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Guide de Guadeloupe


St-Martin et St-Barthélémy votent


Rédigé le Samedi 30 Juin 2007 à 00:00 commentaire(s)
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Les électeurs de Saint-Martin et Saint-Barthélémy votent le dimanche 01 juillet 2007 au premier tour des élections territoriales, dernière étape du divorce à l’amiable entre ces deux îles antillaises et le département de la Guadeloupe


Le 7 décembre 2003, ces deux îles avaient décidé par référendum de quitter le département d’Outre-mer (DOM) de la Guadeloupe, dont elles sont respectivement distantes de 250 et 230 km (voir encadrés)

Avec enthousiasme à "Saint-Barth" (95,51%), minuscule rocher pour touristes fortunés, d’où son surnom de "Saint-Tropez des Caraïbes" ; de façon plus mesurée à Saint-Martin (76,17%), partagée depuis 1648 entre la France et les Pays-Bas et victime de sa réputation de plaque tournante de multiples trafics dans la région.

Reste donc pour ces îles à devenir autonomes administrativement. Aujourd’hui, ce sont encore deux communes de Guadeloupe, dont elles constituent également trois cantons, dans l’arrondissement des îles du Nord.

Collectivités d’Outre-mer
Après ce scrutin, dimanche, puis le 8 juillet pour un second tour éventuel, elles deviendront des Collectivités d’Outre-mer (COM) à part entière, comme Saint-Pierre et Miquelon, Mayotte, la Polynésie française ou Wallis et Futuna.

Avec leur bulletin de vote, les électeurs de ces deux îles séparées d’une trentaine de km vont désigner leurs conseillers territoriaux : 19 à Saint-Barth, 23 à Saint-Martin. Via un scrutin de liste à deux tours, avec prime d’un tiers des sièges pour la liste ayant obtenu la majorité absolue au premier tour ou en tête au second. Peuvent se qualifier pour le second tour toutes les listes ayant obtenu 10% des inscrits, avec possibilité pour celles-ci de fusionner entre les deux tours avec les listes ayant drainé au moins 5% des inscrits.
Au total, cinq listes sont en compétition à Saint-Martin, dont celle du conseiller général UMP Louis-Constant Fleming ou celle du candidat de gauche Alain Richardson. Quatre listes sont en lice à Saint-Barth, dont celle du maire UMP Bruno Magras, grand favori.


Femmes guadeloupéennes en habit traditionnel © RFO
Des députés en 2012
Une fois le vote terminé, ces deux îles deviendront officiellement des COM le 15 juillet, lors de la première réunion de leur Conseil territorial respectif. Un Conseil qui exercera dans chaque île les fonctions de conseil municipal, conseil général et conseil régional.
Mais le cordon ombilical ne sera pas encore totalement coupé avec la Guadeloupe, même si les élus des deux cantons de Saint-Martin et celui du canton de Saint-Barthélémy devront abandonner leurs sièges au Conseil général à Basse-Terre.

Ainsi, Saint-Martin et Saint-Barth n’auront pas leur député respectif à l’Assemblée nationale avant les prochaines législatives, soit en 2012 au plus tard. Jusque là, leur représentant au palais Bourbon restera Victorin Lurel (PS), élu de la 4e circonscription de la Guadeloupe.
Idem pour les sénateurs : Saint-Martin et Saint-Barthélémy devront attendre le renouvellement de septembre 2008 pour avoir chacune leur élu au palais du Luxembourg, sans devoir passer par les trois sénateurs de Guadeloupe.

Particularité : si Saint-Pierre et Miquelon restera la moins peuplée des COM françaises, avec ses 6 125 habitants selon un recensement de 2006, Saint-Barthélémy (6 858 habitants) va devenir la plus petite collectivité d’Outre-mer avec ses 24 km2.


Evolution statutaire des îles de St Martin et St Barthélemy
Saint Barthélemy
Le 30 avril 2003, se référant aux particularités historiques et économiques de la commune, le conseil municipal adopte un projet d’évolution statutaire qu’il a transmis au Gouvernement.

8 août 2003, délibération du conseil municipal de la commune de St Barthélemy qui approuve le document d’orientation relatif à son évolution statutaire.

En détail les compétences qu’exercerait la nouvelle collectivité décrites par le Sénat.

01 juillet 2007, élections territoriales et dernière étape du processus d’autonomie de l’île par rapport au département de la Guadeloupe.

Saint Martin
20 février 2003 : adoption par les élus du conseil municipal d’un projet d’évolution statutaire destiné à transformer la partie française de l’île de Saint-Martin en une collectivité d’outre-mer au sens de l’article 74 de la Constitution.

4 juillet 2003 : nouveau document présenté au gouvernement, à la suite d’observations formulées par le ministère de l’Outre-mer, relatives à la cohérence juridique de ce projet.

31 juillet 2003 : délibération du conseil municipal de St Martin qui approuve le document d’orientation relatif à son évolution statutaire.

01 juillet 2007 : élections territoriales et dernière étape du processus d’autonomie de l’île par rapport au département de la Guadeloupe.

T.M.




Deux îles aux situations particulières
Situation de St Barthélemy

Histoire : découverte par Christophe Colomb en 1493 puis achetée par la France à l’Ordre de Malte en 1674, "Saint-Barth" fut cédée au Royaume de Suède en 1784, avant d’être rétrocédée définitivement à la France par le traité du 10 août 1877.

Géographie : à environ 230 km de la Guadeloupe, Saint-Barthélémy (chef-lieu : Gustavia) est une île d’origine volcanique de 24 km2 entourée d’une dizaine de minuscules îlots (île Frégate, Chevreau,...).

