que 12 % de la population, les Hispaniques 20 %, bien qu’ils ne soient que 14 % des Américains. Au Canada, on observe une surreprésentation des aborigènes parmi les cas constatés : 9 % des nouvelles infections alors que cette population représente 3,3 % des Canadiens.
Comme en Europe occidentale et centrale, le nombre de personnes vivant avec le virus continue de croître. La raison ? L’accès généralisé aux traitements antirétroviraux qui a allongé la durée de vie des séropositifs, combiné à une stabilité des nouvelles infections en Amérique du Nord mais à une hausse en Europe occidentale et centrale.
En Europe de l’Ouest, celles-ci ont quasiment doublé en huit ans, passant de 42 cas par million en 1998 à 74 en 2006. Ces nouveaux diagnostics font suite, dans 35 % des cas, à des rapports entre hommes. Les trois quarts des cas contractés par voie hétérosexuelle concernent les migrants ou immigrants. Le Royaume-Uni est le plus affecté par ce phénomène, en particulier au sein de la population venant d’Afrique subsaharienne.

Exception cubaine
Notons enfin, dans ce tour mondial du sida, que la région Moyen-Orient et Afrique du Nord est diversement touchée par l’épidémie. Mais, souligne le rapport, cette situation est le résultat d’une « surveillance inadéquate du VIH [...] qui rend difficile l’évaluation [...] » Le Soudan figure parmi les pays les plus affectés, avec environ 350 000 séropositifs, en majorité recensés dans le Sud. Et la République islamique d’Iran fait désormais face à une augmentation préoccupante des cas (137 000), en grande majorité transmis après consommation de drogues injectables.
Dans les Caraïbes, enfin, où les trois quarts des cas sont concentrés en République dominicaine et en Haïti, l’on observe une stabilisation des infections, malgré des taux de prévalence élevée, « à l’exception notable de Cuba » où il est inférieur à 0,1 %, note le rapport.


L’accès aux traitements antirétroviraux s’est considérablement élargi depuis quelques années © Idtv-DITS
Progrès prometteurs
Ce dernier bilan sur l’épidémie du sida en 2006 reste accablant, avec un nombre de décès et de nouvelles infections encore considérables dans le monde. Pourtant, l’Onusida donne quelques motifs de satisfaction. En juin dernier, elle estimait, lors de la présentation de la première mouture de son rapport devant les Nations unies, que le pic de l’épidémie avait été atteint à la fin des années quatre-vingt-dix. « Depuis quelques années, des progrès prometteurs sont fait à l’échelle mondiale pour combattre l’épidémie de sida, notamment un accès accru à des programmes efficaces de traitement et de prévention », explique l’agence onusienne. Elle estime ainsi que « deux millions d’années de vies ont été épargnées depuis 2002 », dont 790 000 années en Afrique subsaharienne.
D’une façon générale, l’accès aux antirétroviraux dans cette région a été multiplié par dix en trois ans. Un million de personnes y ont désormais recours, un chiffre toutefois bien insuffisant au regard des 4,6 millions d’Africains qui en ont besoin. Dans l’« épicentre » du VIH, l’exemple du Zimbabwe autorise de forts espoirs : ses taux de prévalence et d’incidence ont chuté grâce à des changements de comportements datant de la fin et du milieu des années 1990. Les Zimbabwéens, effrayés par le nombre de morts dus au sida autour d’eux, utilisent davantage le préservatif, ont moins de liaisons sexuelles « occasionnelles » et une vie sexuelle active plus tardive. L’infrastructure sanitaire bien développée a également contribué à ces résultats encourageants. Même si un adulte sur cinq est infecté par le VIH, et que le pays reste l’unique exemple d’une relative amélioration dans la région.

Cibler les comportements à risque
En Chine, pays qui a longtemps fermé les yeux sur la maladie, on tente de répliquer à sa propagation en ciblant les comportements à risque. Le premier programme d’échange de seringues et d’aiguilles, entamé en 1999 dans dix-huit provinces, passées à quatre-vingt-douze en 2006, commence à donner des résultats très satisfaisants. En Iran, les autorités ont également pris le problème à bras-le-corps en offrant gratuitement des conseils, des tests VIH et des traitements dans les dispensaires publics. Un projet de distribution de seringues stériles et de méthadone est même à l’étude.
En Thaïlande, où le nombre des nouvelles infections a encore chuté de 10 % par rapport à 2004 (18 000 cette année, 23 600 en 2002), les autorités poursuivent les programmes de prévention et de distribution de préservatifs. Mais elles doivent mieux agir sur des populations spécifiques : femmes mariées a priori peu exposées mais contaminées par leurs maris.


