Atout Guadeloupe - Guide vacances Guadeloupe
AtoutGuadeloupe : Atout Guadeloupe | Plonger avec des lentilles: Plonger avec des lentilles : Peut-on... https://t.co/8DKzw7fVmU https://t.co/eFsaArgp09

Guide de Guadeloupe


Groupe Loret et Mediaserv dans la tourmente....

Communiqué de presse de MOBIUS : scandale financier en outre mer


Rédigé le Lundi 15 Février 2010 à 01:17 | 0 commentaire(s)
Lu 5160 fois

Détournement de fonds publics, arnaque et inégalité en matière de développement numérique du territoire sont les motifs du nouveau combat de Yann de Prince. L’opérateur réunionnais MOBIUS (izi), réputé pour ses prises de position en faveur des internautes, dénonce cette fois les pratiques scandaleuses du Délégataire du Service Public La Réunion Numérique. En cause : un détournement soupçonné de 12,9 M€ de subventions.


Groupe Loret et Mediaserv dans la tourmente....
A l’origine, il y a la volonté de la Région Réunion d’offrir un meilleur accès haut débit aux réunionnais. Ainsi naît Gazelle : le réseau en fibre optique dont la vocation est de favoriser l’équité et la transparence entre tous les opérateurs locaux. Son exploitation est confiée par Délégation de Service Public (DSP) à LRN ─ La Réunion Numérique ─ dont l’actionnaire principal est MEDIASERV (en association avec SOGETREL et LD COLLECTIVITES, filiale de SFR.)

Or, il apparaît dans le rapport d’activité 2008, communiqué par la Région en 2010, que le délégataire de service public LRN a fait remonter vers sa maison mère, 12,9 M€ de subventions régionales et européennes, et que ces liquidités ont fait l’objet de placements financiers, sans autre précision ! Une telle soustraction, même provisoire, des fonds destinés au développement numérique du territoire Réunionnais expliquerait bien des retards dans la livraison des services du réseau Gazelle.

Quelles autres opérations du groupe antillais LORET l’argent des réunionnais a-t-il servi à financer à travers l’exploitation de la DSP ? Alors même que le Président Sarkozy annonçait lors de sa dernière visite dans l’île vouloir recourir au grand emprunt pour réduire la fracture numérique… Et aussi pendant que la Région tergiverse pour savoir s’il est opportun d’acquérir pour 15 M d’euros de grandes capacités de bande passante sur le câble sous-marin SAFE et de les mutualiser au profit de tous les opérateurs au bénéfice des usagers.

Finalement l’argent était bien là pour apporter des solutions rapides au problème du haut débit. Plus grave, le rapport ne précise pas si les 12,9 M€ ont été remboursés à ce jour. Dans quel méandre du groupe LORET ces fonds se sont-ils égarés ? LORET TELECOM, CARIBBEAN FIBER Holdings LP et BALDWIN CARIB LP sociétés américaines basées au DELAWARE et faisant partie du groupe LEUCADIA NATIONAL CORPORATION lui-même établi aux BERMUDES, etc. ?

Cette situation est d’autant plus inquiétante que des pratiques similaires semblent également concerner les territoires de Martinique, Guadeloupe et Guyane où MEDIASERV opère en DSP selon le même schéma qu’à la Réunion. Là aussi, des retards significatifs de déploiement sont constatés et malgré les subventions colossales déjà reçues par le groupe LORET, sa filiale MEDIASERV sollicite encore une nouvelle aide de 6,5 M€ du Conseil Régional de la Guadeloupe (peut-être pour pouvoir rembourser les 12 M€ pris ailleurs ?).

Une situation qui ne peut plus durer !



Depuis sa création, MOBIUS S.A. connue du grand public par sa marque izi se bat pour la libéralisation des télécoms à la Réunion. Forte de deux victoires remportées contre le géant France Télécom (1) ─ pour l’obtention d’une régulation des tarifs du câble sous-marin SAFE (2) en 2004 et pour mettre un terme à des pratiques anticoncurrentielles en 2009 ─ MOBIUS S.A. dénonce depuis près de deux ans auprès de la REGION, en charge du contrôle de la DSP, l’opacité qui entoure son exploitation par MEDIASERV.

De façon constante et réitérée, Yann de Prince alerte le Conseil Régional de la confusion existant entre le délégataire de service public LRN et MEDIASERV et sur la surveillance particulière dont devrait faire l’objet le délégataire au regard des règles de concurrence. Cette confusion étant manifestement à l’origine de la discrimination subie par MOBIUS auprès du délégataire de service public.

Le rapport confirme toutes les craintes exposées par Yann de Prince. Il est clairement indiqué que LRN a passé une convention de sous-traitance avec MEDIASERV pour la mise à disposition de personnel, de locaux, et même de son système d’information. Autrement dit, pendant deux ans, a perduré une situation plus qu’ambiguë entre le délégataire de service public et un opérateur privé. LRN étant finalement une coquille vide, y compris vidée de sa substance (voir ci–dessus remontée de trésorerie).

La situation dépasse encore l’entendement vue sous l’angle concurrentiel : le rapport révèle également que MEDIASERV s’est réservé une offre de service ADSL grand public pendant près d’un an avant qu’elle ne devienne effectivement disponible pour les autres opérateurs !

Enfin, cerise sur le gâteau, certaines prestations proposées par le délégataire comme l’hébergement en armoire de rue, n’ont pas pu trouver de client. Mais cela est-il étonnant quand on constate que le délégataire achète une prestation 3.700 € pour tenter de la revendre 128.000 € aux opérateurs ?

La Région et l’opérateur délégataire ont fait l’objet de nombreuses mises en demeure de la part de MOBIUS portant sur l’ensemble des irrégularités.

Devant l’immobilisme de l’instance régionale, Yann de Prince a finalement décidé de saisir les autorités compétentes au niveau national.



Mobius