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La colombophilie guadeloupéenne devant ses juges

Un juge international alairien en visite en Guadeloupe


Rédigé le Jeudi 21 Février 2008 à 08:38 | 0 commentaire(s)
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Depuis 1991 année de l'arrivée des pigeons voyageurs en Guadeloupe, les races de pigeons étaient les mêmes. La consanguinité commençait à gâter les performances de ces pigeons. Jacky Hardy par ses triages et ses nouveaux accouplements à remis les pendules à l'heure!


L'ABC de la théorie alaire

La colombophilie guadeloupéenne devant ses juges
Les courses de pigeons voyageurs sont très importantes dans le monde, la sélection est primordiale. Depuis les années 20 des recherches ont été effectuées pour permettre une sélection des meilleurs pigeons de courses. C'est en France qu'est née la Thèse ou Méthode alaire, avec les travaux d'un ingénieur français, Charles Vanderschelden et d'un colombophile belge Sonville. Ces travaux ont débouché sur la possibilité de trier, de trouver les meilleurs pigeons d'une colonie en reproducteurs et en coursiers par l'étude de l'aile!

L'aile outil de vol des oiseaux et du pigeon voyageur en particulier. nos deux compères cités plus haut ont remarqué et prouvé plusieurs choses très intéressantes, chaque oiseau, chaque race d'oiseaux sont ''aptitudés'' pour leur propre type de vol. Leurs travaux ont débouché sur la ''Thèse alaire''.

Vanderschelden et Sonville, n'ont jamais cachés qu'ils s'étaient inspirés des travaux d'autres chercheurs et scientifiques comme MOUILLARD, MAREY, PETTIGREW, BATAULT et MULLENHOF!

MULLENHOF, avait classé les oiseaux en trois types, trois catégories distinctes:

Les Rameurs
Les mi-Rameurs, mi - Planeurs
Les Planeurs

A travers ces trois catégories, MULLENHOF, établit des séries spécifiant le vol de l'oiseau:

Série Cailles
Série Faisans
Série Passereaux
Série Colombins
Série Hirondelles
Série Martinets

Ce qui permettait à MULLENHOF d'établir une classification des oiseaux, du plus mauvais rameur au meilleur rameur, en suivant la gamme progressive de l'augmentation de la qualité, de l'augmentation de la vitesse de vol, de l'augmentation de sa durée.

De cette classification de MULLENHOF, SONVILLE et VANDERSCHELDEN, sont allés plus loin dans leurs recherches.

Déjà, en 1676, en Angleterre, Francis Willughby, réalisait d'importants travaux sur les ailes des oiseaux, qui font encore autorité aujourd'hui.






L'aile du pigeon voyageur

La colombophilie guadeloupéenne devant ses juges
Nos deux chercheurs, définissent par leurs nombreuses observations quatre points importants:

Les grandes rémiges fortement courbées en faucille, se redressent progressivement jusqu'à devenir des rémiges droites.
La concavité de l'aile très profonde, diminue et disparait comme chez tous les oiseaux de la haute série.
L'arrière aile qui représente d'abord la plus grande partie de la surface portante disparait pratiquement pour n'être qu'un tout petit bouquet chez le Martinet!
L'aile s'allonge au fur et à mesure que le vol devient plus rapide plus soutenu. Toujours dans le cas du Martinet, celui ci a une aile trois fois plus longue que celle de notre pigeon!

Autant le squelette de l'aile, tend à s'allonger chez les planeurs, autant il se raccourcit chez les meilleurs rameurs! CQFD

Les 13 points alaires d'après SONVILLE et VANDERSCHELDEN.

La colombophilie guadeloupéenne devant ses juges
La mécanique alaire de nos pigeons, leurs performances sont conditionnés par une aile bien proportionnée contenant les 13 points suivants, décrits par nos deux chercheurs.

L'entrée d'aile

Avant bras court tendant vers 5 centimètres
Tranche avant la plus épaisse possible
Arrière aile la plus courte possible, tendre vers 12 centimètres pour les mâles, 11 centimètres vers les femelles.
Arrière aile bien alignée sans déformation
Première rémige la plus courte possible, tendre vers 14/15 centimètres

Fin d'aile

Rémiges étroites avec un parallèle parfait entre la hampe de la tige et le bord des barbules, l'inclinaison vers la tige se faisant le plus haut possible
La plus haute qualité possible des barbules et des hampes des 7éme, 8éme, 9éme et 10éme rémiges
Forme des quatre dernières rémiges
Les trois dernières rémiges devant se trouver sur un même plan aile ouverte, la 7éme rémige, en retrait le plus légèrement possible
Rectitude des quatre dernières rémiges, elles doivent êtrte bien drotes et accuser une inclinaison vers l'extérieur
Imbrication oblique des quatre grandes rémiges augmentant la ventilation de la fin d'aile

Ces observations, ces classifications de nos deux chercheurs, sont toujours en vigueur aujourd'hui, certes avec des avancées dans les manipulation des pigeons et également dans l'observation par une lente mutation et transformation du pigeon voyageur dus à la génétique, aux accouplements, à la justesse de la thèse alaire!











