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Guide de Guadeloupe

Pointe Noire, paradis des colons et enfer des nègres, récits de Marthélus Ladine, historien!

Le martyr des africains, déportés aux Antilles.


Rédigé le Samedi 27 Novembre 2010 à 10:08 commentaire(s)
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L'ouvrage de marthélus Ladine, se compose de plusieurs volets, autour de Pointe Noire, paradis des colons et enfer des nègres. Atour de récits authentiques sur l'esclavage, Marthélus Ladine, ajoute des listes nominatives d'esclavagistes.......


Pointe Noire, paradis des colons et enfer des nègres, page de garde

Illustration de la page de garde
Illustration de la page de garde
Un ouvrage que chacun devrait lire.



Textes et illustrations autorisés par monsieur Marthélus Ladine, historien,, pour publication dans Atout-Guadeloupe.

Esclavage, ''Au temps de l'esclavage'', par Marthélus Ladine, historien

Campement de Nègres marrons
Campement de Nègres marrons
Dans cette chartreuse hétérogéneité où le vent abolitionniste de la convention de 1794 pénétrait dans leur chair, collines altières, vallées au silence attérré et les palles des moulins ébouriffés, , le foudre napoléonien de 1802 s'abattit de deuils, de pleurs et de litanies sur le dos massacré des cases plaintives et sur les âmes de tout homme Nègre. Les malheurs des enfants d'Afrique renaissaient des cendres. L'esclavage fut rétabli!
Mais les mains des Nègres, jadis cicatriséezs par le fouet du labeur et des corvées, refusèrent les douleurs des champs de cannes d'affliction et des champs de café supputation.
Durant ces années de révoltes tendues et de luttes intestines, le boula de la liberté du Nègre tonnait partout dans la colonie et trouvait sa force et son envergure dans les trois valeurs basiques qui furent le levain de la République française de 1789, à savoir: liberté, égalité et fraternité.
Déchirée, écartelée, égorgée, la colonie vivait les poings et mains liés dans une ambiance de trahisons et d'exécutions sommaires. On tuait les gens comme on coupe le bois des mornes. La guillotine sanguinaire vomissait sa colère à tout moment et à toute heure de la journée.
Victor Hugues dans sa lancée,fit installer à Pointe Noire, la terrible guillotine qui sans cesse souffrait d'une soif inextinguible de sang royaliste et ouvrit un tribunal révolutionnaire composé d'un conseil: Président, P. Piau et Laviolette, juge. Ce tribunal ouvrit ses séances le 16 décembre 1794 et ce même jour, il condamnait la femme Ursule, une mulatresse acusée d'avoir montré peu de respect pour la cocarde tricolore à la dégradation civique, (trois mois de prison et à l'exposition pendant un mois durant deux heures le matin et deux heures l'après midi, ayant sur la tête un écriteau portant, femme dégradée du nom de la citoyenneté française). Furent fusillés sur le parvis de l'église, les sieurs Prosper, Perrier, pêcheurs de profession, blanc Labarre, géreur d'habitation, Mauret Joseph Desfontaines, propriétaire terrien. Des têtes tombaient tous les jours comme des feuilles mortes!









Esclavage, les sentiers de la dignité

Nègres marrons au combat
Nègres marrons au combat
Quelques colons royalistes chassés de Guadeloupe par Victor Hugues, ou du moins ceux qui ont échappés à la guillotine n'ont pas eu de peine à rappeler à Napoléon qu'il allait de sa gloire de remettre l'esclavage. Il accepta l'idée de la rétablir à Saint Domingue et en Guadeloupe en 1802. Ce Bonaparte, d'un esprit étroit, rempli de préjugés, détestait la race noire.
Les pieds Nègres, les pieds de dignité prirent les sentiers aux incantations guerrières. Ils foulèrent le cimarron engrais de la résistance et les fumiers du combat salvateur. De Fond à Congo à Morne à Louis aux Mamelles, s'élevaient les voix rédemptrices. De Sueur de mon front aux Gommiers résonnaient les clameurs des tambours des Nègres marrons!
Combien étaient elles, ces entrailles Ponti Néri, qu"mendant de jour et de nuit l'égalité ezt la justice et qui empruntaient des pas révoltés, la trace des Contrebandiers aux Plaines pour rejoindre la masse rebelle de la Ramée à Sainte Rose et du Lamentin.
Dans les hauteurs de l'arrière pays, un sentier secret reliait d'artères d'unités et d'esprit d'équité, Mahault, Acomat, Thomy, Fetty, Baillargent et les hautaines habitations aux six cent esclaves du sieur Bordenave.

Esclavage, les chasseurs de primes au service des esclavagistes!

