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Guide de Guadeloupe


HISTOIRE GUADELOUPE

Petit résumé de l'histoire de la Guadeloupe


Rédigé le Vendredi 23 Mars 2007 à 16:13 commentaire(s)
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Les premiers habitants présents en Guadeloupe, originaire du Venezuela étaient là….vers 3500 av. J.C. (on trouve le long des côtes des outils en pierre semblant leur appartenir). Ensuite, autour de 700 av. J.C. viennent les Huécoïdes, en provenance des Andes, précolombiennes (un collier pré-colombien se trouve au musée Edgar-Clerc, au Moule). Ils importent le manioc dans l’île, puis partent vers Porto Rico. Entre 300 et 700 ap. J.C. arrive une nouvelle migration, très importante en nombre,..............................


1 - Les origines amérindiennes de l’île de karukera

histoire guadeloupe
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Les premiers habitants présents en Guadeloupe, originaire du Venezuela étaient là….vers 3500 av. J.C. (on trouve le long des côtes des outils en pierre semblant leur appartenir). Ensuite, autour de 700 av. J.C. viennent les Huécoïdes, en provenance des Andes, précolombiennes (un collier pré-colombien se trouve au musée Edgar-Clerc, au Moule). Ils importent le manioc dans l’île, puis partent vers Porto Rico. Entre 300 et 700 ap. J.C. arrive une nouvelle migration, très importante en nombre, les Arawaks en provenance du delta de l’Orénoque (auxquels se mêle, autour de 700, une autre migration venue du Surinam). Les Arawaks sont de nature paisible, vivant d’agriculture et de pêche, utilisant l’argile pour faire des poteries et gravant les rochers (on visite de nos jours le magnifique parc des Roches gravées à Trois rivières, qui témoigne de leur talent). Ils utilisent les hamacs (excellente habitude sud-américaine) et le tabac (une moins bonne habitude).
Et puis arrivent de nouveaux indiens en provenance de la région amazonienne. Les Caraïbes ou Kalinas, qui colonisent les Petites Antilles au XIVème siècle. Excellents navigateurs (ils viennent avec leurs embarcations, de longues pirogues de hautes mers appelées « canoas », qu’ils utilisent pour la pêche ), fins chasseurs, vivant dans des villages de cases (carbet), ils sont également une civilisation guerrière, vivant dans une société très hiérarchisée, et ne font qu’une bouchée (peut être dans le sens du terme) des Arawaks. Ils baptisent l’île du nom de Karukera qui signifie « l’île aux belles eaux ».

2 - 4 novembre 1493 : Karukera devient Guadeloupe

A la recherche des Indes, Christophe COLOMB ayant traversé l’Atlantique, découvre les îles des petites Antilles. Il avait auparavant débarqué à Marie Galante, qu’il baptisa du nom de son navire amiral. Avec son armada, le grand découvreur arrive le 4 novembre 1493 à Sainte-marie (sur Basse Terre entre Goyave et Capesterre). Les Espagnols se retrouvent en face de créatures d’aspect sauvage, entièrement peintes en rouge au roucou (plante actuellement utilisée pour la cuisine) et de sexe féminin. Les hommes sont absents. Farouches guerriers, ils ont fui le village pour préparer une attaque contre les envahisseurs blancs. Christophe COLOMB nomme sa nouvelle découverte GUADELOUPE en hommage au monastère de Santa maria de Guadalupe en Estrémadure (sud de l’Espagne). La présence d’ossement humains au fond d’une jarre suggère aux espagnolsqu’ils ont peut être affaire à des anthropophages. Le pas est vite franchi de Kalinas à cannibale et les mots restèrent dans le vocabulaire courant. Les Caraibes combattent donc les espagnols (qui quittent la Guadeloupe en 1604), puis ce sont les français qui pointent le bout de leur nez.

3 – Les Français débarquent en 1635

Ils arrivent de Saint-Christophe, qui est alors la base d’où partent les colons pour la Martinique et la Guadeloupe. Sous contrat avec la compagnie des isles d’Amérique, Liénard de l’Olive et Du plessis d’Ossoville débarquent en 1635. Le second meurt rapidement mais le premier s’attaque sans ménagement aux indiens Caraïbes. Ceux-ci sont soit exterminés soit chassées de l’ile. En 1660, un traite de « paix » est signé entre Français, Anglais et Caraibes, lequel attribue à ces derniers la Dominique et Saint Vincent, mais les Français ont déjà fait couler beaucoup de sang.
Charles Houël, un gentilhomme normand, est nommé gouverneur de la Companie des Isles d’Amérique, de 1643 à 1656. Celle-ci aura une brève existence. Quand la Companie fait faillite et vend la Guadeloupe pour éponger ses dettes, Houël devient propriétaire de l’île, ainsi que de ses îles sattellites. Il se partage le pouvoir avec son beau-frêre.

