Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
AtoutGuadeloupe : Atout Guadeloupe | Plonger avec des lentilles: Plonger avec des lentilles : Peut-on... https://t.co/8DKzw7fVmU https://t.co/eFsaArgp09

Guide de Guadeloupe


La fin de l'AFPA en Guadeloupe ?


Rédigé le Mercredi 4 Avril 2007 à 19:44 commentaire(s)
Lu 6118 fois

C’est une situation bien alarmante qu’a présenté le président de la Région Guadeloupe tout au long de la conférence de presse qu’il a tenue à l’hôtel de région de Basse-Terre mardi 3 avril. Comment faire pour sauver l’association de formation professionnelle des adultes, l’AFPA Guadeloupe ? Peut-on tout simplement la sauver ? Sinon, quelle alternative pour assurer une "deuxième chance" de formation aux adultes et aux jeunes guadeloupéens ?


afpa région guadeloupe
afpa région guadeloupe

Peut-on encore sauver l’AFPA région Guadeloupe ?

"La région entend prendre ses responsabilités et mettre fin aux dérives." Le ton est donné. La collectivité régionale a décidé de reprendre en main la situation de l’association pour la formation professionnelle des adultes, en grève "alternatives" depuis plus d’un an. Le problème a été disséqué sous toutes ses formes tout au long de la conférence de presse qui s’est tenue à l’hôtel de région mardi 3 avril.
La situation est grave. La région dépense 12 millions d’euros par an pour l’AFPA, qui a un poids considérable dans le monde de la formation professionnelle en Guadeloupe. La région s’est engagée sur une voie dynamique de développement "quantitatif et qualitatif" de la formation et l’apprentissage. Pourtant, l’AFPA continue de faire l’objet de dérives. Vraisemblablement impulsées par ses cadres. "Certains agents sont payés et ne travaillent pas du tout. D’autres bénéficient d’avantages matériels exorbitants (logements de fonction tous frais payés, indemnités de départ à la retraite représentant ½ mois de salaire par année de présence)." Dépenses injustifiées, manque de rigueur des formateurs, non-respect du code des marchés publics, recrutement clanique, confusion des rôles respectifs des administrateurs et de l’administration. Continuer ? Oui, mais comment ? Soutenir l’AFPA sans contrepartie en terme aux résultats ? Non. Mettre en œuvre un contrat de projet ? Déjà fait. Liquider l’AFPA et créer une nouvelle structure ? "C’est un scénario vers lequel on s’oriente nécessairement."

Déjà une alternative...

Une école de la deuxième chance ouvrira ses portes à Jarry (commune de Baie-Mahault, périphérie pointoise) en septembre prochain. Elle offrira "une réelle opportunité de réinsertion pour des jeunes sans qualification et en difficulté". L’ouverture d’une antenne à Basse-Terre est également programmée pour 2008. Absolution finale : le directeur des grands comptes de l’AFPA nationale émet une nécessaire "redéfinition" de la position de l’AFPA. La région avance un certain nombre de préalables au redressement de la situation : audits financiers et physiques, positionnement de la région sur le patrimoine de l’AFPARG, analyse des ressources humaines, plan de restructuration stratégique.

Ce qu’elle qualifiait, il y a un peu plus d’un an "de feu de paille" prend des allures de feu de brousse. Lucie Major, présidente du conseil d’administration de la structure, est jugée inapte aux commandes l’AFPA. Nommée fin 2005 par la collectivité régionale pour assainir les finances de la structure en proie à d’énormes difficultés, elle est désavouée par le personnel. La formation est une des prérogatives décentralisées de la région. En juin 2005, la collectivité disait déjà son intention de "mettre fin aux dysfonctionnements qui minent l’AFPA". L’association pour le formation professionelle des adultes de la région Guadeloupe qualifie 1500 personnes par an.


sébastien sabattini