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Guide de Guadeloupe


Les espèces de tortues marines de Guadeloupe

L’archipel de la Guadeloupe accueille 5 des 7 espèces de tortues marines répertoriées dans le monde.


Rédigé le Lundi 24 Janvier 2011 à 14:53 commentaire(s)
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Autrefois très diversifié, le groupe des tortues marines ne compte plus aujourd'hui que 7 espèces :

- la Tortue Verte (Chelonia mydas)
- la Tortue à dos plat (Natator depressus)
- la Tortue Caouanne (Caretta caretta)
- la Tortue Olivâtre (Lepidochelys olivacea)
- la Tortue de Kemp (Lepidochelys kempii)
- la Tortue Imbriquée (Eretmochelys imbricata)
- la Tortue Luth (Dermochelys coriacea)


la Tortue Verte (Chelonia mydas) @ Douglas Shea
la Tortue Verte (Chelonia mydas) @ Douglas Shea

la Tortue Verte (Chelonia mydas)

La carapace des tortues vertes adultes mesure autour d’un mètre, avec un minimum d’environ 80 cm et un maximum autour de 130 cm. Les adultes pèsent généralement autour de 150 kg, mais plusieurs tortues vertes de plus de 400 kg ont été pêchées dans la Caraïbe.

Contrairement à ce que son nom indique, la tortue verte n’est pas verte, mais plutôt de couleur brun olivâtre, assez terne chez les adultes. La dossière est fortement bombée vers l’avant et la tête est petite avec un museau rond et court.

La tortue verte est, avec l’imbriquée, la seule espèce à avoir quatre paires de plaques costales. Elle peut aisément être différenciée de cette dernière espèce par la présence d’une seule paire d’écailles préfrontales.

Statut aux Antilles
La tortue verte est classée comme « En danger d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Il semble que les tortues vertes étaient autrefois omniprésentes sur les plages des Antilles. Aujourd’hui, la majorité des îles antillaises abritent encore quelques plages de nidification (Guadeloupe, îles Vierges britanniques et américaines, St Lucie, St Kitts et Nevis, Antigua et Barbuda, St-Vincent et les Grenadines), mais le nombre annuel de pontes par île est généralement de quelques unités, voire quelques dizaines (Eckert et al., 1992 ; Eckert & Honebrink, 1992 ; Fuller et al., 1992 ; D’Auvergne & Eckert, 1993 ; Scott & Horrocks, 1993)

la Tortue à dos plat (Natator depressus) @ Greg Calvert
la Tortue à dos plat (Natator depressus) @ Greg Calvert

la Tortue à dos plat (Natator depressus)

La tortue à dos plat (Natator depressus) est une tortue marine endémique du plateau continental australien. C'est le seul membre de la famille Natator.

Une femelle adulte mesure entre 95 cm et 130 cm st sont poids moyen est de 100 à 150 kg .

Elle se reconnait aisément à sa carapace lorsque ses écailles marginales sont recourbées vers le haut (ce n'est pas toujours franc). La couleur de sa dossière est verdâtre à olivâtre tirant sur le marron. Ses 4 paires d’écailles costales sont juxtaposées. La première paire d'écailles costales n'est pas en contacte avec l'écaille nucale[1]. Le plastron est de couleur crème à jaune. Elle possède deux paires de 4 plaques infra marginales. Elle ne dispose que d'une seule griffe sur ses nageoires et paire d'écaille de préfrontales[

la Tortue Caouanne (Caretta caretta) © 2007 Gazipaþa Belediyesi
la Tortue Caouanne (Caretta caretta) © 2007 Gazipaþa Belediyesi

la Tortue Caouanne (Caretta caretta)

La longueur droite des carapaces de caouannes peut être située entre 70 cm et 120 cm, mais la majorité des individus présente une carapace de 80-90 cm (LD). Le poids moyen des adultes est de 80-100 kg, bien que certains individus puissent atteindre les 200 kg.

Les caouannes ont généralement une dossière de couleur brun orangé à brun rougeâtre, voire chocolat avec les bords extérieurs souvent jaunes orangés. La tête de la caouanne, particulièrement grosse, est pourvue d’un bec fort et puissant.

La caouanne possède cinq paires de plaques costales, caractère qu’elle partage uniquement avec la tortue de Kemp très différente par bien d’autres aspects (taille, coloration…). Les nageoires avant portent chacune deux grosses griffes.

Statut aux Antilles
La tortue caouanne est classée comme « En danger d’extinction » par L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)

La caouanne ne semble pas pondre aux Petites Antilles ou exceptionnellement sur certains sites

la Tortue Olivâtre (Lepidochelys olivacea) @ William Flaxington
la Tortue Olivâtre (Lepidochelys olivacea) @ William Flaxington

la Tortue Olivâtre (Lepidochelys olivacea)

La tortue olivâtre est une petite tortue dont la carapace mesure en moyenne de 65 cm (LD), mais peut varier entre 50 cm et 75 cm. Le poids des adultes est généralement d’une quarantaine de kilogrammes et ne dépasse qu’exceptionnellement les 50 kg.

