Dengue Guadeloupe, comment s'en protéger ?Passer ses vacances d'été sur une île tropicale n'est pas tout à fait anodin au niveau de votre santé. Si la Guadeloupe fait partie des iles les plus protégées des tropiques par son absence de maladie parasitaires (eût égard aux autres), nous sommes au beau milieu des tropiques, des conseils de protection sont de rigueur, particulièrement en ce moment ou sévis une maladie tropicale connue dont un moustique est vecteur : la dengueLa dengue en Guadeloupe
Fraichement arrivée en Guadeloupe, si peu que le climat et la période soit pré disposée, certains moustiques véhiculants la dengue peuvent jouer les hôtes intermédiaires dans la meilleure façon de gâcher vos vacances.
Caractérisé par un état grippal très sévère, compliquée avec d'autres problèmes de santé elle peut être très grave. En ce moment les tabloïds guadeloupéens brûlent de titres ostentatoires suite au décés d'une personne en Guadeloupe et deux en Martinique. L'épidémie de dengue en Guadeloupe est réelle, la catastrophe d'une issue aussi tragique même si elle s'avère rare reste une tragédie qui nous oblige à plus nous informer sur cette maladie infectieuse, sa transmission, ses caractéristiques, son traitement, son hypothétique vaccin et surtout nos moyens de prévention et lutte. La dengue, une maladie infectueuse transmise par un moustique
La dengue est transmise par un moustique, maladie infectieuse des régions tropicales et subtropicales, elle est présente en Guadeloupe.
Il existe 4 sérotypes possibles, avoir la dengue vous met dans un état grippal très sévère, la guérison entraîne une immunité à vie contre le sérotype qui a provoqué l'infection mais ne confère qu'une immunité passagère et partielle contre les trois autres. Un des sérotype est la forme hémorragique, c'est la forme la plus dangereuse de la dengue, Il n’existe pas de traitement spécifique, mais une prise en charge médicale adaptée permet fréquemment de sauver la vie des malades atteint de la forme hémorragique Aedes femmelle comme vecteur de transmission de la dengue
C'est le moustique femelle de genre Aedes qui véhicule la dengue, elle l'acquiert avec un sang infecté sur une autre personne, c'est donc l'homme qui est porteur du virus.
Après une incubation de huit à dix jours, le moustique infectieux pourra toute sa vie transmettre le virus aux sujets sensibles. Chez un sujet infecté, le virus circule dans le sang pendant deux à sept jours et les épisodes fébriles coïncident approximativement avec cette période, pendant laquelle un moustique Aedes peut se contaminer s'il se nourrit sur ce sujet Reconnaitre la dengue, ses caractéristiques
Tous le monde peut être touché par la dengue, les plus fragiles, (personnes âgées et nourrissons) ont plus de risques de complications particulièrement s'ils sont touchés par la forme hémorragique.
Ses symptômes sont différents selon l' age du patient, jeune, un état fébrile avec éruption devrait vous alerter, chez les adultes viendront s'additionner des symptômes de douleurs aux yeux, musculaires, articulaires, maux de tête et fièvres, bref, comme une grosse grippe. La dengue hémorragique est une complication potentiellement très dangereuse, l'état étant encore plus important, les personnes les plus faible doivent absdolument consulter aux premiers symptômes. Traitement et vaccin contre la dengue
Il n'existe ni traitement spécifique, ni vaccin contre le dengue, en revanche une équipe hospitalière habituée à suivre des patients atteints de cette maladie tropicale est un bon gage de guérison particulièrement pour la forme la plus dangereuse de la dengue, hémorragique, on estime le taux de complication à moins de 1 % si vous êtes diagnostiquer et traité très tôt
Prévention et lutte contre la dengue, comment s'en défendre ?
C'est le vecteur qui est l'objet aujourd'hui de tous les moyens de lutte contre la dengue, le moustique lui même.
Gestion du milieu et méthode chimique sont ciblés en guadeloupe, tout récipient d'eau stagnante restant à l'air libre doit être éliminé, au pire, traité. Régulièrement des campagnes de désinsectisation ont lieu, des camions pulvérisant insecticides en pleine nature sont commandés par la Région qui prend cette épidémie à bras le corps. Les carcasses de voitures et tout autres sites potentiellement favorables aux moustiques sont nettoyés. Après l'épandage, ce sont des petits groupes de spécialistes qui se déplacent gratuitement pour identifier les sites potentiellement dangereux et donner conseils aux propriétaires pour les traiter au plus vite, Au bout de la chaine il restera toujours le touriste de Guadeloupe qui doit se prémunir d'un maximum de piqures de moustiques par le biais d' anti-moustique tropicaux et l'utilisation de moustiquaires. VIDEO : Qu'est ce que la dengue ?
Point épidémiologique de dengue pour la Guadeloupe : Saison 2009-2010
Point épidémiologique du 5 août 2010
Surveillance hebdomadaire des cas cliniquement évocateurs de dengue, Guadeloupe, Juillet 2006 à Juillet 2010*
On observe une augmentation rapide et importante descas cliniquement évocateurs .Entre la 3ème et la 4ème semaine de juillet(2010-28 et 2010-29), ce nombre a augmentéde plus de 35% . Estimé à environ 2900 au cours des deuxdernières semaines, il a ainsi largement dépasséle pic observé au cours de l’épidémiede 2007 (2500 cas).
Le nombre de cas hospitalisés biologiquement confirméspoursuit sa progression, avec 84 cas recensés en juillet contre 46 en juin, ce qui représente une augmentation de 80% . La proportion d’enfants âgés de moins de 15 ans ne change pas depuis le début de l’épidémie et se maintient autour de 50 %. De même, la proportion de formes graves1 parmi les cas biologiquement confirmés hospitalisés reste stable et se maintient chaque mois entre 40 et 50 % Au cours du mois de juillet un décès directement lié à la dengue est survenu chez un enfant de trois ans. Le taux de sévérité2 se maintient pour le moment à un niveau inférieur à ce qui a été observé au cours de l’épidémie
2007 (0,4 % vs 0,8 %). Le taux d’hospitalisation cumulé3 depuis le début de l’épidémie est de 1% (vs 1,4% en 2007). Sur les 243 cas hospitalisés biologiquement confirmés depuis le début de l’épidémie, on recense 121 formes communes et 94 formes graves1. Les 28 autres cas sont en cours de classification. 1 Les formes graves incluent la forme hémorragique ou avec syndrome de choc, la forme hémorragique incomplète et les formes sévères autres. 2 Nombre de cas sévères recensés par la surveillance des cas hospitalisés rapporté au nombre total de cas estimés 3 Nombre de cas biologiquement confirmés hospitalisés rapporté au nombre total de cas estimés Lundi 14 Juin 2010
sébastien sabattini
Voir les 2 commentaires
billet avion guadeloupe | formalités administratives Guadeloupe | météo Guadeloupe | géographie et climat Guadeloupe | santé Guadeloupe | vie pratique Guadeloupe | carte et plan Guadeloupe |
||||||||
|










