Ces quelques phrases (à méditer) sont celles d’un Indien Kogi vivant dans les hauts plateaux de la Colombie.
Au moment ou nos autorités s’apprêtent à investir quelques dizaines de millions d’euros dans la construction d’un « Mémorial Acte », elles se montrent incapables dans un véritable « Acte de Mémoire » de préserver les éléments existants de notre mémoire. Poussé par une sorte d’inconscience dont le seul ressort semble être la soif de profit immédiat. C’est ainsi que certains d’entre nous ont été alertés par la mise en œuvre d’un projet immobilier au Bas du Fort juste avant l’hôtel Novotel.
Fiche technique :
SCI Bleu de Mer pour compte La Foncière du Logement
Permis N° 97 111 306 312 73 du 39.3.07 rectifié le 19.6.
Mairie : Gosier
Superficie du terrain : 5418 m²
Superficie du plancher : 3008 m²
Hauteur au sol : R+4
33 logements PLS
Sur le terrain d’assiette de ce projet se situe en assez bon état de conservation une des dernières batteries du XVIII ème siècle assurant la défense des accès de la rade de Pointe-à -Pitre et principalement celle du Fort Louis. Celui-ci était défendu par deux batteries au pied du Fort et quatre batteries côtières : La batterie Choisy (qui nous intéresse ici), la batterie Saint-Joseph, la batterie Dauphine et la batterie Royale. Les trois dernières ont déjà été détruites lors de différents aménagements, seule reste, en bon état de conservation la batterie Choisy.
Celle-ci est à son tour menacée :
Batterie Choisy Carte à la Bibliothèque Mazarine (P-à -P Urbanisme et architecture religieuse, publique et militaire XVIIIe – XIXe siècles – Bruno KISSOUN)
Bord est de la batterie, en fond la pelle mécanique qui détruit le terrain de tenis.
Emplacement du canon est. Structure en ombrière sur le dessus, usage inconnu.
Canon 1 sur le site de l’hôtel.
Canon 2 sur le site de l’hôtel
La batterie vue de l’intérieur. Je vous fait grace des deux bennes à déchets.
Entrée du site, la battreie est au fond à droite. Une dixaine de cocotiers ont été abatus.
Les gravats servent déjà à combler sur la mer.
Il est donc important que tous se mobilisent pour sauver cet élément important de notre mémoire.
Ne nous construisons pas une mémoire à coup d’euros, conservons les éléments de notre mémoire qui existent encore.
Intervenez à votre niveau auprès des autorités municipales, départementales, régionales, étatiques.
Vous pouvez aussi prier si vous le voulez. On ne sait jamais !
Faites circuler cette information ce sera déjà pas mal.
LE COMMENTAIRE DU PETIT JOURNAL DE MONTMAIN.
Pour ceux qui ont la mémoire courte, je vous rappelle que ce qui a permis ce chantier, c’est une déclaration odieuse du groupe ACCOR, suivant laquelle il se désengageait de la Guadeloupe parce que la population n’était pas assez accueillante aux touristes et le personnel traitait mal lesdits touristes.
Reprise et gonflée par la presse et les chaînes de télévision nationales, la nouvelle fut responsable d’au moins deux saisons touristiques désastreuses.
Pourquoi le groupe ACCOR avait-il fait une telle déclaration, alors qu’il n’avait pas l’intention de se désengager du tout ?
Pour bénéficier de la détaxe fiscale sur les travaux de rénovation de ses hôtels.
Se rendant compte qu’il était en train de scier la branche sur laquelle il était assis, le P.D.G du groupe démentit la nouvelle, mais un peu tard sans doute. Nos concurrents dans les Antilles avaient déjà exploité la nouvelle avec le maximum d’efficacité.
C’est donc en grande partie des fonds publics qui permettent de détruire la mémoire de la Guadeloupe, à la suite d’une traîtrise des dirigeants du groupe ACCOR !