La thèse alaire

Photo René Bawin
Photo René Bawin
Depuis les années 20 , la thèse alaire a parcouru du chemin, même si elle a ses détracteurs, principalement les ''vendeurs de pigeons'', qui ne se satisfont pas de la vérité, qui préfèrent vendre leurs pigeons sans problème aux plus hauts prix, sans se soucier de la valeur des pigeons vendus!

Depuis Vanderschelden et Sonville, la colombophilie a eu deux trieurs exceptionnels avant Jacky Hardy. Monsieur Grandry et monsieur René Bawin, (auteur d'un spectaculaire ouvrage sur la thèse alaire), tous deux d'origine wallone, région de Liège en Belgique. Durant une trentaine d'années, ces deux trieurs ont fait les délices des colombophiles participant à leurs triages, écoutant religieusement leurs conseils. Je n'ai jamais vu d'erreurs de jugement de la part de ces deux trieurs. Combien de champions se sont faits après les triages et les conseils d'accouplements de messieurs GRANDRY et BAWIN ? Toutes les expositions alaires, dont la plus grande en France, celle de Sotteville les Rouen, se transformaient en fête ou les applaudissements nourris concrétisaient les travaux de nos deux trieurs belges. Aujourd'hui, c'est Jacky Hardy, normand de la région de Rouen qui a repris le flambeau avec les mêmes qualités que ses deux maîtres.

Jacky Hardy

Les colombophiles guadeloupéens sont isolés à 8.000 kilomètres de leur Fédération, pourtant ils agissent, réagissent, innovent, proposent des solutions pour la colombophilie, cela ne suffit pas. Jacky Hardy, avec ses triages de chaque colonie a permis de remettre les pendules à l'heure, en analysant chaque colonie, il a éliminer les boiteux, les pigeons qui n'offraient pas les meilleures conditions.
La façon de trier alairement a permis de retrouver les meilleurs pigeons pour accoupler et préserver l'avenir pour les compétitions!

Il a passer du temps, pédagogiquement à expliquer, le rôle de l'aile, ses qualités, ses faiblesses avec nombres de démonstrations. Les colombophiles de Malendure ont reçu un cadeau avec sa venue!

Le pigeon voyageur a évolué, ce n'est plus celui de Vanderschelden et Sonville, il s'est modifié corporellement et physiquement, l'intelligence des alairiens et des trieurs en particulier, c'est d'avoir évolué avec lui, ainsi il est plus facile d'analyser des situations qu'au par avant. Le travail de pédagogie, de triages qu'a accompli Jacky Hardy a été ressenti comme un renouveau chez les colombophiles de Guadeloupe.

Le rôle du pouce chez le pigeon voyageur.

La colombophilie guadeloupéenne devant ses juges
Par facilité de compréhension au plus grand nombre, les chercheurs et scientifiques, ont comparé l'aile du pigeon avec le bras, l'avant bras et la main de l'homme. ainsi en reprenant les termes que nous employons chaque jour, la majorité des colombophiles situent exactement les muscles, les os et les fonctions de chacun!

Le pouce chez le pigeon voyageur a un rôle important à jouer, celui de stabilisateur en vol, au décollage à l'atterrissage. Le pouce chez le pigeon, se trouve situé à la jointure de l'arrière aile et de l'aile active. Il se compose de quatre plumes solides et résistantes, implantées de telle manière qu'elles recouvrent la main du pigeon. Les plumes de pouce ont un rôle important à jouer dans le vol du pigeon. L'on peut considérer que les plumes de pouce jouent le rôle d'un aéro frein au décollage et à l'atterrissage du pigeon, c'est à ce moment que les plumes de pouces s'ouvrent vers l'extérieur en se détachant de son rôle de couverture! Dans les vols de croisières, les spécialistes pencheraient plutôt pour un rôle de stabilisateurs lors de la position du pigeon par grands vents.

Sur la photo, le pouce est représenté par la touffe de plumes en bas à la jointure des 2 ailes

Vue de plumes de pouce en fonctionnement

Aile bâtarde : pouce de l'aile
Aile bâtarde : pouce de l'aile



Jean-Jacques Coudiere