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Guide de Guadeloupe


La hausse du prix du pain n'est pas une nécessité


Rédigé le Samedi 1 Septembre 2007 à 15:37 commentaire(s)
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Pour empêcher la flambée mondiale des cours du blé de se répercuter sur le prix du pain, un «Ecopain» de 500 grammes subventionné fera son apparition la semaine prochaine dans les rayons de Nouvelle Calédonie


Augmentation du cours du blé et revalorisation du SMIC

La revalorisation du Smic et la flambée des cours du blé expliquent cette augmentation qui devrait avoisiner 5 centimes pour une baguette selon les boulangers

Le prix du pain devrait de nouveau augmenter légèrement à la rentrée, tant chez les artisans que dans les grandes surfaces, conséquence de la flambée des cours du blé qui ont atteint un nouveau record jeudi, mais aussi de la revalorisation du Smic. Les artisans-boulangers signalent une hausse de cinq centimes sur le prix de la baguette, alors que les industriels qui approvisionnent la grande distribution et la restauration parlent d'une augmentation "d'au moins" 8% de leurs tarifs.

Jeudi, le prix du blé a de nouveau progressé sur le marché à terme de Chicago, améliorant encore son record historique qui remontait à 1996. Dans la foulée, le cours du blé meunier échangé à Paris a aussi atteint un nouveau plus haut historique. "Les cours du blé tendre ont presque doublé en un an, passant de 130 euros il y a 12 mois, à 237 euros cette année", souligne à l'AFP Pierre-André Masteau, secrétaire général de l'association nationale de la meunerie française. "Le blé représente entre 65% et 70% du prix de la farine. On peut d'ores et déjà affirmer qu'une augmentation du prix de la farine de 10% sera largement insuffisante", selon lui.

Les artisans-boulangers minimisent toutefois l'impact de cette flambée sur le prix final du pain, car la part de la farine représente 10 à 15% du coût de la baguette, tandis que la masse salariale pèse 50%. "Entre le blé et le pain, il y a énormément d'étapes qui résorbent la flambée. Une hausse de 100% des cours du blé se traduit par une augmentation maximale de 5% du prix du pain", explique Jacques Mabille, président de la Chambre professionnelle des artisans boulangers-pâtissiers à Paris et région parisienne.

"A la rentrée, certains boulangers vont augmenter les prix de 5 centimes, pas plus. Deux centimes seront liés à la farine et trois centimes à la hausse du Smic, sur lequel notre grille salariale est indexée", affirme M. Mabille, dont la chambre regroupe 2.800 boulangers-pâtisseries, sur 33.000 au total sur le territoire national.

L'année dernière déjà, les boulangers avaient relevé leur prix, de 5 centimes en moyenne, compte tenu des prix du blé, du Smic, mais aussi de l'énergie.

Le prix de la baguette n'est plus réglementé en France depuis 1978. Traditionnellement, les boulangers décident de modifier les étiquettes à la hausse ou à la baisse en septembre, et de rares fois en janvier.

Cette année, des augmentations sont intervenues dès le printemps.

La baguette classique coûte en moyenne entre 75 et 95 centimes, alors que le pain "tradition" -qui se prépare sans additifs et souvent pétri à la main--, entre 95 centimes et 1,30 euro, selon la confédération des boulangers. Pré-cuite et surgelée la plupart du temps, la baguette en grande surface coûte nettement moins cher, autour de 50 centimes.

La Fédération des entreprises de boulangeries et pâtisserie (FEBPF), qui fournit la grande distribution et la restauration, prédit déjà une "augmentation des prix dans la grande distribution". "Nos adhérents disent qu'ils vont augmenter leurs tarifs d'au moins 8%", souligne Nicole Watelet, secrétaire générale de la FEBPF. Brioches et autres viennoiseries devraient également coûter plus cher. "A part le sucre, nous faisons face à des hausses des prix du beurre, des oeufs, de la poudre de lait, du cacao très fortes et inédites depuis le début de l'année. La profession n'a d'autres choix de les répercuter sur les prix des produits finis", prédit Mme Watelet.

Article publié dans Les Echos

Eco pain
Eco pain

Et pourtant certains élus s'engagent auprés de leur population pour que ce produit de première nécessité soit encore accessible à tous

Du pain subventionné par le gouvernement de Nouvelles Calédonies sera en vente dès lundi prochain dans certaines boulangeries calédoniennes, et se généralisera dans les quinze jours suivant à l’ensemble des pains de distribution.

Ce pain, baptisé « Ecopain », est le premier résultat tangible de la méthode Martin à la présidence du gouvernement. Il s’était engagé à améliorer la vie quotidienne des Calédoniens.

Les cours mondiaux du blé ayant doublé, l’augmentation du prix de vente de ce produit de première nécessité était inéluctable.

Seule parade, l’inter­vention des finances publiques. Le gouvernement et les professionnels (importateurs de blé, minotiers, boulangers) se sont réunis à deux reprises cette semaine.
Ils sont tombés d’accord sur un produit subventionné : l’« Ecopain ». Un gros pain long, de 500 grammes, donc formaté pour les familles


Espérons que cette initiative humaine et sociale fasse des émules et pourquoi pas en Guadeloupe ?

Sources : http://www.info.lnc.nc


sébastien sabattini