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Pesticides: Pas de psychose en Martinique par L'EXPRESS

l'affaire des pesticides a été montée en épingle en métropole


Rédigé le Jeudi 20 Septembre 2007 à 07:08 commentaire(s)
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Pour Béatrice Vandevoorde, la correspondante de L'Express en Martinique, l'affaire des pesticides, relancée mardi par le Pr Belpomme, a été montée en épingle en métropole. Et les propos du cancérologue, s'ils n'ont pas créé de panique au sein de la population, ont mis les agriculteurs en colère.


L'express : Je pense d’ailleurs que le professeur a forcé le trait
L'express : Je pense d’ailleurs que le professeur a forcé le trait
Comment la population martiniquaise vit-elle l’affaire du chlordécone?

Elle est au courant depuis longtemps, il n’y a qu’en métropole qu’on découvre le dossier! Selon moi, il y a emballement. Cela fait cinq bonnes années que cette affaire est régulièrement évoquée dans la presse locale. La population est un peu perdue, elle ne sais plus vraiment quoi manger, mais pas plus qu'ailleurs. Il n'y a pas de psychose. Un vent de panique a soufflé en métropole après les déclarations de Dominique Belpomme. Elles ont été prises ici avec beaucoup plus de circonspection. Je pense d’ailleurs que le professeur a forcé le trait.

C’est-à-dire?

Les gens, ici, disent qu’il parle beaucoup, qu'une partie de ce qu'il dit est vrai et connu depuis longtemps, mais que, pour le reste, il extrapole. Il ne savait même pas que l’Inserm avait lancé une étude épidémiologique en Guadeloupe sur le cancer de la prostate et les liens possibles avec les pesticides. Il y a une différence entre dire qu’il y existe un produit potentiellement cancérigène et dire qu’un produit provoque le cancer. Or, le professeur Dominique Belpomme n’a pas établi de lien scientifique.

Comment réagissent les agriculteurs?

Ils sont en colère. Pour eux, cette affaire est un deuxième cyclone: il doivent tout reprendre de zéro. La volonté des agriculteurs de regagner la confiance des consommateurs est réelle. Cette médiatisation plombe les efforts incontestés et incontestables qu’ils ont déjà entrepris et embrouille la population. Pourtant, le chlordécone a fait l’objet de rapports parlementaires, de normes fixées par l’Afssa et d’arrêtés préfectoraux. En Martinique, depuis plus de deux ans, tout agriculteur qui souhaite cultiver des légumes tuberculeux, particulièrement sensibles au chlordécone, doit d’abord faire analyser son terrain. Des prélèvements sont ensuite faits régulièrement sur la production. Il y a un vrai souci de transparence


sébastien sabattini