4 – La canne à sucre et l’âge de l’esclavage

Soucieux du développement économique dû principalement à la canne à sucre, Houël fait venir en 1654 des colons hollandais chassés du Brésil par les Portugais, qui présentent l’avantage de connaître les techniques de raffinage du sucre. Mais il faut de la main-d’œuvre, aussi Houël profite-t-il du commerce triangulaire (entre Europe, l’Afrique et le continent américains) pour fournir des esclaves africains aux planteurs blancs. Ce commerce consiste à échanger des marchandises locales contre du « bois d’ébène ». Les esclaves sont capturés de force et vendus par des négriers qui remplissent les navires en partance pour les Antilles. En fait, beaucoup d’esclaves meurent dans les cales du navire négriers durant les épouvantables traversées (La Traversée du Milieu, c’est à dire de l’océan Atlantique). Une première livraison de bois d’ébène se fait en Martinique, mais pour les autres le voyage n’est pas encore fini. Certains captifs affamés se suicident à l’arrivée en Guadeloupe en mangeant de la terre ! En 1656, on compte déjà 3000 esclaves en Guadeloupe sur une population de 15 000 personnes. En 1664, l’île passe sous la tutelle de la Compagnie des Indes orientales, crée par Colbert qui veut que les Antilles françaises soient contrôlées d’une manière plus stricte par la métropole. Elle est rattachée en 1676 au domaine Royal.

4 – La canne à sucre et l’âge de l’esclavage

Soucieux du développement économique dû principalement à la canne à sucre, Houël fait venir en 1654 des colons hollandais chassés du Brésil par les Portugais, qui présentent l’avantage de connaître les techniques de raffinage du sucre. Mais il faut de la main-d’œuvre, aussi Houël profite-t-il du commerce triangulaire (entre Europe, l’Afrique et le continent américains) pour fournir des esclaves africains aux planteurs blancs. Ce commerce consiste à échanger des marchandises locales contre du « bois d’ébène ». Les esclaves sont capturés de force et vendus par des négriers qui remplissent les navires en partance pour les Antilles. En fait, beaucoup d’esclaves meurent dans les cales du navire négriers durant les épouvantables traversées (La Traversée du Milieu, c’est à dire de l’océan Atlantique). Une première livraison de bois d’ébène se fait en Martinique, mais pour les autres le voyage n’est pas encore fini. Certains captifs affamés se suicident à l’arrivée en Guadeloupe en mangeant de la terre ! En 1656, on compte déjà 3000 esclaves en Guadeloupe sur une population de 15 000 personnes. En 1664, l’île passe sous la tutelle de la Compagnie des Indes orientales, crée par Colbert qui veut que les Antilles françaises soient contrôlées d’une manière plus stricte par la métropole. Elle est rattachée en 1676 au domaine Royal.

5 – Au XVIIIème siècle, flibustiers du roy contre anglais

Dés cette époque, la Guadeloupe souffre, aux yeux des français, d’un déficit d’image par rapport à la Martinique. Siège du Gouvernement général du Vent, cette dernière concentre l’essentiel du trafic maritime et, dit-on même, s’accapare les esclaves de meilleure qualité. La réputation qu’a la Guadeloupe d’être un repaire de flibustier n’incite pas à venir s’y établir. Sa réussite économique, toutefois, attire la convoitise des Anglais, qui passent à l’attaque dés 1693 et remettent çà épisodiquement. La guerre de 7 ans (de 1756 à 1763) leur permet d’occuper l’ile de 1759 à 1763 et d’y importer 18 000 esclaves pour sa mise en valeur. Pendant ce temps, les flibustiers (ou preneur de butin en allemands d’ailleur le mot butin signifie propriété en créole) organisent des « chasse-parties » pour bouter les ennemies hors de France « au nom du Roy » ; Quelques dissidents en profitent pour s’enrichir en changeant leur drapeau contre « jolly jumper » vous savez la tête de mort entre deux tibias…C’est bien tentant de ramener à terre or, femmes et rhum. La Guadeloupe redevient française de 1763 à 1769 (administrativement détachée de la Martinique qui, elle, reste anglaise) et est dotée en 1787 d’une assemblée coloniale. A cette époque, on recense environ 90 000 esclave pour 14 000 blancs, les affranchis et « libres de couleur » dépassant à peine les 3 000, ce qui montre que l’ascenseur social ne fonctionnait pas.

la suite bientôt

6 – Napoléon rétablit l’esclavage aboli par la république
7 – 27 avril 1848 : abolition définitive de l’esclavage
8 – une région française des Caraibes


sébastien sabattini