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Guide de Guadeloupe


Paul MOMBELLI

Rédacteur du Petit Journal de Montmain


Rédigé le Vendredi 8 Février 2008 à 07:29 commentaire(s)
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Nous sommes 2 rédacteurs réguliers à Atout Guadeloupe, quelques autres rédacteurs officiels qui par manque de temps ne peuvent écrire plus mais leur travail est toujours de qualité comme celui de Mr Marthélus LADINE, historien. Nous avons des webmasters qui possèdent une solide expérience personnellle ou sont assez spécialisés pour avoir fait des sites de références, nous avons leur aimable autorisation d'utiliser leurs articles dans notre webmedia, citons par exemple Terre d'avenir, Nous avons quelques spécialistes qui nous aident à preparer nos dossiers techniques. Monsieur Paul MOMBELLI est un des rare rédacteur que nous avons "démarché" pour intervenir, par une autorisation de droits sur ces articles, sur Atout Guadeloupe. Nous l'avons connus par la lecture d'articles sur son Petit Journal de Montmain et avons appréciés son écriture mais surtout la force des propos sur des textes trés courts et toujours argumentés. Nous aimons la provocation intellectuelle, la polémique constructive lorsqu'elle est crée sans arrière pensée. Puisse Monsieur MOMBELLI apporter aux guadeloupéens par la visibilité d'Atout Guadeloupe une nouvelle pierre à cet édifice.


Paul MOMBELLI
Paul MOMBELLI

Paul MOMBELLI

Je suis né le 4 septembre 1941. Malgré cet âge presque "canonique", je suis un tout jeune auteur, bouillant de la fougue des néophytes.
Jusqu'à ce jour, j'ai écrit trois romans, quelques nouvelles et des contes. Tous l'ont été après cinquante ans, pourtant je rêve d'écrire depuis mon plus jeune âge. Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour goûter aux plaisirs de l'écriture ? Plus de quarante ans !.
Qu'ai-je donc fait pendant tout ce temps ?
Oui, qu'ai-je fait au cours de ces longues années ?

Un libraire niçois, devant qui j'affirmais que je sortais de prison, sembla soudain très intéressé par mes propos et me demanda pour qu'elle raison j'avais été incarcéré. Quand je lui expliquais que ma "prison" était plus symbolique que réelle, son intérêt s'estompa, pourtant j'ai bien l'impression d'avoir été prisonnier de la technique pendant toutes ces années.

Mes parents avaient décidé que je serai ingénieur électricien, au sortir de la seconde guerre mondiale cela paraissait être le métier d'avenir. Pourtant mes goûts me portaient plutôt vers la littérature. Mes premiers émois d'adolescent se sont nourris de la lecture des "Fleurs du mal", que je lisais avec une lampe de poche, à l'abri des draps de mon lit de pensionnaire. Puis ce fut "Cyrano de Bergerac", que j'appris par cœur et que je récitais dans le cadre familial. Cela ne m'empêcha pas d'être déjà sur les rails de la technique...
L'électronique se substitua à l'électricité et je devins ingénieur électronicien.

L'auteur étudiant. Cela ne se fit pas sans tours et détours !
Quand j'étais à la Faculté des Sciences, j'étais naturellement "Délégué au Culturel" de l'A.G.E. et je fréquentais davantage la fac de lettres que l'établissement où j'étais inscrit.
Mon activité syndicale me permis, entres autres, de créer une revue littéraire - grâce à laquelle je côtoyais un écrivain merveilleux : Jean GIONO - et de faire de la mise en scène de théâtre, ce qui ne fit qu'infléchir momentanément ma trajectoire.

Me voilà enfin employé, comme technicien en électronique, dans une entreprise fabricant des équipements pour la Marine Nationale. Moi qui n'avais appris à l'école que les tubes à vide, je ne les emploierais jamais dans mon travail, utilisant d'entrée les tout premiers semi-conducteurs produits industriellement. Ces circonstances marquèrent sans doute profondément mon existence, en faisant de moi un éternel autodidacte de l'électronique. Mes soirées et mes loisirs, je les passais à étudier et à tenter de mettre en œuvre correctement tous les nouveaux composants qui ne tardaient pas à naître : les transistors qui remplacèrent les tubes à vide, les transistors au silicium qui se substituèrent aux transistors au germanium, les premiers circuits intégrés logiques, avec toutes les déclinaisons technologiques successives (R.T.L, D.T.L, T.T.L, C.MOS...).
Enfin, le diable arriva, sous la forme du premier circuit intégré programmable, qui ne s'appelait pas encore microprocesseur. Le passage de l'électronique traditionnelle à la programmation, puis à la microinformatique, me rendit de plus en plus dépendant de mon métier, m'écartant de plus en plus de la littérature.

Pourtant, toutes ces années, passées au service de la technique, finirent par m'apporter mon bâton de maréchal et me permirent, de plus en plus, de m'appuyer sur de jeunes techniciens nourris au lait de l'informatique. Directeur Technique d'une société que j'avais créée et qui pratiquait une technique que j'avais participé à inventer, je devins progressivement plus gestionnaire que technicien. Processus qui fut largement aggravé par le jeu des fusions et des intégrations, de mon entreprise, dans des groupes industriels de plus en plus importants.

Je vécus cette mise à l'écart de la technique comme une véritable libération qui me ramena à mes premières amours : au début du mois d'août 1996, mon premier mois de véritables vacances, je m'installais devant le clavier de mon ordinateur portable et je commençais à écrire. Écrire n'importe quoi, pour le plaisir. Une véritable boulimie d'écriture d'empara de moi et je menais deux romans de front, un roman policier écrit au fil de l'eau, sans plan préalable (ce dont l'intrique se ressent) et un roman érotique, voire pornographique. Le roman policier est "Duel Point Rouge", accessible sur le même site. Le roman érotique, "Jacqueline", est également accessible en ligne.

A ce moment précis de ma vie, se produisit un événement d'une très grande importance. Après plus de cinquante-cinq ans d'existence dans cette ville, je quittais Nice pour m'installer dans la région parisienne. Naturellement, ce déplacement avait une motivation professionnelle. Quitter la ville de Nice n'était rien, par contre quitter les bords de la Méditerranée était un véritable déchirement et me conduisit, sans doute, à envisager de reprendre un projet que j'avais ébauché au cours de mes années d'étude.
Alors que je fréquentais un cours d'histoire, à l'université de Grenoble où j'étais déjà expatrié pendant quelques mois chaque année, j'avais ressentis le besoin impérieux de me livrer à une recherche sur la Méditerranée. Pendant de nombreux mois, j'avais accumulé des fiches sur le sujet choisi.
A nouveau éloigné de ma mer, je retrouvais cette solide documentation et une forte envie d'écrire sur celle que je venais de quitter. Le résultat fut "Fartas, le dernier roi d'Alger".

Après avoir achevé ce travail d'écriture, ma disponibilité est devenue plus grande encore, puisque, depuis le mois d'août 2000, je suis en retraite et installé en Guadeloupe.


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sébastien sabattini