2,9 millions de décès dus au sida en 2006 © Idtv-DITS
Epidémie sous contrôle
En mettant l’accent sur la prévention et le traitement, le Brésil a « gardé son épidémie sous contrôle ». Même chose dans les Caraïbes, zone largement touchée ces dernières années, où la trithérapie antirétrovirale élargie a permis, dans un certain nombre de pays, de faire chuter le taux de prévalence. Après avoir généralisé l’accès aux traitements antirétroviraux efficaces, l’Amérique du Nord et l’Europe occidentale et centrale doivent maintenant mieux cibler les groupes à risques, migrants, immigrants et minorités à risque.
La bataille contre l’épidémie est loin d’être gagnée. Dans de nombreux pays, y compris ceux où des progrès sensibles ont été réalisés, les dangers du VIH restent souvent ignorés, tant parmi la population que des responsables politiques. La stigmatisation sociale continue d’entraver les efforts, et la surveillance de l’épidémie reste bien souvent difficile. De nombreuses associations dénoncent l’écart entre les besoins et les moyens alloués pour lutter contre la pandémie. Act-up, pour sa part, présente le rapport de l’Onusida 2006 comme l’« atlas des graves manquements de la communauté internationale », en particulier dans le « développement des traitements génériques, les manquements en termes de soutien aux stratégies de prévention, notamment la réduction des risques liés à l’usage de drogue ».

Tableau récapitulatif de l’épidémie mondiale de sida en 2006

Personnes vivant avec le VIH 39,5 millions
Afrique subsaharienne 24,7 millions
Asie du Sud et du Sud-Est 7,8 millions
Europe orientale et Asie centrale 1,7 million
Amérique latine 1,7 million
Amérique du Nord 1,4 million
Asie de l’Est 750 000
Europe occidentale et centrale 740 000
Moyen-Orient et Afrique du Nord 460 000
Caraïbes 250 000
Océanie 81 000



Nouvelles infections à VIH 4,3 millions
Décès dus au sida 2,9 millions




Toujours plus de femmes contaminées

« A l’échelle mondiale et dans chaque région, le nombre de femmes adultes (15 ans et plus) vivant avec le VIH est plus élevé que jamais », note le rapport de l’Onusida. En deux ans, un million d’entre elles a été infecté. Elles sont désormais 17,6 millions sur les 39,5 millions de séropositifs recensés cette année, soit près de la moitié des cas. Ce taux est largement supérieur en Afrique subsaharienne, où les femmes constituent 59 % des personnes touchées par le virus, le même pourcentage qu’il y a deux ans. Non seulement elles « encourent un risque plus élevé d’être infectées par le VIH que les hommes, mais dans la plupart des pays, ce seront elles qui devront prendre en charge les personnes infectées par le virus », peut-on lire dans le rapport.
Dans les Caraïbes, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Océanie, « près d’un adulte sur deux vivant avec le VIH est une femme ».
Des femmes mariées, qui ne forment pas a priori un groupe à risque, continuent d’être contaminées par leurs époux ayant eu des rapports non protégés avec des partenaires, professionnel(le)s ou non. C’est le cas par exemple en Thaïlande ou dans certaines régions en Inde, où leur nombre grandit dans des proportions alarmantes.
Aux Etats-Unis, « la proportion de femmes dans les nouveaux diagnostics de VIH ou de sida a augmenté de façon spectaculaire - passant de 15 % avant 1995 à 27 % en 2004 ». Les Africaines-Américaines sont vingt-et-une fois plus touchées que les « Caucasiennes ». Les trois quarts des femmes ont été contaminées après des rapports sexuels non protégés avec des hommes ayant eux-mêmes été infectés soit par injection de drogues, soit au cours de rapports sexuels tarifés.




sébastien sabattini