Population : avec 6.858 habitants en 1999, c’est la moins peuplée des collectivités d’Outre-mer, excepté Saint-Pierre et Miquelon. Elle accueille de nombreux résidents étrangers, surtout américains. Blancs à 95%, les "Saint-Barths" sont pour la plupart originaires de Bretagne ou de Normandie.

Economie : grâce à son statut de port franc hérité de l’époque suédoise, les habitants sont non imposables. La principale activité est le tourisme, et "Saint-Barth" est un repaire pour milliardaires. Selon le site internet du Conseil régional de la Guadeloupe, Saint-Barthélémy est "un paradis fiscal" et le "royaume des avantages douaniers".

Situation de St-Martin

Histoire : Saint-Martin est soumise à une double souveraineté, française et néerlandaise, depuis le traité de Concordia du 23 mars 1648. La souveraineté française sur la partie nord de l’île (56 des 90 km2) a été réaffirmée par le traité de Paris de 1816 puis fixée par une convention signée avec la Hollande le 28 novembre 1839.

Géographie : à environ 250 km de la Guadeloupe, Saint-Martin (chef-lieu : Marigot) compte une île principale, les Basses-Terres, ainsi que plusieurs petites îles, Tintamarre, Pinel, Cayes vertes, Petite clef ou Crowl Rock.

Population : passée de 8.000 à la fin des années 80 à quelque 35.000 aujourd’hui. L’île est surnommée "Friendly Island" car elle regroupe près de 80 nationalités, dont de nombreux immigrés d’Haïti ou Saint-Domingue.

Economie : port franc, Saint-Martin vit essentiellement du tourisme. Selon le site internet du Conseil régional de la Guadeloupe, c’est "un paradis du shopping et de la détaxe" qui "calque son mode de vie sur les Etats-Unis".



Source : RFO

Evolution statutaire des îles de St Martin et St Barthélemy
Saint Barthélemy
Le 30 avril 2003, se référant aux particularités historiques et économiques de la commune, le conseil municipal adopte un projet d’évolution statutaire qu’il a transmis au Gouvernement.

8 août 2003, délibération du conseil municipal de la commune de St Barthélemy qui approuve le document d’orientation relatif à son évolution statutaire.

En détail les compétences qu’exercerait la nouvelle collectivité décrites par le Sénat.

01 juillet 2007, élections territoriales et dernière étape du processus d’autonomie de l’île par rapport au département de la Guadeloupe.

Saint Martin
20 février 2003 : adoption par les élus du conseil municipal d’un projet d’évolution statutaire destiné à transformer la partie française de l’île de Saint-Martin en une collectivité d’outre-mer au sens de l’article 74 de la Constitution.

4 juillet 2003 : nouveau document présenté au gouvernement, à la suite d’observations formulées par le ministère de l’Outre-mer, relatives à la cohérence juridique de ce projet.

31 juillet 2003 : délibération du conseil municipal de St Martin qui approuve le document d’orientation relatif à son évolution statutaire.

01 juillet 2007 : élections territoriales et dernière étape du processus d’autonomie de l’île par rapport au département de la Guadeloupe.

T.M.




Deux îles aux situations particulières
Situation de St Barthélemy

Histoire : découverte par Christophe Colomb en 1493 puis achetée par la France à l’Ordre de Malte en 1674, "Saint-Barth" fut cédée au Royaume de Suède en 1784, avant d’être rétrocédée définitivement à la France par le traité du 10 août 1877.

Géographie : à environ 230 km de la Guadeloupe, Saint-Barthélémy (chef-lieu : Gustavia) est une île d’origine volcanique de 24 km2 entourée d’une dizaine de minuscules îlots (île Frégate, Chevreau,...).

Population : avec 6.858 habitants en 1999, c’est la moins peuplée des collectivités d’Outre-mer, excepté Saint-Pierre et Miquelon. Elle accueille de nombreux résidents étrangers, surtout américains. Blancs à 95%, les "Saint-Barths" sont pour la plupart originaires de Bretagne ou de Normandie.

Economie : grâce à son statut de port franc hérité de l’époque suédoise, les habitants sont non imposables. La principale activité est le tourisme, et "Saint-Barth" est un repaire pour milliardaires. Selon le site internet du Conseil régional de la Guadeloupe, Saint-Barthélémy est "un paradis fiscal" et le "royaume des avantages douaniers".

Situation de St-Martin

Histoire : Saint-Martin est soumise à une double souveraineté, française et néerlandaise, depuis le traité de Concordia du 23 mars 1648. La souveraineté française sur la partie nord de l’île (56 des 90 km2) a été réaffirmée par le traité de Paris de 1816 puis fixée par une convention signée avec la Hollande le 28 novembre 1839.

Géographie : à environ 250 km de la Guadeloupe, Saint-Martin (chef-lieu : Marigot) compte une île principale, les Basses-Terres, ainsi que plusieurs petites îles, Tintamarre, Pinel, Cayes vertes, Petite clef ou Crowl Rock.

Population : passée de 8.000 à la fin des années 80 à quelque 35.000 aujourd’hui. L’île est surnommée "Friendly Island" car elle regroupe près de 80 nationalités, dont de nombreux immigrés d’Haïti ou Saint-Domingue.

Economie : port franc, Saint-Martin vit essentiellement du tourisme. Selon le site internet du Conseil régional de la Guadeloupe, c’est "un paradis du shopping et de la détaxe" qui "calque son mode de vie sur les Etats-Unis".



Source : RFO


Sébastien Sabattini