La France va se doter d'un centre d'alerte aux tsunamis pour la Méditerranée occidentale et l'Atlantique nord-est, apprend-on vendredi auprès du ministère du Développement durable.
Le dispositif, qui devrait être opérationnel fin 2011, sera installé sur le site du Commissariat à l'énergie atomique (CEA) de Bruyères-le-Châtel (Essonne), précise-t-on au ministère.
Le CEA dispose en effet d'un système de détection très sensible des microséismes provoqués par les essais nucléaires. Or le phénomène des tsunamis est également lié aux microséismes. Ce dispositif militaire va donc être étendu à la détection des tsunamis pour protéger les côtes françaises, explique-t-on au ministère.
L'objectif est d'être capable de détecter les tsunamis avec une demi-heure d'avance afin de pouvoir évacuer les plages à temps.
La mise en chantier de ce centre représente un investissement initial de 4 millions d'euros correspondant à des développements de logiciels et par la suite un coût de fonctionnement de 4 millions d'euros par an, précise-t-on.
Ces coûts vont être partagés à 50/50 entre le ministère du Développement durable, responsable de la gestion des risques naturels, et le ministère de l'intérieur, responsable de la sécurité civile.
Un total de 911 tsunamis ont déferlé sur les mers et océans de la planète depuis le début du 20ème siècle, dont 77% autour de l'océan Pacifique, 10% dans l'Atlantique, 9% en Méditerranée et seulement 4% dans l'océan Indien.
Une question, ce centre sera - t - il opérationnel pour les DOM ?
Sources AFP