La carapace de la tortue olivâtre est de couleur olivâtre à ocre brun, généralement bordée de parties plus jaunes. Au sein de cette espèce, l’écaillure de la dossière est très variable selon les individus. Le nombre de plaques costales peut varier entre 7 et 9, et il est fréquent que le nombre de costales soit différent de part et d’autre de la colonne vertébrale pour un même individu. Le cou et les joues de la tortue olivâtre sont souvent de couleur jaunâtre contrastant avec le dessus de la tête plus sombre. Les nageoires avant sont pourvues de deux griffes.

Statut aux Antilles
La tortue olivâtre est classée comme « En danger d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Cette espèce est pourtant celle qui présente les plus importants effectifs mondiaux de toutes les tortues marines, avec plusieurs sites accueillant plus de 500 000 femelles chaque année (principalement en Inde et sur la façade pacifique du Costa Rica).

Aucune donnée fiable de ponte de tortues olivâtres n’a été recensée au nord ou à l’ouest de Trinidad

la Tortue de Kemp (Lepidochelys kempii)
la Tortue de Kemp (Lepidochelys kempii)

la Tortue de Kemp (Lepidochelys kempii)

La tortue de Kemp est la plus petite tortue marine du monde. Sa carapace ne mesure qu’une soixantaine de centimètres en moyenne et son poids ne dépasse qu’exceptionnellement 45 kg.

Sa carapace est pratiquement circulaire de coloration gris à olivâtre, généralement plus sombre chez les adultes. Par son écaillure (5 paires de plaques costales), elle se rapproche de la caouanne, mais sa taille et sa coloration rendent aisée la différenciation entre les deux espèces.

Statut aux Antilles
La tortue de Kemp est classée comme « En danger critique d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Aucune donnée de ponte de tortue de Kemp n’a été recensée aux Antilles.

la Tortue Imbriquée (Eretmochelys imbricata) @ Seapics
la Tortue Imbriquée (Eretmochelys imbricata) @ Seapics

la Tortue Imbriquée (Eretmochelys imbricata)

La carapace des tortues imbriquées adultes mesure en moyenne 80 cm de longueur droite (LD) et ne dépasse qu’exceptionnellement le mètre aux Antilles. Les adultes pèsent généralement autour de 60-70 kg, mais les plus gros individus peuvent atteindre jusqu’à 130 kg.

Les jeunes adultes se reconnaissent facilement aux plaques de la carapace, imbriquées comme les tuiles d’un toit. Ce caractère s’estompe avec l’âge et peut totalement disparaître chez les vieux individus. La dossière est brun rouge à brun orangé, généralement ornée de dessins noirs et jaunes particulièrement marqués chez les jeunes. La tête est fine et pourvue d’un long bec pointu qui lui a valu son nom anglais de hawksbill turtle (tortue à bec d’aigle).

Il est possible d’identifier les tortues imbriquées par l’écaillure de leur carapace et de leur tête. Comme la tortue verte, l’imbriquée a quatre paires de plaques costales ; par contre, elle possède deux paires d’écailles préfrontales contre une paire à la tortue verte (voir figure 3).

Statut aux Antilles
La tortue imbriquée est classée comme « En danger critique d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), bien que la pertinence de ce classement soit encore très nettement débattue (Mrosovsky, 1997).

La tortue imbriquée est beaucoup moins fréquente dans l’océan Atlantique que dans les océans Pacifique et Indien

la Tortue Luth (Dermochelys coriacea)
la Tortue Luth (Dermochelys coriacea)

la Tortue Luth (Dermochelys coriacea)

Les luths sont les plus grosses de toutes les tortues actuelles. La longueur droite de leur dossière est généralement de 160-170 cm, avec un minimum de 140 cm et un maximum avoisinant les deux mètres. Le poids moyen des adultes est de 300-400 kg avec un maximum proche de la tonne.

La luth est la seule tortue marine à ne pas avoir d’écailles cornées sur la carapace. Sa dossière, recouverte d’une peau ayant l’aspect du cuir, est traversée de 7 carènes longitudinales généralement blanchâtres. La peau, comme la carapace, sont de couleur noire à bleue-nuit, tachetée de points blancs. La tête est énorme et se distingue de celles des autres tortues marines par la présence d’une tache rose, appelée chanfrein, sur la partie frontale et d’un bec présentant deux « dents » triangulaires. Les nouveau-nés diffèrent aussi très largement de ceux des autres espèces, notamment par leur coloration générale proche de celle des adultes (noire et dos traversé de 7 lignes blanches), et la présence de centaines de petites écailles sur la carapace (bien plus petites que chez les autres espèces).

Statut aux Antilles
La tortue luth est classée depuis 2000 comme « En danger critique d’extinction » par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Au vu du statut mondial, ce classement paraît pour le moins exagéré.

Les Antilles n’accueillent aucune importante plage de ponte (plus de 500 pontes par an) de tortues luths.



sébastien sabattini