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Retour sur le conflit et les accords Bino.

Parisot dénonce le rôle de l'Etat en Guadeloupe


Rédigé le Dimanche 15 Mars 2009 à 02:27 | 0 commentaire(s)
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Selon la présidente du Medef, Laurence Parisot, Paris a accordé une importance cent fois plus grande aux propos tenus par le LKP qu'aux employeurs, qui n'ont guère eu voix au chapitre ?


Accord mortel

Photo Reuters
Photo Reuters
L'Etat n'a pas joué son rôle d'arbitre en Guadeloupe. Dans un entretien publié ce lundi par Le Parisien, la présidente du Medef, Laurence Parisot, estime que dans la crise qui secoue l'île antillaise, Paris a accordé une importance cent fois plus grande aux propos tenus par le LKP (le Collectif contre l'exploitation, ndlr) qu'aux employeurs, qui n'ont guère eu voix au chapitre.

Selon la patronne des patrons, l'accord signé entre le LKP, une organisation gauchiste, très politisée, qui milite pour l'indépendance de la Guadeloupe et n'hésite pas à user de menaces et de pressions qui sèment un véritable climat de terreur, et des organisations minoritaires, mais refusé par le Medef, qui prévoit 200 euros d'augmentation pour les bas salaires, n'est pas valide. Et qu'il va provoquer des dépôts de bilan en chaîne.

Lundi dernier, Parisot avait annoncé que le président du Medef Guadeloupe devrait donner le lendemain son accord pour que toutes les entreprises de l’île appliquent des bonus spécifiques, des primes de pouvoir d’achat proches ou équivalentes à 200 euros.

En revanche, elle avait justifié le refus de signer l’accord trouvé avec le collectif syndical LKP pour une augmentation salariale de 200 euros et accepté par des organisations patronales minoritaires, parce qu’il y a un engagement financier qui rend cet accord mortel pour la plupart des entreprises de Guadeloupe.

Economie esclavagiste ?
Autre motif de l'ire de la présidente du Medef dans l'entretien au Parisien, le texte de l'accord dénonce des principes qui sont contraires aux valeurs fondamentales de la République. On y lit que l'économie de la Guadeloupe serait une économie de plantation, s'indigne Laurence Parisot. Cela veut dire une économie esclavagiste!

Et Parisot de s'indigner: Comment voulez-vous que les chefs d'entreprise de Guadeloupe, métropolitains, békés, métis, chinois, cautionnent une telle assertion? L'esclavage est un crime contre l'humanité.

Tiré du Blog Libération.fr


Jean-Jacques coudiere