Données de cadrage
- Chef-lieu : Basse-Terre
- Superficie : 1 628 km²
- Situation géographique Arc Antillais: - New York à 2 950 km, Paris à 6 800 km, Martinique à 200 km
- Langues parlées : Français + Créole
- Monnaie : Euro
- Statut : Département et région d’outre-mer (DROM) et Région Ultrapériphérique (RUP)
- Rang mondial : IDH 34
- Représentation Nationale : 4 députés, 3 sénateurs, 1 représentant au Conseil économique et social
- Représentation de l’Etat en Guadeloupe : Préfet
Repères historiques : du peuplement à la départementalisation
La Guadeloupe appartient à un chapelet d’îles en arc de cercle qui forme l’Arc Antillais, entre Porto-Rico et le continent américain. Son histoire est étroitement liée à l’expansion coloniale des européens dans la Caraïbe. Les traces des premiers habitants, qui seraient originaires d’Amérique du Sud, remontent à 3 500 av. J.C. L’île a ensuite été occupée par les Indiens Arawaks vers 700 av. J.C. Entre le IXème et le XIVème siècle, les indiens Caraïbes ou Kalinas arrivent dans l’île et la baptisent Karukéra (« l’île aux belles eaux »). Christophe Colomb débarque le 4 novembre 1493 à Sainte-Marie et nomme l’île « Guadeloupe ». Vers 1644 se dessine la vocation économique de la Guadeloupe avec la culture de la canne à sucre qui exige une importante main d’oeuvre, issue du commerce triangulaire entre l’Europe, l’Afrique et le continent américain. Le « code noir » de 1685 organise la vie économique et sociale : il faudra attendre 1848 pour que l’abolition de l’esclavage soit promulguée sous l’impulsion du député Victor Schoelcher. Le 19 mars 1946, l’Assemblée nationale institutionnalise la Guadeloupe en tant que département français d’outre-mer (DOM). Ce nouveau statut apporte une certaine richesse économique, mais la situation sociale ne s’améliore que très progressivement. L’adoption de la loi du 31 décembre 19821 érige la région en collectivité territoriale et fait de la Guadeloupe l’une des 26 régions françaises.
Organisation institutionnelle : une région monodépartementale
Le 7 décembre 2003, une consultation de la population est organisée sur la création d’une collectivité unique se substituant au département et à la région dans le cadre de l’article 73 de la constitution. Le « non » l’emporte à 72,98 % des suffrages exprimés avec un taux de participation de 50,34 %. Enfin, la loi du 21 février 2007, portant sur les dispositions statutaires et institutionnelles relatives à l’outre-mer, crée les deux nouvelles collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Le cadre institutionnel de l’outre-mer français est défini par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à la réforme de l’organisation décentralisée de la République. L’ensemble des collectivités d’outre-mer est désormais nommément cité dans le texte de la constitution. Depuis cette réforme constitutionnelle, l’acronyme DOM-TOM n’a plus de valeur juridique. Désormais, les D.O.M. sont devenus des D.R.O.M. (Départements et régions d’outre-mer) régis par l’article 73 de la Constitution et les T.O.M. ont laissé la
place à une catégorie hybride de C.O.M. (Collectivités d’outre-mer) régie par l’article 74 de la Constitution Au niveau communautaire, la Guadeloupe, comme les autres DROM, est une Région ultrapériphérique (RUP). Ce régime prévoit l’applicabilité de principe de l’ensemble du droit communautaire et permet de bénéficier des fonds structurels
place à une catégorie hybride de C.O.M. (Collectivités d’outre-mer) régie par l’article 74 de la Constitution Au niveau communautaire, la Guadeloupe, comme les autres DROM, est une Région ultrapériphérique (RUP). Ce régime prévoit l’applicabilité de principe de l’ensemble du droit communautaire et permet de bénéficier des fonds structurels
DÉMOGRAPHIE
Une transition démographique achevée
Selon les estimations de l’INSEE, la population guadeloupéenne atteint 404 000 habitants au 1er janvier 2009 (environ 18 000 personnes supplémentaires depuis 1999). La Guadeloupe demeure, après La Réunion, le département d’outre-mer le plus peuplé. La population se caractérise par une jeunesse et une monoparentalité plus prononcées qu’au plan national. Le rythme de croissance de la population (0,5 %) est désormais proche de celui de la métropole (0,6 %). A l’horizon 2030, la population guadeloupéenne devrait compter plus d’un demi-million d’habitants.
