esclavage

en particulier en Guadeloupe



Nous tenions à absolument à ce qu' Atout-guadeloupe parle de l'esclavage.
Notre volonté est de vulgariser pour plusieurs raisons :
- apporter des informations simples trés facile à retenir et comprendre
- l'esclavage est un sujet par des autorités plus compétentes que nous





L'esclavage

dernière vision de goret
dernière vision de goret
A quelques rares exceptions, les Portugais furent les seuls Européens à pratiquer le commerce des esclaves durant le 16ème siècle. Au cours du siècle suivant, les Français, les Anglais et finalement les Néerlandais s'y lancèrent à leur tour, provoquant un accroissement important du volume de la traite.

Au 18ème siècle, les trois nations négrières majeures sont le Portugal, l'Angleterre et la France. Le rôle des Néerlandais diminue, tandis que d'autres pays européens (Danois, Suédois, Brandebourgeois, Courlandais, Espagnols, Ostendais) n'y participent qu'à un moindre degré.

Après l'abolition du commerce des esclaves par l'Angleterre en 1807, une traite importante, en partie illégale, allait se poursuivre jusqu'en 1865.

Après des recherches poussées, Ph. Curtin (1969) évalue à neuf millions et demi le nombre des esclaves qui débarquèrent dans le nouveau monde, le chiffre réel se situant, d'après cet auteur, aux alentours de 10,5 millions. Ces chiffres sont généralement acceptés comme ordre de grandeur par d'autres chercheurs, à la réserve de la traite illégale du 19ème siècle qui semble sous-estimée. En outre ces évaluations ne tiennent pas compte de la mortalité frappant les captifs amenés de l'intérieur, ni celle survenant dans les captiveries de la côte, ou au cours de la traversée. Certaines de ces données (mortalité des captifs amenés de l'intérieur) ne seront jamais connues.

Ph. Curtin estime qu'entre 1711 et 1810 (en dehors de cette période les documents se font plus rares) 180.000 esclaves environ ont été transportés de Sénégambie en Amérique. Les principaux ports d'embarquement dans cette partie de la côte étaient Saint-Louis, Gorée, et James Fort (en Gambie).

En ce qui concerne plus particulièrement Gorée, un dépouillement des sources durant la seconde moitié du 18ème siècle donne des chiffres variant le plus souvent entre 200 et 300 par an. Tous ces chiffres ne sont qu'approximatifs et ce décompte macabre ne donnera jamais la mesure de la souffrance des milliers d'africains arrachés de leur terre.


Rédigé par sébastien sabattini le Dimanche 12 Novembre 2006
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