“Ali TUR, mais qui est-ce ?”
“Je sais que mon école est de 1930, mais je ne savais pas qu’elle avait été construite par Ali TUR.”
“Dans notre commune ces bâtiments sont d’Ali TUR...”
“Telle école est répertoriée Ali TUR, mais où est-elle située précisément ?”
“En dehors des journées du Patrimoine au mois de septembre, personne ne nous parle de cet architecte.”
“Si nous devons faire des travaux dans la Mairie il faut consulter l’Architecte des Monuments de France...”
Oui, Ali TUR, architecte du Ministère des Colonies appelé à la rescousse à la suite du cyclone de 1928, a reconstruit nombre de bâtiments civils et religieux dans toute la Guadeloupe. Mais qui connaissait la situation, l’importance, la spécificité de ces constructions qui ont révolutionné le paysage guadeloupéen il y a 80 ans ?
Avec un peu de chance on réussissait à accéder au fichier mis en ligne par le Ministère de la Culture, dit fichier Mérimée, ou bien à des essais, des fiches techniques, des vidéos élaborées par des architectes et même des articles contestant cette architecture !
Les moteurs de recherche avaient du mal à donner une vue globale de cet architecte.
Avec un peu de chance on réussissait à accéder au fichier mis en ligne par le Ministère de la Culture, dit fichier Mérimée, ou bien à des essais, des fiches techniques, des vidéos élaborées par des architectes et même des articles contestant cette architecture !
Les moteurs de recherche avaient du mal à donner une vue globale de cet architecte.
Pour qui s’intéresse un tout petit peu à l’Art Déco, c’était l’occasion de faire un état des lieux et d’approfondir les connaissances sur l’œuvre architecturale “aliturienne” (joli néologisme utilisé par certains) et c’est ce que j’ai essayé de faire durant deux ans. Aussi j’avais envie de partager mes découvertes, de les mettre à disposition de tous.
Et voilà comment ce site a vu le jour, ce fut un plaisir de partir aux renseignements, quelquefois de chercher où se trouve telle école (voir carte de situation), de discuter avec certains “utilisateurs” (directrice d’école, directeur des services de mairie, prêtre dans son presbytère, passant ne voulant pas se faire photographier avec le bâtiment, voisin dont le père jouait dans la chapelle,
etc.).
Mais cette quête n’est sûrement pas terminée, il y a les “techniciens” (architectes, administrations...) qui peuvent encore apporter beaucoup d’éléments complémentaires dans leur domaine, les professionnels du tourisme qui ont un rôle important dans la présentation de l’oeuvre d’Ali TUR auprès des guadeloupéens eux-mêmes et des touristes de Métropole ou d’ailleurs, et enfin les décideurs régionaux et nationaux pour mettre en place les moyens financiers nécessaires pour valoriser ce patrimoine (voir le texte de Michèle Robin-Clerc à ce sujet).
Un de mes souhaits serait de voir la parution d’un livre sur l’œuvre complète de cet architecte qui a non seulement conçu des bâtiments, mais aussi créé du mobilier, dessiné des rampes d’escalier, des vitraux, de la ferronnerie, mis en œuvre des carrelages, etc. etc.
Le travail d’Ali TUR mériterait largement d’être repris dans toute son ampleur et valorisée dans un ouvrage de qualité.
Un de mes souhaits serait de voir la parution d’un livre sur l’œuvre complète de cet architecte qui a non seulement conçu des bâtiments, mais aussi créé du mobilier, dessiné des rampes d’escalier, des vitraux, de la ferronnerie, mis en œuvre des carrelages, etc. etc.
Le travail d’Ali TUR mériterait largement d’être repris dans toute son ampleur et valorisée dans un ouvrage de qualité.




