Comme le craignaient les 93 employés (46 en Guadeloupe et 47 en Martinique),
le Kalenda Resort a été placé en redressement judiciaire, jeudi 24, par le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre.
La direction du groupe hôtelier s’est déclarée en cessation de paiement et a déposé un plan de continuation avec le groupe Build Invest.
Mais il n’a pas été accepté par l’instance judiciaire. La procédure de redressement durera jusqu’à septembre prochain. Elle devrait permettre au groupe, dont les hôtels sont installés sur les sites de Saint-François (Guadeloupe) et Trois-Ilets (Martinique), d’apurer le passif tout en poursuivant l’activité et en maintenant les emplois.
Les syndicats sont plutôt satisfaits de la décision du tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre et espèrent que les repreneurs potentiels ne feront pas un “coup financier”.
Reste que pour la direction de Kalenda Resort, la donne est difficile.
En Martinique, les travaux de réhabilitation ont été gelés, car l’argent manque. D’ici septembre, il faudra trouver de l’argent frais ainsi que des partenaires pouvant susciter la confiance du tribunal de commerce et des syndicats.
Depuis 6 mois, les employés ont été placés en chômage partiel et ne perçoivent plus leurs salaires depuis le mois de février dernier. Avec la procédure de redressement, les employés sont de nouveau à la charge du Kalenda Resort depuis le 24 mai. Les arriérés de salaires seront réglés par les assurances.
C’est en avril 2005 que le groupe Kalenda avait racheté les anciens hôtels Méridien de Guadeloupe et Martinique, considéré comme les fleurons de l’hôtellerie aux Antilles. Kalenda gérait déjà ces deux structures depuis décembre 2002.
L’objectif était de passer les établissements de 3 à 4 étoiles. Actuellement fermés, les deux hôtels devraient théoriquement
rouvrir en novembre prochain sous l’enseigne
Radisson