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Esclavage Guadeloupe
Esclavage Guadeloupe

Centre caribéen d'expression et de mémoire de la traite et de l'esclavage

mardi 27 mai, en présence de nombreux invités, Victorin Lurel, Président de la Région Guadeloupe a poser la première pierre d'un grand projet de centre caribéen d'expression et de mémoire de la traite et de l'esclavage , sur le site de l'ancienne usine sucrière de Darboussier, à Pointe-à-Pitre.

Paroles d'esclaves

Le journaliste franco-ivoirien, Serge Bilé, recueille les histoires orales de l'esclavage en Martinique, les filme et les met en ligne sur un site internet. Il interroge les descendants des colons, des békés et des esclaves. Son but : constituer une plate-forme d'informations vivantes pour les écoles et tous ceux qui s'intéressent à cette période de l'histoire.

Esclavage, un tyran parmi les tyrans de Marthélus Ladine, historien.

Parmi les esclavagistes, il y eu des bourreaux abobinables, qui par plaisir, par sadisme ont fait souffrir les esclaves et d'autres avaient des comportements étranges, abusifs,incompréhensibles. Maître Gosse était l'arrière petit fils du sieur louis Gosse, natif de Libourne au pays basque en France. Il naquit en 1675. A l'âge de 35 ans, il arriva dans la plénitude Pointe Noirienne. Officier dans l'armée, il obtint le grade de capitaine de la milice Pointe noirienne. il conserva ce titre jusqu'à 60 ans. Ancien lieutenant en 1745, n'étant plus en possession de la vigueur qui jadis faisait de lui un héros, il rejoignit ses parents déjà installés à Baillargent. En 1783, un membre de sa famille un dénommé Gosse Bressy exerçait une vraie tyrannie à Pointe Noire. On l'appelait ''le Major''. Commandant de la milice, il congédia sans raison apparente l'Abbé Murquiez. Il remplissait lui même les fonctions de curé jusqu'à signer de son nom, les registres paroissiaux!Un...

Marthelus Ladine, historien. : 'esclavage, paradis des colons et enfer des Nègres'

Les moulins à cannes tournaient sans discontinuer pendant la bonne saison. Les esclaves subissaient encore plus le joug des colons. Quand le ''mendé'' de l'endurance imbibait de sueur et de sang les terres creusées de pleurs et de consternations, le moulin de ses pierres silencieuses de souffrance, dictait toute la sainte journée à l'ébène enchaîné, leur funeste condition de besogne dans les plantations. Sur les habitations de Grande et de Petite Plaine, actionné par deux mulets ou deux boeufs, le moulin dressé sur une aire battue crachait l'exploitation à la cadence bien mesurée et lente.Deux bêtes reliées à l'axe central du moulin par une longue traverse en bois, faisaient tourner d'un mouvement lent et régulier, par leur marche circulaire, l'axe central. En tournant, le rouleau central imprimait son mouvement aux rouleaux latéraux par l'intermédiaire des roues dentées. Le travail de l'ébène servile consistait à introduire la canne entre les rouleaux qui la...

A propos du mémoire, ''la parole des anciens est la mémoire du peuple'' de M. Ladine, historien!

Atout Guadeloupe, salue la collaboration de l'historien de Pointe Noire, Marthélus Ladine. Son mémoire qu'il a confié à Atout-Guadeloupe, sera article par aticle publié dans nos colonnes, de manière que chacun, blancs et noirs, se souviennent de l'horreur de l'esclavage! Prêtons l'oreille aux symboliques percussions nègres du devoir de mémoire qui caressent pour des temps indéfinis toutes les profondeurs du terroir Pointe Noirien. Plongé dans un silence parfumé d'espérance et de plénitude résurrectionnelle de champs de goyaves, de vanille, de" café, de forêt de flamboyants, de courbarils et de rivières chantantes, prêtons l'oreille de la sagesse aux éternels échos de boula de la souffrance séculaire des fils et des filles d'Afrique déportés qu'amène le rédempteur vent des montagnes endormies de plaintes, de douleurs et de cris ! Entendez vous le déchirant son du ''conque à lambis'' empourpré de deuil sans fin qui place en tout homme et en toute femme du pays, les...