Le collier de l'horreur
Le collier de l'horreur
Les coureurs des bois et les chasseurs de primes, mandatés par le gouvernement consulaire qui semaient la terreur dans les communes où les plants de la lutte libératrice bourgeonnaient, essuyèrent des cuves de déroutes face aux Nègres jugés hors la loi!
Ils avaient pour mission et dévotion de les capturer ppour les amener dans le bourg de Pointe Noire pour les attacher aux anneaux de la souffrance de la Pointe Batterie!
Là, les propriétaires devaient reconnaître les suppliciés. Après deux ou trois jours, sans réclammation du maître, les esclaves étaient conduits à Basse Terre afin d'être vendus aux enchères aux bénéfices des hôpitaux. Il s'est avéré que les Nègres de Pointe Noire dès l'année 1734, sous le gouvernement du marquis de Larnage portant ancrée en eux, la flamme de la révolte, firent trembler tous les colons de la contrée suite à un grand soulèvement. Mais l'insurrection fut durement et sévèrement réprimée à cause de la trahison d'une poignée d'esclaves de salons aux machoires conditionnées dans les résidus des mets culinaires du Maître docile. Les corps des malheureux insurgés furent roués de coups avec une barre de fer et subirent le supplice du collier.
Certains d'entre eux furent brûlés vifs sur la place de l'église sous les yeux horrifiés de leurs concitoyens et les vagues de la mer des Caraïbes emmenèrent vers les horizons de paix assourdissantes leurs cendres gonflées d'infinis messages d'espérance!
Il y avait deux garnisons à Pointe Noire qui protégeaient les colons des incessantes frondes insurrectionnelles, à savoir, la première située à la rue ''Corps au sol'', défendant les murailles du bourg des attaques des Nègres marrons qui dans le silence de la nuit arpentaient les habitations pour se procurer de la nourriture, en particulier, de la farine pour préparer le bon et alléchant ''Dombret''. La deuxième, se trouvait sur la Pointe Batterie pour protéger la bourgade des assaults répétitifs des pirates et des flibustiers.

Salomon, (Grand Zoulou), fils de l'ethnie Mandingue, grand guerrier des plaines aux entrailles ouvertes, valeureux pêcheur, connaissant dans son sang et dans ses veines la rédemption des saisons de pluies et les mystères et secrets du Gambie Bilongo, du haut de ses 1 mètre 85, défia les crochets napoléeoniens et l'opmpression du sanguinaire David, natif de l' Isle et Vilaine à Saint Malo en Bretagne, chasseur de têtes de Nègres marrons de la côte sous le vent, qui avait juré de débarrasser le sol guadeloupéen de tous les Nègres assoiffés de révoltes et de liberté!
Sa fureur démesurée l'amena à répandre de jour comme de nuit, le sang des innocents Africains dans les bois des Mamelles et à souiller la reposante sérénité du lit de la rivière qui porte son nom, ladite Bois David!
La chair du Nègre Bossal, arraché à son village de la Sénégambie, à ses chefferies du Fouta Djalon et arraché à son ethnie Yoruba, Fons et Kwa, condamné dans les écarlates boulets du coton de l'opprobre aux Amériques de fers, de chaines et de fouets, avait du mal à s'adapter à cette vie de corvées, de misère et de mutilation.
Mais les pistolets de la répression et les glaives vomissant les cortèges de jarrets coupés et de ventres déchirés n'anéantissaient en rien le Congo combat de Salomon ''Grand Zoulou'', chef d'une impressionnante confrérie de cimarrons, qui depuis son quartier général de l'islet Pigeon, fit savoir à David, dans des incantations du dérangeant balafon et avec l'appuie incontesté de ses camarades de bois, tels que, César ''Gueule rouge'', le Nègre Louis, Manuel ''Hors Bois'', Phippe ''Grand Jacquot'', Pierre ''Mine du Congo'', ''Entre deux draps'' et bien d'autres, qu'il ne comptait pas trembler devant les dents rageuses de l'injustice et de l'infamie et qu'il pensait un jour, lui rendre une visite bien ciselée et bien organisée.Blessé et outré dans son orgueil de colon humilié dans son âme endurcie, David déchaîna plusieurs battues en semant la désolation et la mort à travers toutes les contrées de Pointe Noire et de Bouillante. Mais la sentence macabre de sa colère se retourna contre sa propre personne. Ainsi au petit matin du 8 février 1803, on trouva sans vie son corps dans la prison de Pointe Noire qui lui servait d'appartement. Le chirurgien royal de la Basse Terre, dépêché sur les lieux, déclara d'une manière laconique, mort par coup de pistolet en pleine poitrine!



Publié ave l'accord de l'auteur







historien, Marthélus Ladine:

Marthélus Ladine, historien a pris soin de recueillir toutes les informations de Pointe Noire, pouvant intéresser la période de l'esclavage!



