Tanbou, gwo ka é libérasyon anba lesklavaj

Le tambour et l'esclavage, indissociable.


Rédigé le Jeudi 24 Mai 2007 à 08:03 | Lu 2982 commentaire(s)


Le Ka, instrument de révoltes, de communications, de danses, de bonheur ou de tristesse, le Ka est inséparable du peuple noir guadeloupéen!


Tanbou, gwo ka é libérasyon anba esklavaj, un thème récurrent!

Les 3 intervenants
Les 3 intervenants
Les absents ont eu tort, ce mercredi 23 mai en soirée, seulement une soixantaine d'auditeurs et de participants au thème proposé par l'association le Flanbwayan, Tanbou, gwo ka é libérasyon anba lesklavaj. Soirée souvenirs du peuple noir issu de l'esclavage, Klod Danikan, Marthélius Ladine et Daniel Doulos, ont su doper les auditeurs, qui ont posé un grand nombre de questions, fusant de l'assistance!
Les trois interlocuteurs ont été formidables, applaudis par l'assistance pour la qualité de leurs propos, pourtant c'était une entreprise risquée de lier le Ka à la libération du peuple noir. Nous avons appris qu'à l'origine, seuls les neg mawon maniaient le tambour, chaque son, chaque rythme était un langage, un appel à la révolte. Le créole, s'est également construit autour du Ka, se construisant, s'émancipant jusqu'à devenir cette langue que chaque guadeloupéen est fier de parler, cette langue, le créole guadeloupéen, devenu la 38éme langue enregistrée par l'UNESCO!

Le Gwo Ka a su se développer à fur et à mesure de l'avancée du peuple guadeloupéen dans son autonomie, dans son indépendance culturelle et des valeurs universelles!



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