Guadeloupe, esclavage

La Guadeloupe aura son musée sur l'esclavage Depuis 2005, le professeur Jacques Adelaïde Merlande et son comité de réflexion, travaillent à l'élaboration d'un musée sur l'esclavage, la traite et la colonisation en accord avec le conseil régional. Ce musée devrait voir le jour en 2008? L'on ne sait encore, l'endroit définitif de sa construction et de son implantation, mais la région, maître d'oeuvre, entend le construire dans une zone accessible à tous. La pose de la première pierre est prévue fin 2006 pour une inauguration en 2008 ou 2009! Le musée devrait se composer de photographies, de tableaux, de gravures, d'objets d'époque, des textes sur l'esclavage, des cartes etc..... Le musée devrait comprendre également une salle de conférences de reconstitutions d'une cinémathèque et d'un espace boutiques. Atout-Guadeloupe, l'a déjà écrit, le devoir de mémoire est une obligation, mais surtout un devoir envers tous les déportés africains, mis aux fers et...

10 mai 1802 : Proclamation de Louis Delgrès

Nous tenions tous particulièrement à rendre visible ce texte. En 1802, Louis Delgrès, colonel de l’armée française, fait sécession. Il se bat pour empêcher le général Richepance de reprendre la Guadeloupe pour y rétablir l’Esclavage décrété par Napoléon. Refusant toute reddition, il préfère se donner la mort et écrit ce texte avant de se suicider avec ses compagnons d’armes. « C’est dans les plus beaux jours d’un siècle à jamais célèbre par le triomphe des lumières et de la philosophie qu’une classe d’infortunés qu’on veut anéantir se voit obligée de lever la voix vers la postérité, pour lui faire connaître lorsqu’elle aura disparu, son innocence et ses malheurs. Victime de quelques individus altérés de sang, qui ont osé tromper le gouvernement français, une foule de citoyens, toujours fidèles à la patrie, se voit enveloppée dans une proscription méditée par l’auteur de tous ses maux. Le général Richepance, dont nous...

L’Abolition aux Antilles

En Martinique, après la publication du décret à Paris, les esclaves ont vent de ce qui se prépare dans l’Hexagone. Tous les jours, on espère l’arrivée du décret salvateur abolissant l’Esclavage. Les esclaves doivent être affranchis dans les deux mois qui suivent... Cependant, les journées puis les semaines passent et la libération tant espérée n’arrive pas. Les esclaves craignent que ce décret soit factice. En effet, le rétablissement de l’Esclavage huit ans après son abolition en 1794 reste gravé dans les esprits. Certains bourgeois de couleur et quelques démocrates blancs s’allient à la cause des esclaves et entrent en campagne pour réclamer leur libération immédiate. Les esclaves sont à bout, le sentiment de révolte prend de plus en plus d’ampleur.

L'abolition de l'esclavage

Le premier gouvernement européen à avoir interdit la traite des esclaves est celui du Danemark. En 1792, Christian VII décida que la traite serait abolie à partir de 1803. En Angleterre, c’est à la secte protestante des Quakers que revint le mérite de la première action concertée contre le commerce des esclaves. En 1727, ils avaient déclaré que la traite constituait une pratique inacceptable. En 1761, ils avaient exclu de leurs rangs ceux de leurs membres qui s’y livraient. En 1783, ils formèrent à Londres un «Comité pour l’aide et la libération des esclaves nègres des Indes occidentales et pour l’arrêt du commerce des esclaves à la côte africaine». Ce comité avait pour but d’alerter l’opinion publique et d’obtenir le vote d’une loi interdisant la traite. Le député W. Wilberforce se voua à la cause de l’abolitionnisme. Ce ne sera toutefois qu’en 1807 que sera votée la loi déclarant la traite illégale. Les navires des contrevenants furent saisis et, en 1811, la...

esclavage

Nous tenions à absolument à ce qu' Atout-guadeloupe parle de l'esclavage. Notre volonté est de vulgariser pour plusieurs raisons : - apporter des informations simples trés facile à retenir et comprendre - l'esclavage est un sujet par des autorités plus compétentes que nous A quelques rares exceptions, les Portugais furent les seuls Européens à pratiquer le commerce des esclaves durant le 16ème siècle. Au cours du siècle suivant, les Français, les Anglais et finalement les Néerlandais s’y lancèrent à leur tour, provoquant un accroissement important du volume de la traite. Au 18ème siècle, les trois nations négrières majeures sont le Portugal, l’Angleterre et la France. Le rôle des Néerlandais diminue, tandis que d’autres pays européens (Danois, Suédois, Brandebourgeois, Courlandais, Espagnols, Ostendais) n’y participent qu’à un moindre degré. Après l’abolition du commerce des esclaves par ...

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