PANORAMA DE L’ÉCONOMIE
L’économie de la Guadeloupe a bénéficié d’une croissance soutenue entre 1993 et 2008 (+3,1 % par an en volume), tirée par la consommation et l’investissement. Celle-ci s’est accompagnée d’une tertiarisation accrue de ses activités. Le PIB par habitant reste inférieur de 39 % à celui de la métropole, bien que cet écart se soit réduit de 8 points en quinze ans. Un renversement de tendance s’est opéré en 2009 sous le double effet de la crise internationale et de la crise sociale : le PIB a décru de 4,8 % en volume selon les premières estimations avec une chute de 12,2 % de l’investissement et une baisse plus modérée de la consommation des ménages (-2,3 %).
Inflation : des prix élevés, en hausse modérée
Selon l’enquête de comparaison des prix entre les départements d’outre-mer et la métropole réalisée par l’INSEE à fin mars 2010, les prix seraient en moyenne plus élevés de 8,3 % en Guadeloupe qu’en France métropolitaine. En prenant comme référence le panier de consommation métropolitain, l’écart de prix serait de 14,8 %, contre 16,9 % à la Martinique et 19,6 % en Guyane. En lien avec la récession, l’inflation a ralenti à +0,8 % en 2009 (contre +1,6 % en 2008), rythme similaire à celui observé en métropole (+0,9 %) et dans les autres DFA (+0,7 % en Martinique et +0,8 % en Guyane).
Commerce extérieur : le déficit traduit le déséquilibre des échanges
A l’image des autres DOM, la Guadeloupe se caractérise par la faiblesse de ses exportations et un recours important aux importations : son déficit commercial est de 1,6 milliard d’euros en 2009 (-2,2 Mds en 2008) et le taux de couverture des échanges s’établit à 8,3 %. La France est le premier client et fournisseur de l’île : le commerce régional reste quant à lui marginal
Emploi - chômage : un taux de chômage structurellement élevé
Le taux de chômage est presque trois fois plus élevé qu’en métropole : il s’élève à 23,5 % en 2009, en hausse de 1,8 point sur un an. Le chômage concerne désormais 60 % des jeunes actifs. Plus de la moitié des chômeurs de Guadeloupe le sont depuis plus de trois ans. Fin 2009, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues dépassait les 60 000, chiffre jamais atteint au cours de la décennie. Le secteur tertiaire totalise 84 % des emplois salariés.
Le BTP : un secteur moteur dépendant de la commande publique
Le BTP a joué un rôle moteur dans la croissance de l’île : sa valeur ajoutée a crû en moyenne de 6 % par an ces quinze dernières années. Caractérisé par une forte atomicité (moins de 3 % des entreprises emploient plus de 10 salariés), il contribuait en 2009 à 7,8 % de la création de richesse et employait 8 100 personnes, soit 9,5 % des salariés du département. En 2009, l’activité a été pénalisée par le contexte social et le ralentissement de la commande publique : les ventes de ciments ont diminué de 12,8 % sur
un an et la richesse créée a baissé de 10,3 % en euros constants.
un an et la richesse créée a baissé de 10,3 % en euros constants.
Tourisme : une activité en repli
En 2009, le secteur de l’hôtellerie restauration représente 3,3 % de la création de richesse du département et emploie 7 300 salariés. L’activité touristique est orientée à la baisse depuis l’an 2000 : l’île a accueilli 364 200 touristes en 2009 contre 807 000 en 2000 et enregistré sur la période la fermeture de nombreux établissements hôteliers totalisant plus de 1 000 chambres. La crise sociale de 2009 a accentué ce fléchissement : le nombre de nuitées est en recul de 30 % et l’activité de croisière de 3,6 % par rapport à 2008. Dans l’espace caribéen, la Guadeloupe est classée en 12ème position des destinations : elle accueille 2,5 % des touristes de la région.
DONNEES FINANCIERES
L’activité bancaire et financière de la Guadeloupe s’appuie sur différents réseaux d’établissements de crédit et assimilés installés localement ou non. Fin 2009, 18 établissements de crédit locaux étaient recensés à la Guadeloupe, se répartissant selon les quatre catégories suivantes : • les banques affiliées à l’Association française des banques (5 établissements) ; • les banques mutualistes et coopératives (5) ; • les sociétés financières (7) ; • les institutions financières spécialisées (1). Ces établissements totalisaient 177 agences bancaires et employaient 1 823 agents, pour un total bilan de 7,5 milliards d’euros. En 2009, la conjoncture financière a été marquée par la faiblesse de la progression des encours bancaires et une sinistralité contenue. Les principaux marchés des établissements bancaires, à savoir l’habitat des ménages et l’investissement des entreprises, ont perdu de leur dynamisme.











