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Guide de Guadeloupe


Ferme de Campêche


Rédigé le Jeudi 30 Novembre 2006 à 12:46 commentaire(s)
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La Région Guadeloupe a décidé de participer, aux côtés des anciens salariés de la ferme avicole de Campêche (Anse-Bertrand), au rachat de l’unité industrielle en liquidation judiciaire.
La décision a été annoncée lundi 27, au terme d’une réunion à l’hôtel de région avec la mairie d’Anse-Bertrand et le collectif des anciens salariés, soutenu par le syndicat UGTG.


sigle de campêche
sigle de campêche
L’avenir de la ferme avicole de Campêche s’éclaircit. La Région Guadeloupe a annoncé, lundi 27, sa volonté d’accompagner le rachat de la ferme et des 32 hectares de terrain annexes par ses anciens salariés à hauteur de 40 %, sur la base de leur proposition d’achat de 700 000 euros. Les membres du collectif, soutenu par le syndicat UGTG, sont donc rassurés, eux qui ont multiplié les actions afin de défendre ce dossier.
Reste que le temps presse. Les anciens salariés de la ferme avicole ont jusqu’au 1er décembre prochain pour convaincre et mobiliser le conseil général, la communauté de communes du Nord Grande-Terre et les mairies de Petit-Canal et Port-Louis. C’est à cette date qu’a été fixée la limite par le juge-commissaire du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre afin de confirmer l’offre de rachat de la structure agricole.

Une histoire longue et épineuse

Les installations de campêche
Les installations de campêche
Avec une production qui a été jusqu’à 120 000 œufs par an et une trentaine d’employés, la ferme de Campêche représente un pôle sensible de l’agriculture guadeloupéenne. Après la mise à disposition de 32 hectares de terres par la municipalité d’Anse-Bertrand pour un franc symbolique, grâce aux aides régionales et autres types d’indemnisations, l’exploitation avicole avait déjà été restructurée et la production relancée après un dépôt de bilan en 2001.
Dans un premier temps, la SAS Bonnair, basée en Martinique, avait fait une proposition de rachat de la ferme à 1,8 M€. Une somme qui devrait permettre de couvrir le passif. Mais les pouvoirs publics n’ont pas voulu que cette société, spécialisée dans la production d’œufs et de poules, fasse main basse sur les hectares de terres. C’est pourquoi la Safer avait, le 4 janvier dernier, décidé d’engager une procédure de préemption.

Suite de péripéties

salmonelle
salmonelle
En séance plénière le 21 janvier dernier, la Région Guadeloupe accordait son soutien à la Safer en apportant une garantie d’emprunt remboursable de 930 000 € à la société foncière agricole afin de racheter le foncier de la ferme de Campêche. Le conseil général avait adopté une décision similaire. Cette aide devait permettre de garantir l’emprunt bancaire. Mais le droit de préemption est arrivé à échéance puis une contamination à la salmonelle a été détectée à la ferme.
La préfecture avait logiquement placé la structure agricole sous surveillance sanitaire avec interdiction de livrer des œufs à la consommation et suppression des stocks. Un coup “mortel” pour la ferme de Campêche déjà bien mal-en-point. Du coup, le tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre a prononcé la liquidation judiciaire de l’entreprise le 27 avril dernier.
Bien décidés à conserver leur outil de travail, les anciens salariés de la ferme avicole, soutenus par l'UGTG, ont constitué une société et déposer un dossier de reprise auprès du tribunal de commerce.
Le juge-commissaire leur a donné jusqu’au 1er décembre prochain pour boucler leur budget et présenter un projet crédible financièrement. L’aide annoncée par la Région Guadeloupe est donc un premier pas. Aujourd’hui, la balle est dans le camp du département, de la communauté de communes du Nord Grande-Terre et des communes de Petit-Canal et Port-Louis. Mais comment analyser leur absence à la réunion du lundi 27 ?


sébastien sabattini