1699 - Jacques Botrel, marié à Catherine Desneux le 24 juin 1698 à Pointe noire.
1699 - Adrienne Branton, mariée à Denis Laine le 6 aout 1699 à Pointe noire.
1700 - Jean bouet, marié à Anne - Yannick Trézéouel, d'ou naquit Charles Philippe Bouet à Pointe Noire.
1700 - Pierre beaugendre de vieux Habitants, s'installa à Pointe Noire.
1708 - Pierre Guyonneau décéda en 1708 à Pointe noire. Descendant de Paul Guyonneau né vers 1634 à la Rochelle, marchand à Vieux Habitants en 1671, marié avec Marguerite Espié.
1710 - Le sieur Aubin Charles de Saint Barthélémy arriva à Pointe Noire et décéda en 1748 à Pointe noire. Ses héritiers s'occupèrent de la sucrerie. Il y eu un moment où la sucrerie appartenait au sieur Neau - Beaupein et Deblaine. L'histoire ne dit pas s'ils louaient cette habitation séquestrée par Victor Hugues en 1794. On sait cependant que cette sucrerie est revenue aux héritiers Aubin en 1848.
1711 - Piere Beaugendre décéda à Pointe Noire en 1711. La famile beaugendre est de Vieux Habitants, (rescencement de 1671).
1719 - Sébastien Bourdinier
1724 -Jeanne Garnier, descendante de Daniel Garnier qui était au magasin du sieur Abraham Fabre à Basse - Terre, (rescencement de 1671). Notons que Charles Garnier, son frère était au magasin du sieur Caresme ou Carène Pierre, du Mont Carmel à Basse - Terre, (rescencement de 1671). Etienne Garnier, scieur de long à Sainte Ane.
1757 - Jean castel, la famille Castel, s'était installée à Pointe Noire en 1671, puis plus tard à Pointe Noire et très certainement à Sainte Rose.
1759 - Marguerite Dupré décéda à Pointe Noire. Comme bon nombre de français arrivés dans l'isle au tout début de la colonisation, la famille Dupré s'installa à Vieux Habitants. Catherine Dupré se marie avec Louis Morandais le 31 janvier 1696 à Vieux Habitants.

Un homme à part.
Naquit à Vieux Habitants, François Desplan défenseur de l'émancipation des Nègres et de l'amélioration de leur condition. Membre de l'agence municipale de Pointe Noire de 1794 à 1847. Père de cinq enfants, Daniel né en 1806, Jacques Philippe né en 1808, Marie Rose née en 1814 et Dorival né en 1818. Des enfants qu'il eu avec la demoiselle Rosette Pierre.


Publié avec l'autorisation de l'auteur


Quelques esclavagistes en 1802, par Marthélus Ladine, historien

Armand Beaujean s'installa aux Plaines sur une propriété qui porte son nom. Il était receveur hospitalier.
Nicolas Ganot marié à Julie Hardi des Gommiers.
Louis Gosse à Baillargent.
Marie marguerite David à Mahault, née en 1736 à Pointe Noire. La famille David est très ancienne en Guadeloupe. Lors de l'arrivée des français en Guadeloupe en 1635, Michel David était capitaine de l'un des deux navires. Un membre de sa descendance, le sieur Nicolas David naquit à Pointe Noire, bâptisé le 24 juin 1698.
Jean Bâptiste Desfontaines
Barthélémy Durassier
Pierre Malleville, natif de la Charente intérieure
Hippolyte Mahault à Mahault
Pierre Marc Vilatte, adjoint à l'agence municipale de Pointe Noire, installé à Gommiers.
Séraphin Deblaine né vers 1619, se marie avec Elisabeth Durand, née vers 1629. Un membre de la famile dénommé Séraphin Deblaine s'installa au Pérou à Gommiers.
Saint Léon de Capdeville, Mahault)
Delareberdière Fourneau époux de Elisabeth Laurent Malher de Bouiullante né à la Martinique en 1773, décédé à Pointe Noire en 1817, fils du sieur Pierre Fourneau de la Reberdière et de Hélène Camille Goudart boudy. Son fils de même prénom administra la propriété jusqu'en 1748.
Le sieur Moyencourt est issu de Dame Moyencourt Marie Louse venant de ''Trou au chat'' à la Martinique, installée aux Plaines, elle décéda à Pointe Noire en 1724.
Anne Rose Bellot née en france en 1745, âgée de 57 ans en 1802, esclavagiste, décédée en 1827 à Pointe Noire, (habitation sise à Gommier).
Le sieur Laurent Morphy ou Morfil né à Pointe Noire en 1738.
Bertouin Latour, natif de Lyon, âgé de 38 ans à Gommiers.



Publié avec l'accord de l'auteur










Sébastien Sabattini